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Sarko et ses « amis » au zénith de Rouen

Mardi 24 avril 2007 Nicholas Sarkozy était au zénith de Rouen. Dans le compte-rendu de Paris-Normandie du 25, nous faisons la connaisance d'une étudiante en histoire à Paris, enthousiaste bien évidemment, et qui se revendique du mouvement étudiant l'UNI.
Un article du même journal, consacré au même évènement, nous informe sur la sécurité de ce meeting soit 300 personnes au total de mobilisés : la sécurité publique pour la circulation, le groupe de protection (80 hommes du SO de l'UMP), plusieurs sociétés privées de vigiles, les renseignements généraux, plusieurs policiers du Service de protection des hautes personnalités (SPHP), des militants locaux du parti et le Mouvement initiative et liberté (MIL) 60 personnes.


Intéressons nous plus particulièrement à l'UNI et au MIL.


uni.jpgL'Union Nationale Universitaire (UNI) est souvent citée dans les ouvrages consacrés à l'extrême droite, alors qu'elle ne s'est jamais proclamée ni de l'extrême droite, ni du fascisme. Cependant, sous cette apparence de respectabilité et de modération, durement acquise, se dissimule une réalité beaucoup plus trouble. Malgré les évolutions marquées qu'a connu l'organisation, elle reste apparentée à la droite dure, voire à l'extrême droite, que ce soit par filiation, par des liens structurels et issus des appartenances croisées de certains de ses militants, y compris au plus haut niveau, mais aussi par son inclusion dans une même communauté d'esprit où se retrouvent la plupart des poncifs de l'extrême droite.

Elle se situe sur cette frontière ténue entre une droite dure dont elle est issue et demeure le fer de lance, et une extrême droite dont elle a été la collaboratrice, dont elle a su partager une même communauté d'esprit, et qu'elle n'hésite pas à concurrencer sur ses terrains de prédilections.
Les passerelles ont été si nombreuses et polymorphes qu'il est légitime de s'interroger, au regard de l'histoire de l'UNI, sur la signifacation de trajectoires croisées renvoyant in fine à une identité commune.
(Source: "Bêtes et méchants" Editions Reflex)


MIL
Après la dissolution du SAC en 1982 suite à la tuerie d'Auriol, de nouvelles structures apparaissent dont le MIL (Mouvement initiative et Liberté) crée par Pierre Debizet. Selon l'historien François Audigier : "Le MIL constituait une sorte de laboratoire idéologique, où se croisaient les influences hétérogènes de la doite ultralibérale, d'un catholicisme réactionnaire et d'un gaullisme rigide. On y servait undiscours musclé sur la préférence nationale, le combat contre l'avortement, la défense de l'école libre, le rejet des "valeurs gauchistes", un ensemble qui n'avait rien à envier au programme frontiste".

Le MIL est aujourd'hui présidé par Raoul Béteille, et se veut un mouvement de "reflexion" qui considère que le communautarisme, l'immigration et l'islamisme menacent l'identité nationale et que résister est un devoir civique.