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Télévison: 2 documentaires à ne pas manquer

Mercredi 11 mars, 20h45, Arte : "Milice, film noir" 

milice3.jpgSur la voix de Michel Bouquet, nourri d'archives rares et de témoignages directs, ce film de Charles Chaboud et Bernard Cohn retrace l'histoire de la Milice à travers les trajectoires d'anciens miliciens et de résistants.

"Mon honneur s'appelle fidélité": telle était la devise des miliciens, à l'instar de la Waffen SS, récitée au lendemain de la Grande Guerre.

Avec un Joseph Darnand soldat volontaire en 1916. Après la boucherie, l'extrême droite prospère dans les milieux anciens combattants. Le fascisme italien est un exemple, les antirépublicains et les antidémocrates s'additionnent, se multiplient dans les ligues. 

Ici, les Croix de feu du colonel de la Roque, les camelots du roi de Charles Maurras (défilant avec des chants de haine et une canne plombée). Là, enfin, La Cagoule, organisation secrète constituée de civils d'extrême droite.

A l'imitation de Franco, en Espagne, elle prépare un putsch. En attendant, elle vaque aux attentats, cible les antifascistes. Du travail récompensé en armes par les laquais de Mussolini. Pour ces gouapes, la guerre déclarée en 1939 est une aubaine. La raclure se sent pousser des ailes, ragaillardie par les eaux de Vichy. Les attaques sur le front de l'Est enthousiasment les ultras.

 Au premier rang, le PPF de Doriot, légion de volontaires français en uniforme allemand prêtant serment devant le führer. Dans l'esprit, la Milice fait le prolongement du scoutisme intégré à l'ordre nouveau: contre la démocratie, pour l'autorité, contre la lèpre juive, pour la pureté française, contre l'anarchie, pour la discipline; (…).

milice2.jpgDe fait, ça dénonce, ça arrête, ça déporte, dépasse le cadre de la Collaboration. Un tableau de crevures qui prendront la fuite après le 6 juin 1944

(Politis du 5 mars 2009).

 

Vendredi 13 mars,22h35, Canal+: "Europe, ascenceur pour les fachos"

neonazis.jpgFlavio Tossi a réussi un coup de "maître en son pays" : maire de Vérone, il a chassé les Roms à coups de pelleteuse et criblé sa ville d'interdits contre la prostitution, les SDF, les immigrés clandestins.

Oui sur le vieux continent, la machine bien huilée de la droite extrême se refait une santé. Auteurs de cette limpide enquête, Barbara Conforti et Stéphane Le Petit parcourent donc l'Europe pour nous en montrer les différents visages, mélange de xénophobie décomplexée et d'ultra-violence apparaissant sans ambiguïté derriere un vernis "bon teint plus ou moins craquelé".

En Italie, les ex-membres de mouvements fascistes condamnés naviguent dans les plus hautes sphères du pouvoir grâce au jeu des coalitions berlusconniennes.

Du côté de Berlin, le NPD, parti néo-nazi, se préoccupe de créer des "zones nationales libérées" et des "camps" pour l'éducation des jeunes.

En Suède, plus de trente groupes ultra-radicaux défendent ouvertement le "white power".

En Hongrie, une milice privée défile fièrement au pas et fait "rêver" de jeunes français venus assiter aux réjouissances.

Néofascistes, néonazies, ultra-radicales : dans les arcanes de ces forces politiques qui montent, un festival de propos plus que limites, de gestes et symboles évocateurs de pages prétendument tournées de notre histoire.

Il faut les voir pour en croire ses yeux.

(Télérama du 4 mars 2009)