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		<title>RLF - Rouen</title>
		<description>Réseau de Lutte contre le Fascisme. Actualités Régionales, Nationales, et Internationales.</description>
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		<lastBuildDate>Sat, 31 Jul 2010 09:30:18 +0100</lastBuildDate>
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			<title>RLF-Rouen</title>
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			<title>Aux origines du régionalisme normand</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-regionales/aux-origines-du-regionalisme-normand.html</link>
			<description>
(avec l&amp;#39;aide de Jacques Leclercq et de Jean-Paul Gautier) 


Lancé en 1971 et succédant au Mouvement de la jeunesse de Normandie, le Mouvement normand est un mouvement régionaliste où se côtoient différentes composantes. 


Il milite pour pour la réunification de la Basse et la Haute-Normandie. Il diffuse deux revues, Haro et L&amp;#39;Unité normande, et entretien des liens avec l&amp;#39; Office de documentation et d&amp;#39; information de Normandie (ODIN) et la revue Culture normande, dirigée par Michèle Le Flem. 


Le principal dirigeant du mouvement, Didier Patte, adhère en 1961 à la Fédération des étudiants de Rouen, classée à l&amp;#39; extrême droite, dont il devient président en 1965. Il entre ensuite à la direction nationale de la FNEF. Jusqu&amp;#39;en 1973, il collabore au mensuel étudiant normand, L&amp;#39;oeuf.
En 1969, il crée le Mouvement de la jeunesse de Normandie rejoint par l&amp;#39; Union de la région normande à laquelle appartient Jean Mabire qui se définissait comme  Normand et Européen . Certains militants du Mouvement normand appartiennent aux frontières traditionnelles de la droite, alors que d&amp;#39;autres ont un passé extrémiste ordinaire (Europe-Action), parfois plus  dur  encore. Le Mouvement avait hérité aussi de militants de la mouvance néo-nazie avant qu&amp;#39;ils en soient écartés. La Nouvelle droite et Jean Mabire ont beaucoup influencé le groupe dont les reponsables auront été Paul German autrefois maire de falaise, Jean Fournée, Pilippe Wooland et Didier Patte. Autres fondateurs: René Gyomard, Yves Lessard, Jean-Guy Bernard. Certains sont aussi des militants à la CFTC. Au conseil d&amp;#39; administration du Mouvement figuraient, en 1999,  Le Rachinel et Eric Pinel à l&amp;#39;époque militants du FN. 


Dans les années 1980, apparaît le Norman Nationalist Party (NNP), fondé en novembre 1982 par Ch. Coutard (ex-FANE et directeur de Notre Europe combattante en 1989). Joël Tropée, ancien responsable du FN, est nommé secrétaire général en 1985. Mouvement à l&amp;#39;idéologie musclée, xénophobe et antisémite, le NNP a présenté des candidats aux cantonales en Normandie en 1985. Le NNP luttait pour la réunification de la Normandie, la création d&amp;#39;un parlement et d&amp;#39; un exécutif. Ses militants se définissent comme des  socialistes nationaux  ou  des ethnicistes normands :  Il va s&amp;#39;en dire que pour nous le socialisme est dans le sens de la justice sociale, de l&amp;#39;opposition au socialisme marxiste ethoncide que nous combattons et du socialisme à la française qui n&amp;#39;est autre qu&amp;#39;un socialisme franc-maçon, lié au lobby juif, cosmopolite et oppresseur(...). Nous nous opposons catégoriquement au métissage du peuple normand qui amène un apprauvissement du sang et une dégénérescence de la race blanche . 


Le NNP est partisan d&amp;#39;une épuration de la classe politique normande :  il existe parmi les élus normands des corps étrangers dont l&amp;#39; élimination politique est vitale  (La Manche libre, 24 février 1985). 


La revue Utlagi, sous titrée  Pour un éveil culturel et identitaire , lancée à la fin des années 1990 et dirigée par Didier Mouezy, entend mener le combat dans le domaine de l&amp;#39; héritage culturel de la Normandie, du Maine et de la Bretagne:  Avant de savoir où tu vas, apprends à savoir d&amp;#39; où tu viens . 


Sans oublier, au milieu des années 1980, l&amp;#39;existence d&amp;#39;un fantomatique Parti ethiniciste normand européen dans la région de Caen, lié au PNFE:  Pour l&amp;#39;ordre et la justice sociale normande, défendons-nous! . 

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			<pubDate>Fri, 30 Jul 2010 13:46:45 +0100</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Engagez-vous...</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-nationales/engagez-vous-2.html</link>
			<description>
( trouvé sur le blog de CSP, que nous aimons bien...) 


Dans un communiqué que l&amp;#39;on peut lire sur son site internet, le Front national annonce que Laurent Mosic, sergent-chef au 13ème régiment du génie, tué le 6 juillet en Afghanistan   fut un militant actif du Front national et du DPS  (département protection sécurité), le service d&amp;#39;ordre du parti d&amp;#39;extrême-droite, sans donner plus de détails.  Jean-Marie Le Pen et le bureau du Front national présente à ses proches leur plus sincères condoléances  poursuit le communiqué. Laurent Mosic s&amp;#39;était engagé en 1990, à l&amp;#39;âge de 18 ans . 





(Source) 





Admirable exemple en vérité que celui de cet homme constant dans ses idéaux jusqu&amp;#39;au sacrifice. Lequel est peut-être un peu involontaire mais ce serait mesquin de le penser. Militant FN, membre de la milice perso du Borgne, et engagé volontaire parti bouter du Taliban sournois dans les hostiles montagnes là-bas très loin : ce Laurent Mosic avait au moins de la cohérence et il faut lui reconnaître ça. 





C&amp;#39;est pour ça que vous, mes amis réacophiles, cas sociaux identitaires et autres ethnodifférencialistes à QI de brique, je vous le demande : n&amp;#39;êtes -vous pas édifiés, inspirés, bouleversés et motivés pour suivre ce glorieux exemple ? Vous qui avez la constitution physique d&amp;#39;une crevette asthmatique et le courage d&amp;#39;un lapin fermier, pour qui sortir de chez vous constitue une aventure traumatisante et voir trois Noirs dans le métro vous persuade du déclin de l&amp;#39;Occident, n&amp;#39;est-ce pas enfin là l&amp;#39;opportunité d&amp;#39;enfin faire quelque chose de vos vies sans intérêt ? Sincèrement, une mort pleine de panache au service de la Patrie et des Valeurs Françaises n&amp;#39;est-elle pas incommensurablement préférable à vos sous-existences d&amp;#39;aigris mal-baisants et polyfrustrés ? L&amp;#39;uniforme ! Le départ ! L&amp;#39;aventure ! Le danger ! Le frisson, enfin ! (et le retour dans plusieurs sacs en plastique, aussi, certes, mais n&amp;#39;y pensez pas trop ça va vous gâcher le sexy de la chose) : ENGAGEZ-VOUS ! POUR LA FRANCE ! Et tiens, je te met du tricolore, ça va te faire des choses : 








 





C&amp;#39;est joli, hein ? Ça te fait des gouzi-gouzi tout partout, c&amp;#39;est tout ton petit corps qui vibre et frémit devant Ces Trois Couleurs Immortelles et tu ressens enfin quelque chose de plus vrai et de plus fort que quand tu évacues tes petites tensions devant Youporn. ENGAGE TOI ! Pars dans les pays lointains pour traquer du musulman fanatique au lieu de piauler devant ton clavier et de commenter sur Fsetouche : de l&amp;#39;action, enfin ! 





Et surtout, accepte les missions les plus dangereuses. Un grand garçon tout viril comme toi ne va pas faire sa grosse tapette, n&amp;#39;est-ce pas ? 







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			<pubDate>Fri, 16 Jul 2010 10:33:03 +0100</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>En France, le parfum pue l' extrême droite</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-nationales/en-france-le-parfum-pue-l-extreme-droite.html</link>
			<description>
( Bernard Gensane, du site legrandsoir)


  


En décembre 1928, George Orwell (si, si) publie son premier article (“A Farthing Newspaper”, Un journal à deux sous), consacré au quotidien français L’Ami du Peuple. Ce quotidien appartient à François Coty (d’origine corse, de son vrai nom Spoturno), à l’époque le plus riche parfumeur au monde.


Que dit Orwell à ses lecteurs britanniques ? D’abord que Coty, « un gros industriel capitaliste, possède également Le Figaro et Le Gaulois. » Puis le jeune Anglais de vingt-cinq ans lance un avertissement extraordinairement prémonitoire : il annonce sombrement que « La marche du progrès voulant que l’on s’achemine vers des trusts toujours plus étendus et redoutables, il importe de prêter attention à tout ce qui nous rapproche du jour où le journal ne sera plus qu’une feuille vouée à la réclame et à la propagande, avec quelques nouvelles soigneusement censurées pour faire passer la pilule. » En d’autres termes, les patrons de presses seront tellement puissants qu’ils pourront vendre des journaux quasi gratuits ou gratuits, ces journaux n’étant que des produits conçus à des fins strictement idéologiques et commerciales.


Coty va faire du Figaro, plutôt modéré, un journal de la droite la plus dure. Avec Le Gaulois, c’était déjà fait : son ancien propriétaire, Arthur Meyer, était une personnalité vraiment atypique : petit-fils de rabbin, royaliste, catholique et hystériquement anti-dreyfusard.


En 1925, de jeunes personnalités d’extrême droite anti-allemandes (Paul Nizan pour un temps, le fils de Maurice Barrès, Philippe Lamour, futur grand aménageur de territoire) fondent le premier parti fasciste français, Le Faisceau. Coty en est le grand argentier. Ce parti atteindra son apogée un an plus tard avec 25000 “chemises bleues”.


En 1927, Coty subventionne la création des Croix de Feu, dont le siège social est situé, dans un premier temps, dans les locaux du Figaro. Coty se rapproche d’Isabelle d’Orléans Bragance, future comtesse de Paris en qui il voit, évidemment, la future reine de France.


En 1933, se considérant comme le “duce français”, il fonde sa propre ligue fasciste, Solidarité française, d’inspiration maurassienne et au recrutement majoritairement maghrébin ! Forte d’au moins 5000 adhérents, cette ligue jouera un rôle très actif lors des émeutes fascistes du 6 février 1934. À force de financer des partis et de s’acheter des châteaux, Coty mourra cette même année 1934, d’une congestion cérébrale, ruiné.


La “société des Parfums Coty” existe toujours (voir coty.com). Elle détient les marques Calvin Klein, Cerruti, Jennifer Lopez, Rimmel etc.


Un autre grand parfumeur va prendre la relève, pour le grand bien des idéaux d’extrême droite. L’Oréal (Monsavon, Dop etc.) est fondé en 1907 par Eugène Schueller, le père de Liliane Bettencourt. Schueller subventionne le Comité secret d’action révolutionnaire (La Cagoule), dont André Bettencourt est un militant actif. Le principal dirigeant de la Cagoule est Eugène Deloncle, dont le beau-frère est le beau-père de Robert Mitterrand, frère de François et père de Frédéric (c’est un peu compliqué, mais quand on est au parfum…). Avant la guerre, André se lie d’amitié avec de brillants jeunes hommes de droite : Pierre Bénouville, Claude Roy, François Mitterrand. François de Grossouvre (ancien proche de Joseph Darnand) n’est pas loin. Comme Grossouvre et Mitterrand, Bettencourt finira par résister et fera éviter à son futur beau-père (il épousera Liliane en 1950) les affres de l’épuration.


Mais, pour l’instant, les cagoulards sont divisés (l’extrême droite a toujours été une confédération d’egos surdimensionnés). Certains rejoignent De Gaulle, d’autres collaborent à qui mieux mieux. En septembre 1940, Deloncle et Eugène Schueller créent le Mouvement social révolutionnaire avec l’approbation du chef de la Gestapo Heydrich. Ce parti veut « construire la nouvelle Europe en coopération avec l’Allemagne nationale-socialiste et tous les autres nations européennes libérés comme elles du capitalisme libéral, du judaïsme, du bolchévisme et de la franc-maçonnerie (…). » Pour se faire la main, Deloncle organise le plasticage de sept synagogues à Paris en octobre 1941. Quant à André Bettencourt, le futur ministre de la Quatrième et de la Cinquième République, il s’active dans la presse collaborationniste. Il dirige La terre française (celle qui « ne ment pas »), où se fourvoie un temps René Dumont au nom d’un “ pacifisme intégral ” illusoire.


En 1941, Deloncle se rapproche de Marcel Déat. Dans un discours à la mutualité, Schueller plaide pour « une révolution préliminaire à la fois d’épuration et de redressement » qui ne peut « être que sanglante. Elle consistera tout simplement à fusiller vite cinquante ou cent grands personnages ». Lorsque l’Allemagne envahit l’Union Soviétique, Deloncle et Schueller créent la Légion des volontaires français (LVF) qu’ils placent sous le commandement de Jacques Corrèze, futur membre de la Division Charlemagne, futur mari de la veuve Deloncle et, surtout, futur cadre de L’Oréal (Monsavon Espagne, c’était lui ; est-ce pour cela que les filiales espagnoles de l’Oréal ne sont pas très douces pour les travailleurs ?).


Après la victoire de Stalingrad, le vent tourne. Bettencourt se rapproche du Mitterrand de Vichy, du Mouvement national des prisonniers de guerre et déportés, une officine d’abord pétainiste, puis giraudiste, mais jamais gaulliste.


Parce que proche de l’amiral Canaris, chef des services de renseignements de l’armée allemande, Deloncle est assassiné par la Gestapo en 1944. La Cagoule continue néanmoins ses méfaits. L’un de ses chefs, Jean Filiol, organise la massacre d’Oradour-sur-Glanne. Réfugié en Espagne, condamné à mort par contumace , Filiol travaillera pour la branche espagnole de l’Oréal.


En 1944, Bettencourt et Mitterrand sauvent la mise à Schueller à qui l’on attribue soudain un glorieux passé de résistant. Mitterrand est un temps directeur du magazine Votre Beauté ( !). Bettencourt, qui le valait bien, devient un des dirigeants de L’Oréal.


L’histoire de L’Oréal est donc une des facettes franchement ignobles de l’histoire de France.


Liliane Bettencourt est, depuis longtemps, la femme la plus riche de France. En février 2004, L’Oréal « simplifiait » son capital selon la procédure suivante : « Les deux actionnaires de Gesparal, Madame Liliane Bettencourt et sa famille, et Nestlé, se sont mis d’accord pour proposer la fusion de L’Oréal et de Gesparal. Il est rappelé que la société Gesparal détient actuellement 53,8 % du capital et 71,7 % des droits de vote de la société L’Oréal et que les participations respectives de la famille Bettencourt et de Nestlé au capital de Gesparal sont de 51 % et 49 %. » Dès lors, la famille Bettencourt et Nestlé possédaient directement L’Oréal. La famille Bettencourt bénéficia, légalement cela va sans dire, d’un abattement de 50% de la valeur taxable à l’impôt sur les grandes fortunes et n’eut pas à payer de frais pour cette transaction grâce à la Loi pour l’initiative économique du 1er août 2003 (http://www.legifrance.gouv.fr/affic...).



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			<pubDate>Thu, 08 Jul 2010 11:10:09 +0100</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Le 18 juin: retour sur une manipulation réussie du Bloc Identitaire</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-nationales/le-18-juin-retour-sur-une-manipulation-reussie-du-bloc-identi.html</link>
			<description>

 (par nos camarades de Reflexes)


 Le buzz connu sous le nom d’apéro saucisson et pinard à la Goutte d’Or ayant débouché sur un rassemblement Place de l’Étoile et les différentes réactions qu’il a suscité ayant été publiées, on peut enfin tenter un bilan de cette opération médiatique.


 Consternation. C’est évidemment le premier mot qui vient à l’esprit quand on voit la facilité avec laquelle le Bloc Identitaire a su manipuler les medias, sous toutes leurs formes, qu’il soit « anciens » - la presse – ou « nouveaux » – Internet. Non pas que nous ayons la moindre illusion sur le professionnalisme d’une bonne partie de la CSP « journaliste » mais nous aurions pu attendre un minimum de curiosité ou de méfiance concernant la drôle de figure de « Sylvie François » avec ses références culturelles d’une autre époque. Dès le 31 mai (http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article461), nous émettions des doutes sur la réalité de l’initiatrice de l’apéro. Si nous n’attendions pas que notre article soit lu par le Tout-Paris médiatique [1 (http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article463#nb1)], du moins pouvions nous espérer que les journalistes intéressés par cette affaire poussent un peu plus loin l’enquête que ce que Bruno Larebière et Fabrice Robert voulaient bien leur servir en pâture. Par exemple sur l’impossibilité de rencontrer la dénommée « Sylvie François » ou encore sa présence continuelle en province. En lieu et place, rien. Pas un doute, pas une remise en cause à l’exception du blog d’Abel Mestre (http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2010/06/09/apero-geant-goutte-dor-les-identitaires-et-riposte-laique-font-manip-commune/) qui développait l’idée d’un pseudonyme et de un ou deux papiers (http://www.agoravox.fr/actualites/actu-en-bref/article/de-quoi-sylvie-francois-est-elle-76951) à la veille de la manifestation du 18 juin. On ne peut qu’applaudir devant la maestria de Larebière qui à l’évidence connaît bien le milieu professionnel qui est le sien et qu’il a donc pu manipuler à qui mieux mieux. Le Bloc n’aura eu qu’à sortir de son béret une militante sachant s’exprimer dans les media, ce qui n’est pas hors de sa portée. Même si nous ne savons pas qui a endossé ce rôle, certaines pouvaient parfaitement le faire comme Hélène Richard-Saint-André, militante normande, membre de la direction du Bloc, Isabelle Crépin, militante du Nord ou même Suzanne Collas, militante parisienne du Projet Apache et intervenante sur Novopress sous divers pseudonymes. Comme un buzz chasse l’autre, il n’y aura évidemment aucun retour critique de ces journalistes sur leur propre travail et la porte est donc grande ouverte à une nouvelle manipulation [2 (http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article463#nb2)].





 Exaspération. C’est évidemment le deuxième mot qui vient à l’esprit quant on voit la façon dont ont été travesties les motivations originelles de « l’apéro » au profit du discours que les Identitaires et leurs idiots utiles « néo-cons » ont voulu diffuser. Soyons clairs et brefs : les militants qui animent le collectif REFLEX sont issus d’un courant politique qui a toujours revendiqué le devoir de blasphème [3 (http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article463#nb3)]. Les religions, et singulièrement les religions dites monothéistes, sont pour nous des idéologies de la soumission et de la fatalité sociale qui en tant que telles nous consternent. L’Islam, comme orthopraxie, c’est-à-dire comme religion de la Loi qui exige de ses fidèles une religiosité basée sur des rituels exigeants et des interdits pesants, n’échappe donc évidemment pas à la règle [4 (http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article463#nb4)]. Cependant, pour plagier une boutade célèbre, peut-on tout blasphémer ? La réponse est évidemment oui. On peut porter le blasphème contre n’importe quelle religion… Mais pas avec n’importe qui ! Or « l’apéro » n’était pas un geste de critique anti-religieuse, c’était une opération de communication menée par l’extrême droite, en l’occurrence les Identitaires, pour tester le support Facebook et accroître leur notoriété à peu de frais grâce à l’effet buzz. Cet aspect des choses étant masqué, cela a permis aux Identitaires d’embringuer de pseudo-laïcs comme caution de « gauche » et surtout à certains de développer un discours ahurissant sur la prétendue islamisation du XVIIIe arrdt de Paris dans lequel il ne serait plus possible de trouver un morceau de cochon et un verre de gros rouge qui tache. C’est en particulier le cas des seconds couteaux du discours identitaire, du type Ivan Rioufol ou Eric Zemmour qui ont, à peu de frais, escamoté la nature réelle de la manifestation en la transformant en une simple revendication de respect de la légalité laïque face au débordement de fidèles musulmans le vendredi midi rue Myrha. Quand on sait qu’Eric Zemour a rencontré Guillaume Faye (http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article204) par l’entremise d’Alexandre Del Valle (http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article206) il y a de cela un an et demi, cela en dit évidemment long sur l’épaisseur qui sépare cet excité cathodique des Identitaires. Nous sommes bien face à des individus qui jouent consciemment le rôle d’idiots utiles de l’idéologie identitaire, se croyant plus malins que les dirigeants de ce qu’ils considèrent sans doute comme un groupuscule parmi d’autres. Ils ont été en cela bien épaulés par le crétinisme de certains journalistes, en particulier de France Info insistant sur le fait que l’apéro serait « discriminatoire » car reposant sur une « viande interdite aux juifs et aux musulmans ». Tout était donc fait pour choquer le citoyen lambda peu informé de l’affaire et ne comprenant pas les tenants et aboutissants de la manipulation.





 Perplexité. C’est évidemment le troisième mot qui vient à l’esprit quand on constate au final les points marqués par le Bloc dans cette affaire. Ce ne sont pas tant les organisations ralliées pour l’occasion qui posent problème – une galaxie de sous-groupuscules souveraino-gaullistes et de « laïcs » autoproclamés dont le nombre de militants n’excède pas une division papale – que la possibilité ainsi acquise de se revendiquer parti de « droite populiste » et de faire oublier le fondement raciste ethno-différencialiste du Bloc. Doit-on le rappeler : les Identitaires sont pour une Europe blanche car, à l’instar de tout le courant volkisch (http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article321), ils considèrent que le sang porte la culture, ce qui se traduit en termes choisis par « l’identité ethno-culturelle ». Les individus issus de la communauté juive et qui, aveuglés par une haine née de l’autre communauté de la Méditerranée, croient trouver dans les Identitaires de nouveaux alliés auraient quelque raison d’y réfléchir plus de 3 secondes. Les déclarations de Fabrice Robert se revendiquant de la République et de la laïcité - rapportées par ailleursici (http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/article/apero-cochonailles-pique-nique-la-france/) - confirment simplement que le président du Bloc Identitaire est prêt à toutes les contorsions idéologiques pour développer son organisation [5 (http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article463#nb5)]. Il est en cela bien aidé par les autres courants de l’extrême droite nationaliste dont les attaques (http://www.contre-info.com/une-autre-analyse-sur-laperitif-de-la-goutte-dor-et-le-bloc-identitaire#more-5246) aident le Bloc a démontrer sa pseudo-rupture avec ce courant.





Heureusement, le Bloc est encore loin du compte. Certes la foule était nombreuse vendredi dernier mais sa diversité était très relative, d’Alexandre Gitakos (http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article449) à Odile Bonnivard (http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article254) en passant Edouard Klein (http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article449), soit une infinité de nuances droitières au final. Il n’y certes pas eu d’incident majeur [6 (http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article463#nb6)] mais des tensions étaient palpables entre certaines composantes, en particulier de la part de hools dont la référence majeure semble être devenue l’English Defense League, à travers la Ligue 732. Le « grand rassemblement populiste » appelé de ses vœux par les Identitaires n’est donc pas exactement à la veille de se matérialiser. Surtout le raout du 18 juin ne dit rien en lui-même sur la capacité de mobilisation du Bloc à partir de Facebook. Nous persistons en effet à penser que la tenue de l’apéro dans le XVIIIe aurait tourné à la bérézina. La « réunion festive » aurait sans doute réuni infiniment moins de résistants saucissonneurs que les courageux manifestants de la place de l’Étoile et les 50 « apaches » que comptent les Identitaires sur Paris [7 (http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article463#nb7)] n’auraient pas été capables d’encadrer une telle manifestation à haut risque d’affrontement. Bref, il va falloir suivre de très près ce qui va suivre ce qui s’identifie finalement à un test.


Au fait, pas la queue de cheval d’une Sylvie François n’était évidemment visible vendredi soir. Étonnant non ?





[1 (http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article463#nh1)] Nous avons bien trop d’humilité pour cela. Réflexes est un petit site avec 15 000 à 20 000 connections uniques par mois, soit une goutte d’eau dans l’océan de la Toile.


[2 (http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article463#nh2)] La manipulation est décidemment une seconde nature chez les Identitaires comme nous l’évoquions ici (http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article370).


[3 (http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article463#nh3)] Pour reprendre ironiquement le titre d’un ouvrage de Pierre Gripari, un temps revendiqué par la Nouvelle Droite.


[4 (http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article463#nh4)] Nous n’entrerons pas dans le débat Islam modéré / Islamisme qui est un non-sens conceptuel. Une religion est toujours une totalité dans laquelle certains fidèles pour diverses raisons font un tri et n’appliquent pas tous les principes ou préceptes. Cela n’ôte rien à la nocivité intrinsèque de l’idéologie religieuse.


[5 (http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article463#nh5)] À moins que l’atmosphère de vendredi soir l’ait amené à des déclarations inconsidérées et dépassant sa pensée, ce qui ne serait pas une première comme en témoignent certaines saillies passées.


[6 (http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article463#nh6)] Les seuls accrochages sont en effet les algarades initiées par Frédéric Chatillon et Serge Ayoub et déjà rapportées sur le blog d’Abel Mestre, sur lesquelles nous ne nous étendrons donc pas.


[7 (http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article463#nh7)] Il y a bien une section du Bloc en Ile-de-France mais elle restée totalement absente de la mobilisation précédent le 18 juin, tant médiatique que sur le terrai


</description>
			<pubDate>Sat, 26 Jun 2010 18:38:50 +0100</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Finkielkraut récidive dans la provocation raciste</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-nationales/finkielkraut-recidive-dans-la-provocation-ra.html</link>
			<description>
Communiqué du MRAP : 


Après le spectacle désolant donné par l’équipe de France de football en Afrique du Sud, de nombreux médias ont cru bon de laisser la parole au polémiste Alain Finkielkraut. 


Ce dernier a donné une fois de plus libre cours à ses fantasmes et à ses haines. Refusant de prendre en compte les dérives du sport-spectacle il a explique la déroute par une analyse racisante et communautariste de la situation. 


Il avait déjà regretté en 2005 que l’équipe de France ne soit pas assez « blanche », il explique maintenant les conflits dans et autour de cette dernière par des divisions ethniques et religieuses. 


Montrant sa morgue de caste et méprisant ceux qui ne parlent pas le français comme lui, il oppose « la Cité » et les cités, assimilant ces dernières à la « caillera ». Il ne critique pas les footballeurs pour ce qu’ils font, mais pour ce qu’ils sont, ce qui relève du racisme. 


Le MRAP ne peut que condamner cette analyse, dont la dangerosité n’a d’égale que la stupidité. 


Le MRAP regrette le crédit et la place accordés par les grands médias à un tel personnage et plus généralement déplore l’audience donnée aux tenants de provocations racistes et des extrémistes qui entretiennent et cultivent la stigmatisation et la division. 


Paris, 22 juin 2010 

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			<pubDate>Fri, 25 Jun 2010 11:01:54 +0100</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Patrick Devedjian de retour dans l' agglomération rouennaise</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-regionales/patrick-devdjian-de-retour-dans-l-aglomeration-rouen.html</link>
			<description>
Le 22 juin prochain, M. Patrick Devedjian ministre de la Relance (et non pas de la Santé) procédera à l&amp;#39; inauguration de la première pierre de la prison pour malades mentaux, plus prosaïquement appelée UMD, au sein du CHSR (hôpital psychiatrique) de Saint-Etienne-du-Rouvray. 


Ce devrait être des retrouvailles pour Monsieur Devedjian avec la banlieue rouennaise. 


En effet il semblerait qu&amp;#39;il y soit déjà venu le 12 janvier 1967, mais à l&amp;#39; époque sur la rive-droite à Mont-Saint-Aignan. 


Que s&amp;#39;est-il passé, ce jour-là, si l&amp;#39;on en croit, Frédéric Charpier dans son livre   Génération Occident  paru au seuil en 2005 ? 


Alors que des membres du comité Vietnam tiennent un stand devant le restau U: 


  ...une vingtaine d&amp;#39;individus, blousons ou manteaux de cuir noir, a traversé le brouillard. ILs brandissent des barres de fer, l&amp;#39;un d&amp;#39; eux un trident. Le raid est ponctué de cris et de hurlements, quelques-uns, stridents, de douleur...Occident a importé sa violence sur le campus de la fac de Rouen. Un militant de la JCR, Serge Bolloch  (1)a la boîte crânienne enfoncée...François Duprat (NDLR : militant néo-nazi) va fournir à la police la liste de ceux qui ont participé au raid...Le 8 février 1967 une vingtaine de militants d&amp;#39; Occident sont interpellés, gardés à vue, transférés à Rouen et écroués à la prison Bonne-Nouvelle...Patrick Devedjian, Patrice Gelinet ou Gérard Longuet en seront rapidement extraits. Alain Madelin, Patrick Souillard et Alain Robert n&amp;#39;en sortiront que plus tard...Les accusés comparaîtront devant le tribunal correctionnel de Rouen le10 juillet 1967...    


(1) Note de RLF : Seront également blessés lors de cette agression : Jean-marie Canu, Laurent Marx, Claude Déron et Anne-marie Gourvennec. 

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			<pubDate>Wed, 16 Jun 2010 18:39:11 +0100</pubDate>
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		<item>
			<title>Apéro géant Goutte d'or : les Identitaires et Riposte laïque font &quot;manip&quot; commune</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-nationales/apero-geant-goutte-dor-les-identitaires-et-riposte-laique-font-manip-co.html</link>
			<description>
(par Abel Mestre et Caroline Monnot) 


L’affaire est cousue d’un drôle de fil blanc qui, pour le coup, a des allures de câble identitaire. Le 21 mai, une dénommée Sylvie François se présentant comme une habitante du 18e arrondissement de Paris, fille et petite-fille de natifs du 18e arrondissement, ouvre sur Facebook un groupe “Apéro géant saucisson et pinard à la Goutte d’Or”. Dans l’exposé des motifs, on lit: “parce que la rue Myrha et d’autres artères du quartier sont occupées, particulièrement le vendredi [jour de prière], par des adversaires résolus de nos vins de terroir et de nos produits charcutiers”.



Le même jour, Novopress, qui n’est autre que l’agence de presse du Bloc Identitaire (BI), annonce “en exclusivité” l’évènement, ajoute que Fabrice Robert, le président du BI, a rejoint ce groupe et lance, avec un art consommé du cliffhanging, à propos de Sylvie Francois:”A la demande d’entretien que nous lui avons adressée par courrier électronique, elle a répondu: “la semaine prochaine…” . 


Le 27 mai, la dite Sylvie François accorde un entretien à Novopress recueilli par Bruno Larebière. La personne interrogée dit, par cet évènement “populaire et festif”, vouloir marquer “le refus par les Parisiens de la prohibition islamique”. Le script a été travaillé. “J’ai créé ce groupe pour rassembler tous ceux qu’on surnommait hier, gentiment finalement, les Parigots têtes de veaux et qu’on appelle maintenant de façon bien moins aimable, les “souchiens” et les “faces de craie” et j’en passe, afin que nous rappelions gentiment mais clairement que nous sommes chez nous à la Goutte d’or comme ailleurs”. A la fin de cet entretien, nouveau cliffhanger. “Pour ce qui est de la date et l’heure, je les annoncerai le vendredi 4 juin sur Radio Courtoisie (…) Mais je suis déja en train de vous en dire trop!”.  


Le jour dit, et après un grand renfort de publicité toujours sur Novopress, la date et l’heure de cet apéro géant- fixé le vendredi 18 juin à 18 heures 30, juste avant le match Angleterre/Algérie - sont rendues publiques sur Radio Courtoisie, dans l’émission animée par … Bruno Larebière. Dans la foulée, le Bloc Identitaire envoie des communiqués pour relayer l’information et s’associer à l’évènement. La section parisienne des Jeunes pour la France (JPF) de Philippe de Villiers embraie. 


Surtout, Riposte Laïque apparait comme co-organisateur. Cette association, dont plusieurs membres disent venir du journal en ligne Res Publica, se présente comme luttant “pour l’égalité hommes-femmes et pour la République sociale”. Créee en 2007, Riposte Laïque a commencé à se faire entendre à l’été 2009 avec une violente campagne anti-burqa. Depuis, cette association qui concentre l’essentiel de son discours sur la “menace” de l’islam, n’a eu de cesse de se rapprocher de certains milieux d’extrême droite. Plusieurs de ses cadres sont intervenus régulièrement au cours de ces derniers mois dans les médias et dans les lieux de cette famille politique. 


Pour donner l’illusion du nombre, le Bloc Identitaire et son nouvel allié Riposte Laïque usent d’une vieille ficelle: les associations satellites. Ainsi, font partie de l’appel à l’apéro géant, le Projet Apache (branche jeunesse parisienne des Identitaires), Terroirs parisiens  qui dépendent également du BI. S’y ajoute Bivouac-ID, site très violemment anti-islam qui évolue dans la mouvance identitaire. Est également annoncée la présence de Résistance Républicaine animée par Christine Tasin, militante à Debout la République de Nicolas Dupont-Aignan et qui a rejoint Riposte Laïque. Mme Tasin s’était signalée il y a quelques mois par une critique dithyrambique de Conte Barbare, le roman de l’ex-skinhead Serge Ayoub. L’alliance BI-Riposte Laïque autour de l’apéro géant serait “un point de départ”, les deux structures évoquant une “déclaration commune le 18 juin sur la question de l’islamisation”. 


Le Renouveau Français qui a demandé à faire partie de l’initiative qui n’hésite pas à se placer sous le patronage du 18 juin et du Conseil national de la résistance (!) a été éconduit en raison de son pétainisme. 


Riposte Laïque semble avoir joué un rôle dès le début de cette initiative. D’ailleurs, Maxime Lépante, un des responsables de Riposte Laïque et présenté comme “spécialiste de l’islamisation de la Goutte d’or”, répond longuement dans Minute daté du 9 juin aux questions de… Bruno Larebière, rédacteur en chef de l’hebdomadaire d’extrême droite. M. Lépante y déclare entre autres, d’une “offensive (de l’islam) contre la France car il y a une volonté de conquérir le pays; c’est le but ultime”. 


Bref, tout ce petit monde se fait la courte échelle pour créer le buzz à grands renforts d’habitante présumée du 18e arrondissement qui cite Audiard et Simonin, les nappes à carreau et la bonne franquette. Mais c’est à un militant du Projet Apache et du Bloc identitaire Paris, qu’a échue la tâche de déclarer le rassemblement en préfecture. Preuve que les Identitaires sont aux manettes. Contactée par téléphone mercredi soir, Sylvie François - dont ce n’est pas le vrai patronyme - présente celui qui a déposé comme “un ami qu’[elle] connaissai[t] d’avant” tout en affirmant n’avoir “entendu parler” que récemment du BI et qu’elle “n’a pas d’engagement politique”. 


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Note de RLF : la riposte des antifascistes s&amp;#39; organise...et la préfecture de police interdit l&amp;#39;apero facho et les contre manifestations. 


Les groupuscules Identitaires et Riposte laïque auront fait parler d&amp;#39; eux. 



A l’heure des débats nauséabonds sur l’identité nationale, des expulsions 


massives de sans-papiers et des replis nationalistes, le racisme et les 


idées d’extrême droite sont de plus en plus banalisés. Dans ce contexte 


favorable à leurs idées, des groupes racistes, identitaires et fascistes 


osent aujourd’hui appeler à un apéro géant « Saucisson et pinard » 


(via facebook) dans notre quartier, la Goutte d’Or. Leurs motivations ? 


Partir en croisade contre une pseudo « islamisation » du quartier. Ces 


racistes veulent affirmer une identité imaginaire, mythique, d’un Paris 


blanc, culturellement chrétien, sali par l’immigration. Leur discours est 


un appel à la haine raciale et au choc des civilisations. 


Mais pour nous, habitants du quartier, ce sont eux qui représentent 


une véritable menace. 


Nous ne les laisserons pas faire ! Montrons leur que ce quartier est le 

nôtre : populaire et riche de son histoire pluriculturelle. C’est tous 

ensemble que nous empêcherons les racistes de se rassembler 


pour propager la haine dans notre quartier. 



Venez nombreux vendredi 18 Juin à 19 h devant l’église Saint-Bernard. 



Rachors de la Goutte d’Or ! 



PAS DE FASCISTES 



Premiers signataires : FASE 18e, NPA 18e, Les Verts/Europe écologie 18e... 


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			<pubDate>Fri, 11 Jun 2010 17:18:40 +0100</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Comment le FN veut s'en prendre à nos retraites</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-nationales/comment-le-fn-veut-sen-prendre-a-nos-retr.html</link>
			<description>
« Pour sauver nos retraites, il est évident que l’allongement de la durée de cotisation est nécessaire. Mais dans un contexte de crise aigue et de désindustrialisation chronique, le nombre de cotisants ne fait que s’effondrer. Or, les syndicats s’efforceront de conserver le système des 35 heures. La seule variable d’ajustement sera donc le montant des retraites qui s’abaissera. Ce sera sur les retraités que pèsera l’effort, d’autant que ce sont eux qui peuvent le moins bien se défendre ! » (Jean Marie Le Pen, campagne régionales 2010). 


&amp;#160;


Le FN garde le cap : le système des retraites est subordonné au travail. Il faudra donc travailler plus, plus tôt et plus longtemps pour espérer toucher les pensions chèrement gagnées. Dans le programme du FN, les solutions s&amp;#39;apparentent à du libéralisme bon teint, opposant les régimes entre eux, pour terminer par une protection sociale minimale et un recours systématique aux fonds de pension. 


Contre les femmes et les immigrés 


Première mesure selon le FN pour revenir à un système de retraite équilibré : la priorité de l&amp;#39;emploi des français et l&amp;#39;augmentation de la natalité. 


L&amp;#39;argument de l&amp;#39;immigration massive est aussi décliné sur cet aspect : le FN part du principe de la priorité donnée à l&amp;#39;emploi des français pour alimenter en cotisations les caisses de retraites. Les immigrés, eux, seront « incités à prendre leur retraite dans leur pays d’origine. » En d&amp;#39;autres termes, le FN, par une politique raciste d&amp;#39;expulsions en série et de retours forcés, souhaite que des salarié-e-s, ayant cotisé tout autant que les « français » pour alimenter les caisses de sécurité sociale, et notamment celle de l&amp;#39;assurance vieillesse, renoncent à leurs pensions. En effet, le fait de prendre sa retraite dans le pays d&amp;#39;origine signifierait simplement qu&amp;#39;ils-elles  ne touchent aucune pension. Celle-ci serait donc reversée aux « nationaux ». 


Deuxième mesure urgente : la défense de la famille et de la natalité. En décryptage, cela signifie la mise en place d&amp;#39;une politique familialiste : retour des femmes au foyer pour s&amp;#39;occuper des enfants, limitation drastique des droits chèrement gagnés à l&amp;#39;avortement et à la contraception... En somme, un retour à l&amp;#39;ordre moral visant à assimiler les femmes à des « mères porteuses » des futurs cotisants, et les empêchant de disposer de leur corps comme elles l&amp;#39;entendent. 


A ces deux premières mesures, nous, syndicalistes, voulons répondre qu&amp;#39;elles ne sont que des leurres. Il faut premièrement rappeler que les « immigré-e-s » ne sont pas un coût mais participent par plusieurs biais à l&amp;#39;économie nationale. En matière de retraites, ils-elles payent, comme tout-e salarié-e, des cotisations sociales à la caisse nationale d&amp;#39;assurance vieillesse. Les en priver, avec un retour forcé au pays, est commettre une injustice de droit : les immigré-e-s ont participé, depuis des générations, avec ou sans papiers, à la construction et à l&amp;#39;économie du pays dans divers secteurs. Ils-elles ont aussi participé au système de retraite. Ils-elles sont donc, comme tout-e salarié-e, en droit de bénéficier des pensions de retraites, durement acquises au fil des ans. Nous nous opposons donc fermement à cette conception raciste du FN. 


Concernant la politique nataliste, en tant que militant-e-s syndicalistes progressistes et féministes, nous dénonçons la « politique du berceau ». Les femmes ne sont pas des « ventres », des objets. Elles ont lutté pour obtenir le droit de disposer librement de leur corps. Accepter la politique du FN aujourd&amp;#39;hui, c&amp;#39;est accepter un retour en arrière vers l&amp;#39;ordre moral, avec pour centre la famille nombreuse, hétérosexuelle, aux nombreux enfants, et la femme au foyer. 


Après des siècles de lutte, bien que l&amp;#39;égalité totale reste encore à gagner, nous n&amp;#39;accepterons pas la politique nataliste et irréaliste du FN : les femmes ont en partie gagné une certaine indépendance, la possibilité de choisir leur vie. Nous n&amp;#39;accepterons pas que le FN le remette en cause. 


L’harmonisation vers le bas 


 Premières catégories de mesures transitoires proposées par le FN: l&amp;#39;harmonisation vers le bas du système. 


	Le retour à 65 ans de l’âge légal de la retraite, pour tenir compte de la réalité des parcours (entrées tardives sur le marché du travail, périodes de chômage…) après 40 annuités de cotisation et la liberté donnée aux Français de travailler au-delà s’ils le désirent.
	La proportionnalité de la retraite par rapport à la période effective de cotisation.


La première série de mesures concrètes avancées par le FN est donc toujours basée sur la durée de cotisations : le FN propose ainsi l&amp;#39;allongement des cotisations, et la pension de retraite finale étant basée sur la durée de cotisation. En cela, il propose tout simplement de travailler plus longtemps, tout en annonçant « la prise en compte de la pénibilité du travail et des contraintes professionnelles dans le calcul des annuités (en particulier, droit pour l’État de maintenir des règles spécifiques pour ses personnels dits en service actif), sur base de négociations de branches. » 


Pour le calcul des annuités, le FN renvoie de nouveau à la négociation par branche, source d&amp;#39;inégalité de statuts. Sur des aspects de pénibilité et de conditions de travail, les négociations par branche, parallèlement à la casse du code du travail et à une conception corporatiste de la négociation, sont source de reculs pour les salarié-e-s: en effet, la politique patronale sera de tenter de se dédouaner sur la pénibilité, avec l&amp;#39;argument des nouvelles technologies. Mais face à la persistance de risques (risques chimiques, troubles musculo-squelettiques...) et à l&amp;#39;émergence de nouveaux (risques psycho-sociaux, stress, accroissement des risques physiques du fait de la précarité et de l&amp;#39;alourdissement des charges de travail par la productivité accrue), le FN, renvoyant aux branches et à des syndicats maison, va forcément dans le sens du plus petit dénominateur commun. De plus, on se demande comment il peut à la fois lier la revendication de travailler plus longtemps, mettant la barre à 65 ans, et celle de la prise en compte de la pénibilité. 


Enfin, face à la précarité des carrières, la seule solution en matière de retraites trouvée par le FN est l&amp;#39;allongement de la durée de cotisations : une fois de plus, le FN prend acte de la précarité de l&amp;#39;emploi mais ne cherche pas à y remédier, sauf à penser que des politiques racistes (le travail aux seuls français) offriront la possibilité  aux patrons de profiter de la flexibilité des contrats précaires et de licencier.. les « étrangers » A cela, une fois de plus, nous répondons que le FN mène une politique pro-patronale et discriminatoire qui divise le monde du travail. 


« Une harmonisation des régimes de retraite (entamée partiellement par la réforme de 2003), en regroupant les différents régimes de base en un seul régime national, géré directement par l’État et sous contrôle du Parlement » et « Le choix laissé aux régimes spéciaux qui n’ont été affectés par aucune des réformes de 1993 ou 2003 : soit ils s’incluent avec les mêmes obligations et prestations dans le régime national et bénéficient de la solidarité nationale, soit ils prévoient un financement spécial, hors fonds publics, pour maintenir leurs spécificités. » 


Ici le Front National se place dans la continuité et l’approfondissement des  réformes de 1993 et 2003 ! Quand il parle des régimes spéciaux ce sont bien sûr les fonctionnaires qui sont visés et l’harmonisation prévue est bien sûr par le bas ! Enfin il plaide pour l’étatisation d’un « seul régime national » c&amp;#39;est-à-dire une gestion par l’Etat et non plus par les représentants des assurés sociaux alors même que les sommes collectées sont du salaire différé et sont donc la propriété des salariés. Il s’agirait là d’une régression formidable à la merci de n’importe quel vote parlementaire. 


Quant aux pensions stricto sensu, le FN propose « la revalorisation des retraites et du plafond de la Sécurité sociale selon l’indice d’évolution des salaires. ». Or, selon les chiffres de l&amp;#39;INSEE, l&amp;#39;indice d&amp;#39;évolution des salaires est de moins de 1%. 


Avec l&amp;#39;augmentation de la part du capital, et la diminution de celle du travail, avec des négociations à minima et des casses de statuts, avec une politique renvoyant les patrons en position de force, on ne peut que se douter que la revalorisation des retraites vue par le FN,  sera minimale. 


Les fonds de pension à la rescousse 


Par contre, le FN, fidèle à ses croyances sur la « valeur travail », veut mettre en oeuvre « le développement de régimes de retraite complémentaire par capitalisation ouverts à tous et dont les versements, auprès d’organismes agréés par l’État, seront déductibles des revenus imposables » 


Dans ce contexte, les mieux nantis seraient favorisés au détriment des bas salaires, des moins qualifiés, des précaires et des chômeurs. C’est la mise en place d’un système à 2 vitesses où les pauvres auront des retraites de misère. Mais le recours aux fonds de pension, s’il remet évidemment en cause le principe de solidarité pour les plus démunis, met également en danger les propres bénéficiaires du système car l’argent ainsi épargné, investi dans des circuits financiers en vue de générer des plus-values, peut se volatiliser du jour au lendemain, dans la mesure où il est utilisé de façon spéculative. Que survienne un krach boursier, comme nous avons pu le voir dans la récente crise boursière, et des retraités verront , comme cela s’est passé dans d’autres pays , leurs économies s&amp;#39;envoler… Le FN pourra user d&amp;#39;arguments de contrôle de l&amp;#39;Etat, de retour au protectionnisme: il n&amp;#39;en demeure pas moins qu&amp;#39;il renvoie une grande partie des salarié-e-s à des régimes complémentaires instables et sources d&amp;#39;inégalité. 


Marine le Pen a beau s&amp;#39;insurger contre la revalorisation honteuse de 0,9% des retraites annoncée par le gouvernement : le programme du FN, pro patronal, privilégiant les solutions individuelles par rapport aux statuts collectifs, reposant sur le fantasme du corporatisme de la politique familiale et du repli sur soi, est  un retour en arrière sur le système de protection sociale en matière de retraites. 


Le 17 avril 2010, Marine Le Pen  estimant que le système de retraite devait être refondé, déclarait en parallèle que  Le Front national doit participer à ce débat , et avançait : la diminution  nécessaire  du coût du travail,  obstacle à la compétitivité   mais aussi – nouveauté -   l&amp;#39;élargissement de l&amp;#39;assiette des ressources . Son père,  dans son discours du 1er Mai, fustigeait le « credo libre-échangiste » le « mépris du droit du travail » et la « protection sociale amoindrie »  


C’est bien la contradiction dans laquelle les chefs du FN louvoient : leur programme antisocial sur les retraites passe mal dans son électorat populaire, et quelques formules à connotation anticapitaliste ne sont pas de trop pour essayer d’enfumer les retraités et autres salariés qui peuvent être séduits par le discours faussement radical du Front. 


VISA 

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			<pubDate>Sun, 06 Jun 2010 11:28:56 +0100</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Communiqué des collectifs &quot;Droits des Femmes de Rouen&quot; et &quot;Normandie Action ...</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-regionales/communique-des-collectifs-droits-des-femmmes-de-rouen-et-normandie-action-antifasc.html</link>
			<description>Contre la conférence « naitre ou ne pas naitre » :défendons le droit à l’avortement !  

            L’association anti-IVG « Alliance pour la vie » organise une série de conférence sur le thème « Naitre ou ne pas Naitre » partout en France. Ils seront lundi 31 mai à la Rouen Business School sur le campus de Mont-Saint-Aignan.  


Sous couvert de débat sur les questions de bioéthique, il s’agit en effet d’une tribune aux idées « pro-vie » qui s’opposent farouchement au droit à l’avortement. En effet, seront présentes autour de la table de nombreuses associations confessionnelles connues pour leurs positions anti-IVG. Par exemple, l’Alliance pour la Vie propose sur son site internet de signer une pétition pour « aider les femmes à éviter l’IVG » 


            Le collectif Droits Des Femmes de Rouen et le collectif Normandie Action Anti-Fasciste appellent à un contre-rassemblement à 20h devant la conférence à la Rouen Business School pour réaffirmer notre attachement aux droits des femmes à disposer de leur corps et pour combattre partout ou ils sont les discours réactionnaires. 


            A Reims, le 26 mai dernier, la même conférence était prévue et a du être annulée sous la pression du Planning Familial et du collectif anti fasciste. 

  

Collectif Droits Des Femmes de Rouen 


Collectif Normandie Action Anti-Fasciste 

  

droitsdesfemmes-rouen@voila.fr (mailto:droitsdesfemmes-rouen@voila.fr) 


&amp;#160;


Dernières informations:


 


Devant la mobilisation les membres anti-Ivg  Alliance pour la vie  ont du renoncer à tenirleur conférence à cette école et ont trouvé refuge à l&amp;#39;Espace du Moineau, route de Neufchâtel, qui abrite les service du diocèse

</description>
			<pubDate>Sun, 30 May 2010 16:49:49 +0100</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Solidarité avec les antifascistes russes</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-regionales/solidarite-avec-les-antifascistes-russes.html</link>
			<description>
Réunion-débat organisée le 29 mai, 15h, à la librairie l&amp;#39; Insoumise rue Saint-Hilaire par la FA, AL, la CNT 76, Ras l&amp;#39;front Rouen et le NPA. 


 


&amp;#160;

</description>
			<pubDate>Wed, 26 May 2010 10:19:14 +0100</pubDate>
		</item>
	</channel>
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