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Une ultra droite en pleine agitation sur fond de retour de la gauche au pouvoir

(source : Abel Mestre et Caroline Monnot)

C'est la fin du printemps. Et cette année,
l'extrême droite activiste, celle qui se situe au-delà du Front
national,  bourgeonne. Sur fond de bon score de Marine Le Pen à la
présidentielle et d'arrivée de la gauche au pouvoir.

A Paris, en raison de l'élection présidentielle, la journée de
mobilisation du 9 mai – ce rendez-vous traditionnel de l'extrême droite
radicale – a été déplacée au dimanche 13. La journée se déroulera en
plusieurs temps. D'abord le matin, le défilé "contre le mondialisme",
entre Madeleine et Pyramides, à l'appel des habituels protagonistes,
notamment le Comité du 9 mai (C9M), les Nationalistes autonomes,
Troisième Voie, la Nouvelle Droite populaire, Terre et peuple et le GUD.
Auxquels se sont ajoutées cette année les Jeunesses nationalistes
d'Alexandre Gabriac, principalement implantées à Lyon. Ce défilé se veut
"la première manifestation d'opposition" au nouveau pouvoir de gauche sur le pavé parisien.

Le soir, un concert de Lemovice, Frakass (deux groupes skins) et des
Francs Tireurs Patriotes (proche du Renouveau français) se déroulera à
Paris, dans un lieu tenu secret jusqu'à la dispersion de la
manifestation. En 2009, un concert similaire s'était tenu. Le C9M avait
loué une salle paroissiale du 14e arrondissement en se prévalant d'une
fausse étiquette. Des agressions avaient eu lieu en marge du concert.

Entre-temps, l'Institut Civitas, qui regroupe intégristes et traditionnalistes d'extrême droite, aura défilé en hommage à Jeanne d'Arc, "refusant", avec l'élection de François Hollande, "une France rouge et laïciste".

Un peu moins de 15 jours après, du 25 au 27 mai, le petit milieu se
retrouvera à Rome, pour la fête de Casapound, mouvement néofasciste
italien qui a copié les méthodes de la gauche extraparlementaire
transalpine, et occupe plusieurs lieux à Rome qu'elle a transformé en "centres sociaux".

L'affiche de la fête de Casapound

Casapound est devenue LA référence dans une partie de l'extrême
droite radicale française et le pèlerinage y est devenu quasiment
obligatoire. Membres actuels du GUD ou "grands anciens",  militants des
Jeunesse nationalistes, des hooligans ou identitaires parisiens ont
prévu de descendre dans la capitale italienne. Un nombre important de
Français est attendu car, In Memoriam, groupe "historique" de RIF, se reforme pour l'occasion, avec Xavier Schleiter, le neveu de Robert Faurisson, Richard Pareti et Julien Beuzard.

En juin, une autre initiative de manifestation est dans les cartons à
Paris. Elle est annoncée pour le 9 juin, veille du premier tour des
législatives, dans le quartier Montparnasse, et émane toujours du même
petit groupe d'acteurs mêlant néo-gudards, hooligans, pour l'essentiel,
qui l'avait un temps remisée. Son mot d'ordre : "Non au droit de vote des étrangers".

De leur côté, les Lyonnais envisagent eux aussi un défilé, fin juin, dans leur ville sur le thème : "Soyons maitres chez nous".

Si l'on ajoute à cela l'actuelle campagne des Identitaires sur le thème "Hollande n'est pas mon président" –
avec un rassemblement prévu, entre autres, ce vendredi 11 mai devant
une permanence socialiste à Nice, et dont le but est de s'adresser aussi
à la partie de l'électorat UMP qui n'a pas digéré la défaite, la course
à l'échalote est partie.

Affiche de la campagne du Bloc identitaire