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		<title>RLF - Rouen</title>
		<description>Réseau de Lutte contre le Fascisme. Actualités Régionales.</description>
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		<lastBuildDate>Sat, 19 May 2012 20:04:54 +0100</lastBuildDate>
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			<title>RLF-Rouen</title>
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			<description>Réseau de Lutte contre le Fascisme. Actualités Régionales.</description>
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		<item>
			<title>Une ultra droite en pleine agitation sur fond de retour de la gauche au pouvoir</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-regionales/une-ultra-droite-en-pleine-agitation-sur-fond-de-retour-de-la-gauche-au-po.html</link>
			<description>
(source : Abel Mestre et Caroline Monnot)



C&amp;#39;est la fin du printemps. Et cette année, 
l&amp;#39;extrême droite activiste, celle qui se situe au-delà du Front 
national,  bourgeonne. Sur fond de bon score de Marine Le Pen à la 
présidentielle et d&amp;#39;arrivée de la gauche au pouvoir.


A Paris, en raison de l&amp;#39;élection présidentielle, la journée de 
mobilisation du 9 mai – ce rendez-vous traditionnel de l&amp;#39;extrême droite 
radicale – a été déplacée au dimanche 13. La journée se déroulera en 
plusieurs temps. D&amp;#39;abord le matin, le défilé  contre le mondialisme ,
entre Madeleine et Pyramides, à l&amp;#39;appel des habituels protagonistes, 
notamment le Comité du 9 mai (C9M), les Nationalistes autonomes, 
Troisième Voie, la Nouvelle Droite populaire, Terre et peuple et le GUD.
Auxquels se sont ajoutées cette année les Jeunesses nationalistes 
d&amp;#39;Alexandre Gabriac, principalement implantées à Lyon. Ce défilé se veut
 la première manifestation d&amp;#39;opposition  au nouveau pouvoir de gauche sur le pavé parisien.


Le soir, un concert de Lemovice, Frakass (deux groupes skins) et des 
Francs Tireurs Patriotes (proche du Renouveau français) se déroulera à 
Paris, dans un lieu tenu secret jusqu&amp;#39;à la dispersion de la 
manifestation. En 2009, un concert similaire s&amp;#39;était tenu. Le C9M avait 
loué une salle paroissiale du 14e arrondissement en se prévalant d&amp;#39;une 
fausse étiquette. Des agressions avaient eu lieu en marge du concert.


Entre-temps, l&amp;#39;Institut Civitas (http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/category/civitas/), qui regroupe intégristes et traditionnalistes d&amp;#39;extrême droite, aura défilé en hommage à Jeanne d&amp;#39;Arc,  refusant , avec l&amp;#39;élection de François Hollande,  une France rouge et laïciste .


Un peu moins de 15 jours après, du 25 au 27 mai, le petit milieu se 
retrouvera à Rome, pour la fête de Casapound, mouvement néofasciste 
italien qui a copié les méthodes de la gauche extraparlementaire 
transalpine, et occupe plusieurs lieux à Rome qu&amp;#39;elle a transformé en  centres sociaux (http://fr.wikipedia.org/wiki/Centre_social_autog%C3%A9r%C3%A9_%28Italie%29) .


RIF (http://fr.wikipedia.org/wiki/Rock_identitaire_fran%C3%A7ais), se reforme pour l&amp;#39;occasion, avec Xavier Schleiter, le neveu de Robert Faurisson, Richard Pareti et Julien Beuzard.


En juin, une autre initiative de manifestation est dans les cartons à
Paris. Elle est annoncée pour le 9 juin, veille du premier tour des 
législatives, dans le quartier Montparnasse, et émane toujours du même 
petit groupe d&amp;#39;acteurs mêlant néo-gudards, hooligans, pour l&amp;#39;essentiel, 
qui l&amp;#39;avait un temps remisée. Son mot d&amp;#39;ordre :  Non au droit de vote des étrangers .


De leur côté, les Lyonnais envisagent eux aussi un défilé, fin juin, dans leur ville sur le thème :  Soyons maitres chez nous .


Si l&amp;#39;on ajoute à cela l&amp;#39;actuelle campagne des Identitaires sur le thème  Hollande n&amp;#39;est pas mon président  –
avec un rassemblement prévu, entre autres, ce vendredi 11 mai devant 
une permanence socialiste à Nice, et dont le but est de s&amp;#39;adresser aussi
à la partie de l&amp;#39;électorat UMP qui n&amp;#39;a pas digéré la défaite, la course
à l&amp;#39;échalote est partie.




Affiche de la campagne du Bloc identitaire




 

</description>
			<pubDate>Sun, 13 May 2012 17:03:53 +0100</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Le 1er mai du FN : du neuf avec du vieux...</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-regionales/le-1er-mai-du-fn-du-neuf-avec-du-vieux.html</link>
			<description>
(Source : REFLEXes)



Il y avait bien longtemps 
que la « Jeanne » n’avait pas été autant à la fête. Plusieurs milliers 
de personnes avaient répondu présent à l’appel de Marine Le Pen pour ce 
traditionnel défilé du Front National en l’honneur de Jeanne d’Arc, 
empruntant pour l’occasion le trajet de la manif FN des grandes années 
de mobilisation. À savoir, départ place des pyramides et arrivée place 
de l’Opéra.





Sans revenir aux effectifs du milieu des années 1990, ce défilé 2012 
avait des relents old-school : si « On est chez nous » et « Français 
réveille-toi, tu es ici chez toi » étaient les deux slogans les plus 
repris, « Communistes assassins ! » a été très souvent entendu et 
massivement repris (on retrouvait d’ailleurs cette même ambiance 
anti-communiste quelques heures plus tard place du Trocadéro dans le 
discours de Nicolas Sarkozy et chez les militants de l’UMP). Plus  
classique, « Islam hors d’Europe » a remporté lui aussi un vif succès, 
le FNJ tentant même un « Les Françaises aux Français ». On peut 
remarquer au passage que le soit-disant tournant « social et 
syndicaliste » du FN tant mis en avant par la presse en 2011 avait 
complètement disparu du cortège cette année. La manifestation de 2012 
était nettement plus dynamique et moins bordélique que les années 
passées. L’arrivée massive de nouveaux adhérents - on parle de plusieurs
milliers - ces derniers mois et le retour à la maison mère de nombreux 
militants et cadres, qui s’étaient perdus dans les marais du 
nationalisme groupusculaire, ne sont sans doute pas étrangers à cette 
impression.


Sur la place de l’Opéra à moitié pleine, occupée pour presqu’un quart
par une immense tribune réservée à la presse (ce qui a fait râler dans 
les rangs frontistes), c’est Jean-Marie Le Pen, cette année, qui a 
ouvert le bal, se réservant la partie historique sur Jeanne d’Arc (dont 
on a appris qu’elle avait été la première victime de la 
« diabolisation », et que JMLP a fini par comparer à sa fille !). Même 
si son cours d’histoire grandiloquent a quelque peu endormi la place de 
l’Opéra, on a pu constater que sa cote de popularité est toujours 
intacte. On ne peut pas en dire autant de Bruno Gollnisch : ce dernier a
traversé la foule pour rejoindre la tribune dans l’indifférence 
quasi-générale juste avant le discours des chefs.


Niveau folklore, là aussi, c’était le retour aux années 1990, quand 
le FN drainait toute l’extrême droite radicale dans son sillon. On 
pouvait croiser pêle-mêle des membres du Projet Apache, Bastkin venu 
distribuer son journal et faire la promotion de la manif du 13 mai, le 
GUD, des membres du MAS  et  plusieurs générations passées du GUD et des
anciens du MNR. Cette présence montre une nouvelle fois que, malgré 
toutes les tentatives pour s’organiser en marge du Front National, dès 
le retour de succès électoraux, les radicaux rappliquent immédiatement 
dans l’orbite du Front National, tel un ours se précipitant au salon du 
miel. 
La présence du Projet Apache à ce 1er mai et l’insistance avec laquelle 
Philippe Vardon a cherché à recevoir l’investiture du FN pour les 
législatives démontrent bien que même pour les courants qui avaient 
tenté de s’émanciper au maximum de l’emprise du parti frontiste, il est 
désormais compliqué d’exister en s’opposant frontalement à Marine Le 
Pen.
Pour terminer dans le folklore, le FNJ de l’Oise, au cortège assez 
conséquent, s’est fait remarquer par l’ambiance stade qui régnait dans 
ses rangs avec des slogans comme « Jeunesse Nation Rébellion ».


Côté sécurité, la clique Lousteau/Châtillon était aux commandes, ce 
qui n’étonnera personne. Conséquence directe, le DPS, très présent, 
était assez hétéroclite, donnant lieu à des situations étonnantes comme 
ces jeunes skins d’extrême droite repoussés par le DPS, alors que 
quelques dizaines de mètres plus loin, un autre groupe de DPS était 
composé essentiellement de skins nazis !
Enfin, une petite anecdote pour finir. On a assisté à une scène 
étonnante sur le côté de la manif : quatre hommes ont déployé durant 
quelques minutes un drapeau syrien pour se prendre en photo devant le 
cortège du FN, avant de se faire gentiment dégager par les CRS qui ne 
voulaient pas de provocation. Cette présence avait-elle un rapport avec 
les responsabilités actuelles de Chatillon au sein du FN version 
Marine ? Nul ne le sait pour le moment et le ministère du tourisme 
syrien n’a pas communiqué sur la question...


(NB: La manifestation rouennaise appelée par les organisations syndicales a fait l&amp;#39; objet d&amp;#39;un compte-rendu méprisable effectué par un crypto-fasciste du groupuscule 3ème Voie Normandie. Une réponse lui a été faite sur le site antifasciste d&amp;#39;un groupe post situationniste dont voici l&amp;#39; adresse: www.faclibre76astvn.over-blog.com)


 


 





 










 

</description>
			<pubDate>Tue, 08 May 2012 10:18:20 +0100</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Premières leçons des présidentielles 2012</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-regionales/premieres-le-ons-des-presidentielles-2012.html</link>
			<description>
Leçon 1 : l&amp;#39; amitié...
entre N. Morano de l&amp;#39; UMP et L. Aliot du FN


 


Leçon 2 : L&amp;#39; UMP appel le 1er mai à fêter le vrai travail ...





Le « vrai » travail ? 



Le 
“vrai” travail ? celui des 650 accidents mortels, des 4500 mutilés du travail ? 
Celui des droits violés et des heures supp&amp;#39; impayées ?

Le « vrai travail 
» ?  Celui des maladies professionnelles, amiante, TMS, surdité, cancers, qui 
augmentent, sont sous-déclarées, sous réparées. 

Le “vrai” travail ? 150 
000 accidents cardiaques et 100 000 accidents vasculaires par an dont entre 1/3 
et 50 % liés au travail...

Le “vrai” travail ? Ce jeune ascensoriste de 
26 ans écrasé par l&amp;#39;engin qu&amp;#39;il réparait, à cause de la compétition sauvage 
entre OTIS et KONE

Le “vrai” travail ? Et les milliers d’ouvriers 
désamianteurs qu&amp;#39;il laisse en ce moment mourir sans protection par refus d&amp;#39;un 
moratoire ?

Le “vrai” travail ? Celui des mini-jobs, des stages, des 
emplois saisonniers atypiques, des 3 X 8, des 4 X 8, des intérims et CDD répétés 
?

Le  vrai  travail ? Celui des millions de travailleurs pauvres qui 
n&amp;#39;arrivent pas à vivre avec leurs salaires ?

Le  vrai  travail ? Celui 
du milliard d&amp;#39;heures supplémentaires non déclarées, non majorées, non payées 
attribuées à ceux qui ont un boulot au détriment de ceux qui n&amp;#39;en ont pas 
?

Le « vrai » travail ? Celui des femmes qui gagnent 27 % de moins que 
les hommes ?

Le « vrai » travail ? Celui des jeunes à 25 % au chômage et 
à 80 % en CDD ? 

Le « vrai » travail ? Celui des immigrés, forcés à 
bosser sans droits et sans papiers par des esclavagistes et marchands de sommeil 
franchouillards ? 

Le « vrai » travail  ? Celui des seniors licenciés, 2 
sur 3 a partir de 55 ans et qui ne peuvent cotiser que 35 annuités alors que 42 
sont exigés dorénavant pour une retraite décente ?

Le  vrai travail  ? 
Celui des restaurateurs dont 1 sur 4 utilisent des clandestins, non déclarés 
dans le fond de leur cuisine ?

Le “vrai” travail ?  Celui des 
exploitants agricoles qui tuent des inspecteurs du travail pour pouvoir abuser 
d&amp;#39;immigrés clandestins ?

Le “vrai” travail ? Celui des beaufs de la 
CG-PME, des cadres casques oranges de chez Bouygues, des marchands de manœuvre 
appelés « viande » ?

Le “vrai” travail ?  La vie, la santé, l&amp;#39;amour sont 
précaires pourquoi le travail ne le serait-il pas?  (Parisot/Sarkozy)

Le 
“vrai” travail contre le droit du travail ?  Le pauvre exploité qui sue et se 
tait, la dinde qui vote pour Noël !

Le “vrai” travail  sans statut  ? 
 La liberté de penser s&amp;#39;arrête là où commence le Code du travail  selon Mme 
Parisot et... M Sarkozy
`
Le “vrai” travail sans syndicat ? Sans syndicat 
pas de Smic, pas de durée légale, pas de congés payés, pas de sécurité sociale, 
pas de droit

Le “vrai” travail ? Celui qui ne fait jamais grève, qu&amp;#39;on 
ne voit jamais manifester, qui n&amp;#39;est pas syndiqué, qui piétine son collègue 
?

Le « vrai » travail ? Celui sans délégué du personnel, sans comité 
d’entreprise, sans CHSCT, sans institution représentative du personnel ? 


Le “vrai” travail ? à France Télécoms, des dizaines de suicides, faute 
inexcusable du patron de combat qui licencie, stresse, vole, tue

Le 
“vrai” travail ? Parlons en ! Stress, risques psychosociaux, harcèlement, 
suicides, chantage à l&amp;#39;emploi, heures supp&amp;#39; impayées ?

Le “vrai” travail 
? Les travaux les plus durs sont les plus mal payés, bâtiment, restauration, 
nettoyage, transports, entretien, industries

Le “vrai” travail ? Qu&amp;#39;est 
ce qu&amp;#39;il y connaît ? Dans le bâtiment, 1,1 million bossent surexploités, 
maltraités, mal payés, accidentés, meurent sans retraite 

Le « vrai » 
travail ? Celui des 900 000 foutus dehors par « rupture conventionnelle » de gré 
à gré sans motif et sans mesure sociale ?

Le « vrai » travail ? Celui 
des auto-entrepreneurs, un million en théorie, la moitié en réalité, qui se font 
exploiter comme faux salariés, à bas prix et sans protection sociale ? 


Le “vrai” travail ? celui qui bosse dur pour survivre misérablement ou 
celui qui exploite dur les autres pour vivre dans des palais dorés ?

Le 
“vrai” travail ? celui des actionnaires, des rentiers, des riches, des banksters 
du Fouquet&amp;#39;s qui gagnent 600 SMIC par an en dormant ?

Le « vrai » 
travail, celui de Maurice Levy patron qui se ramasse 16 millions d’euros 
d’argent de stocks option de poche pillés sur les richesses produites par les 
salariés.

Le « vrai » travail ? celui de Molex, de Sea France, de 
Gandrange et Florange, de Continental, de Lejaby, de Pétroplus, des Fonderies du 
Poitou, de toutes celles et ceux qui ont du se battre pour le garder 
?

Le “vrai” travail ? Qu&amp;#39;est ce qu&amp;#39;il y connaît ce cul doré de Sarkozy ? 
N&amp;#39;a jamais passé la serpillière dans une cantine ni poussé un chariot.



 

</description>
			<pubDate>Wed, 25 Apr 2012 10:50:17 +0100</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Deux morts : un ami et un ennemi...</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-regionales/deux-morts-un-ami-et-un-ennemi.html</link>
			<description>
Ils sont morts le même jour. 


Le premier était un grand résistant, un antifasciste, un ami de Ras l&amp;#39; front : Raymond Aubrac ! 


Nous poursuivons son combat en espérant être digne de lui.


L&amp;#39; autre, François Brigneau était un fasciste... un de moins...

Raymond Aubrac et son épouse Lucie furent des héros de la Résistance au moment où d&amp;#39; autres se vautraient dans la collaboration faisant le choix du parti des oppresseurs contre les opprimés, des bourreaux contre les victimes. 


Anticolonialiste, Raymond Aubrac avait choisi son camp celui du droit des peuples à disposer d&amp;#39; eux-mêmes, il soutiendra la lutte de libération nationale vietnamienne. Du soutien aux luttes des sans papiers à celui des IndignéEs il était de tous les combats. Les Aubrac n&amp;#39; hésitèrent pas à soutenir les prisonniers d&amp;#39; Action directe ou les militants antifascistes du groupe marseillais FTP. 


En 1990 ils furent parmi les premiers signataires de l&amp;#39; appel des 250 personnalités qui s&amp;#39;insurgèrent contre la banalisation du FN ( qui donna naissance à Ras l&amp;#39;front) et déclarèrent que   l &amp;#39;heure de la contre-offensive était venue .


Malgré leur âge ils ne refusaient jamais de répondre à l&amp;#39; invitation de lycéens afin de témoigner de leur combat contre  la bête immonde . 


Nous reserons fidèle à Raymond Aubrac en gardant intacte notre capacité de vigilance et de riposte à la montée des idées racistes, fascistes et xénophobes.

Tout autre est le parcours de François Brigneau (de son vrai nom Emmanuel Allot). 


Il milita au RNP parti collaborationniste fondé par Marcel Déat avant de s&amp;#39; engager dans la Milice le 6 juin 1944. A la libération il fut emprisonné à Fresnes en même temps que l&amp;#39; écrivain collaborationniste Robert Brasillach. Militant d&amp;#39; Ordre nouveau dans les années 1960 il sera cofondateur et vice-président du FN en 1972. Il prit publiquement la défense de Touvier ancien chef de la milice à Lyon, et fut aussi le premier  biographe  du négationniste français Robert Faurisson. Il se brouilla ensuite avec JM Le Pen, en 1998, lors de la scission du FN avec les partisans de Bruno Mégret. 


Il est mort, bon débarras!

</description>
			<pubDate>Sun, 22 Apr 2012 13:45:27 +0100</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Réunion publique à Dieppe, le 18 avril 2012</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-regionales/reunion-publique-a-dieppe-le-18-avril-2012.html</link>
			<description>
Contre le péril brun : résistance !


Des quartiers populaires totalement abandonnés, un harcèlement envers les fonctionnaires rétifs à l&amp;#39;ordre local, des pans de la population stigmatisés, le tissu associatif mis au pas, voire démantelé, une identité proclamée blanche et chrétienne : ce n&amp;#39;est pas seulement le rêve de militants  partisans de l&amp;#39;extrême droite, c&amp;#39;est aussi la réalité quotidienne de plusieurs municipalités encore
aujourd&amp;#39;hui en France.


Les années 90 et 2000 ont vu l&amp;#39;accession au pouvoir de candidats d&amp;#39;extrême droite (quelque soit leur écurie : FN, MNR, Ligue du Sud,...) dans plusieurs communes du Sud-Est. Les noms de Vitrolles, Marignane, Orange, Bollène, Toulon résonnent encore tristement à nos oreilles comme ceux de territoires gagnés à l&amp;#39;extrême droite. Pourtant, on ne pourrait jeter l&amp;#39;opprobe sur les populations de ces villes qui ont choisi comme représentants locaux des cadres du FN, sans chercher à expliquer cette situation. Plutôt que de détourner le regard, il nous faut nous pencher sur
la gestion qui a été faite de ces villes. 


En effet, ces quelques municipalités ont servi de laboratoire expérimental aux politiques réactionnaires et xénophobes et à l&amp;#39;idéologie d&amp;#39;extrême droite. Elles
sont le témoin de ce que pourrait être une  vague bleu Marine  à plus grande échelle. 


Ces mandats municipaux (parfois renouvelés, comme à Orange) ont aussi présenté d&amp;#39;autres avantages : servir de vitrine au FN, obtenir des moyens financiers et humains au service de l&amp;#39;organisation (tout comme les mandats européens ou d&amp;#39;autres mandats locaux) et gagner en respectabilité.


Si l&amp;#39;incapacité et la corruption généralisées ont eu raison de plusieurs de ces expériences effrayantes, certains édiles d&amp;#39;extrême droite se sont maintenus dans leur municipalité comme les époux Bompard (maires de Orange et Bollène dans le Vaucluse, sous l&amp;#39;étiquette Ligue du Sud).


Après plusieurs années de gestion par l&amp;#39;extrême droite, ces deux villes sont durablement marquées.
La préférence nationale y est plus qu&amp;#39;un slogan, les conflits entre communautés y sont bien réels et la stigmatisation de tout individu qui ne colle pas avec le décor  bleu-blanc-rouge  est passée de la parole aux actes.


L&amp;#39;association Ras l&amp;#39;front Rouen vous convie Mercredi 18 avril (19 h) à la Maison Jacques Prévert à la projection publique du documentaire de Bernard
Richard et Jean-Baptiste Malet  Mains brunes sur la ville . Elle sera suivie d&amp;#39;une discussion. 


Ce film dresse un portrait de ces municipalités  brunes  en questionnant les origines de cet état de fait. Pour nous, antifascistes, il nous invite à redoubler d&amp;#39;effort pour contrer tous les discours et agissements xénophobes. Il nous rappelle que l&amp;#39;extrême droite arrive généralement au pouvoir dans le sillage d&amp;#39;une dégradation grave de nos conditions d&amp;#39;existence et qu&amp;#39;elle ajoute aux ravages du capitalisme, les méfaits de la haine de l&amp;#39;autre, de l&amp;#39;intolérance et la répression de la contestation sociale.



Maison Jacques Prévert
Rue Montigny – Janval
76200 DIEPPE
Contacts : infos@rlfrouen.lautre.net
http://www.raslfrontrouen.com/

</description>
			<pubDate>Thu, 12 Apr 2012 17:31:38 +0100</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Haute-Normandie : les maires qui ont parrainé Marine Le Pen</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-regionales/haute-normandie-les-maires-qui-ont-parraine-marine-l-2.html</link>
			<description>
Département de l&amp;#39; Eure :


* Christian DE LANGHE maire de Saint-Martin la Campagne. Il avait  soutenu Jean-Marie Le Pen en 2007.Vote de la commune aux présidentielles 2012 en faveur de MLP : 38,89%


* Robert LEMARIEY maire de Fresne Cauverville.Vote de la commune : 25,49%


Département de Seine-Maritime :


* Christian ALEXANDRE maire de Heronchelles.  Il avait soutenu Jean-Marie Le Pen en 2007.Vote de la commune aux présidentielles pour MLP : 22,09%


* Jacques CARRE maire de Nolleval. Un fidèle à l&amp;#39; extrême droite, a soutenu Le Pen en 1995, Mégret en 2002 et de Villiers en 2007.Vote de la commune : 33,05%


* Gilbert COUTARD maire de Mesangeville.Vote de la commune : 33,01%


* Françoise DESCHAMPS maire d&amp;#39; Avesnes en bray.Vote de la commune : 32,42%


* Daniel FREBOURG maire de Pleine Sève.Vote de la commune : 22,43%


* Paul GREVET maire de Pierreval. Il avait soutenu de Villiers en 2007. Vote de la commune: 18,09%


* Guy LEMOINE maire d&amp;#39; Oudalle.Vote de la commune : 27,91%


* Claude MICHEL maire de Criquiers. Vote de la commune : 36,76%


Des villes où les positions xénophobes, islamophobes et racistes sont si importantes qu&amp;#39; il ne doit pas y faire très bon vivre, lorsqu&amp;#39; on ne partage pas ces idées nauséabondes.

</description>
			<pubDate>Mon, 09 Apr 2012 16:26:30 +0100</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>FN-FDESOUCHE : les liaisons heureuses</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-regionales/fn-fdesouche-les-liaisons-heureuses.html</link>
			<description>
L&amp;#39; ancien candidat FN Pierre Sautarel, responsable présumé du site Fdesouche, vient d&amp;#39; être mis en examen pour diffamation publique. Pour le soutenir l&amp;#39; extrême droite appelle à un rassemblement à Rouen le 27 mars.


Qu&amp;#39;est-ce que Fdesouche ?


Depuis 2006, le site fdesouche.com est devenu incontournable 
dans la fachosphère. Il est maintenant largement convoité par les 
dirigeants du Front National et sert de relais à ses idées. Analyse de 
David Doucet. 


« Fdesouche (http://www.fdesouche.com/), c’est un média à part entière » confiait Marine Le Pen (http://reversus.fr/2010/10/27/marine-le-pen-le-fn-doit-selargir-pour-arriver-au-pouvoir/) en début de semaine1 (http://owni.fr/2011/05/16/fn-fdesouche-les-liaisons-heureuses/#footnote_0_62880). Et pour cause : en cinq ans, ce blog est devenu une véritable institution du Front National…


En arrière-plan de cette tête de gondole  de la réacosphère 
française, une histoire fantasmée (de Vercingétorix  le Gaulois à 
Brigitte Bardot) et une réécriture vindicative du présent.  Les 
cyber-Français « de souche » ne se contentent pas d’investir la  toile :
ils cherchent à imposer leur « vision du monde  »…


	
	On ne présente plus François de Souche. C’est la vedette. L’étoile. La star.
	


Lorsqu’Emmanuel Ratier (http://fr.wikipedia.org/wiki/Emmanuel_Ratier)
accueille le blogueur à Radio Courtoisie, il n’est pas avare de  
compliments. L’essayiste et animateur proche des  milieux nationalistes 
n’est pas le seul à tenir en haute estime  le cyber-gaulois. De Marine 
Le Pen à Bruno Gollnisch, tous les ténors  de la droite nationale s’y  
référent.

Une institution

Rien ne prédestinait pourtant Fdesouche à  devenir une institution de
la mouvance nationale. Dans l’une de ses  premières interviews, 
accordée à la  RBN (webradio nationaliste), le  blogueur explique qu’il 
s’agissait  au départ d’un espace personnel,  censé narrer « les pérégrinations d’un Français de souche dans le Paris occupé ». (Écoutez le fichier audio)


Le tournant a lieu en 2006, lorsque le blog s’attaque au « décryptage de l’actualité
».  Au fil des années, son rythme élevé de publication et l’utilisation
intensive de la vidéo font grimper en flèche l’audience du site  
(300.000 utilisateurs/mois selon Google Adplanner (https://www.google.com/adplanner/planning/site_profile#siteDetails?identifier=fdesouche.com lp=true)).  Fdesouche devient une plateforme participative, dans laquelle tous  les lecteurs sont amenés à devenir « acteurs de la ré-information ».


Multipliant  ses relais sur le terrain,  Fdesouche parvient à sortir 
plusieurs vidéos  polémiques qui  cristallisent l’attention des médias :
l’agression d’un  professeur à Porcheville (http://www.lefigaro.fr/france/20060427.FIG000000113_le_film_insupportablede_l_agression_d_une_prof.html), des vidéos d’incidents à la Techno Parade et surtout une  scène d’agression dans un bus parisien en avril 2009 (http://www.causeur.fr/cachez-nous-donc-ce-bus-que-nous-ne-saurions-voir,2247). « Avec cette séquence, Fdesouche a forcé la porte des médias traditionnels » selon Bruno Larebière, directeur de publication de Novopress (http://fr.novopress.info/), l’autre gros site d’information de la blogosphère identitaire.


Fdesouche  devient alors un catalyseur de buzz (http://www.lepost.fr/article/2009/10/13/1739885_reacosphere-comment-le-blog-fdesouche-catalyse-les-buzz.html)
sur la toile, mais également une source  d’inspiration pour les  
dirigeants du FN. Caroline Monnot, journaliste au  Monde qui gère le  
blog Droite(s) extrême(s) (http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/), explique que « Marine Le Pen utilise Fdesouche pour capter ce qui interpelle son électorat ».  La preuve en est donnée en septembre 2009 lors de l’affaire Frédéric Mitterrand : Marine Le Pen réalise un gros coup médiatique (http://www.youtube.com/watch?v=CJJzsQecmyc feature=player_embedded) grâce aux  informations divulguées six jours auparavant par Fdesouche.




Capture d&amp;#39;écran de fdesouche.com



Qui se cache derrière ce blog ? La question continue d’agiter les médias, même si  les enquêtes de Rue89 (http://www.rue89.com/2008/07/05/un-verre-avec-les-extremistes-de-la-reacosphere) puis du Post (http://www.lepost.fr/article/2009/10/26/1760567_le-blogueur-francois-desouche-roule-t-il-pour-le-front-national.html)
ont en partie dissipé le mystère.  Trentenaire et patron d’une  
entreprise de communication, cet ancien  militant du Front National qui 
vit en région parisienne tient à  conserver son anonymat. Je suis 
malgré  tout parvenu à entrer  en contact avec lui par téléphone. 
Visiblement  surpris et plutôt inquiet, “François” m’invite à lui  
écrire un mail et  m’indique qu’il ne souhaite pas « répondre  aux 
questions  personnelles, (…) Fdesouche étant un site collectif,  
participatif. (…) A   l’inverse des thèmes que nous traitons,  nos  
personnalités n’ont pas  de raison de présenter un quelconque intérêt  
pour vous ».


Jean-Yves Camus (http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Yves_Camus), politologue et chercheur associé à l’IRIS, abonde dans ce sens :


	
	Ce qui est intéressant sur Fdesouche, c’est moins son origine que les raisons de son succès.
	


Pour avoir écouté la totalité des émissions auxquelles il a  
participé sur  Radio Courtoisie, je ne peux que souscrire à ce constat. “François”  n’est pas un grand théoricien. Plutôt fier de son audience, il se contente de  répéter en boucle l’histoire de son blog. Roule t-il pour le Front  National ? (http://www.lepost.fr/article/2009/10/26/1760567_le-blogueur-francois-desouche-roule-t-il-pour-le-front-national.html) Il serait bien difficile d’y répondre, même si, comme il le reconnaît en 2008, sa sympathie va  en premier lieu vers le FN. (Écoutez le fichier audio)


Au Front National, le sujet est d’ailleurs tabou, et on dément tout « lien de filiation
» avec le héraut nationaliste. Au téléphone avec Julien Sanchez,  
webmaster du site du Front National, ce dernier est plutôt gêné par mes 
questions et « refuse de commenter » l’éventuel passé de militant de “François”. Il reconnaît toutefois que « le Front lui envoie parfois des articles par mail qui peuvent l’intéresser ». Georges Moreau, membre du comité central du FN en charge de la communication  interne, préfère quant à lui parler d’une « impersonnalité active et indépendante, qui diffuse la bonne parole nationale ».


Pour  les primaires du parti, Marine Le Pen et Bruno Gollnisch passeront devant la caméra du blogueur (http://www.frontnational.com/?p=5983),
devenu incontournable. Plusieurs sources indiquent par ailleurs que  
François est souvent sollicité par des personnalités du FN, en raison de
son expertise sur le web. Difficile d’obtenir plus de précisions, mais
au fond l’important  n’est pas tant de savoir si Fdesouche est 
téléguidé  par le FN que de comprendre comment il a réutilisé les 
recettes du FN  pour devenir le « premier blog de la diaspora des descendants de gaulois…»


Le  tour de force politique de  Jean-Marie Le Pen est d’avoir réussi à
fédérer un ensemble hétéroclite  de groupuscules nationalistes, autour 
d’une promesse simple : « celle  d’un retour hyperbolique, celui du passé dans le futur. Donner à voir  un changement possible, un refus à l’œuvre, un combat en cours » comme l’explique brillamment le sociologue Erwan Lecœur dans son livre consacré au Front National (http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index.php?ean13=9782707139313).

« Identité, insécurité, immigration »

Fdesouche  emploie la même tactique en  récitant une partition 
monochromatique :  Identité, Insécurité et  Immigration. Comme il le dit
lui-même dans une interview accordée à  Radio Courtoisie : « nous avons évité les sujets qui clivent
». Malgré la vision ethno-différencialiste qu’il développe, le blogueur
ne prend  jamais parti entre les différents courants de la mouvance  
nationale, et se  contente de relayer les différentes tribunes des uns  
et des  autres. Face à une droite nationale divisée sur le terrain   
politique comme sur la toile, Fdesouche a compris que l’islam était le  
dénominateur commun le plus efficace pour faire de sa gazette le navire
amiral de la  blogosphère identitaire et nationaliste. Sur d’autres  
sujets obsessionnels  de l’extrême-droite, comme celui du sionisme,  
Fdesouche ne prend pas le  risque de froisser son lectorat et préfère  
botter en touche, quitte à  recevoir les foudres d’un Alain Soral (http://www.dailymotion.com/video/xb0zyp_soral-ridiculise-fdesouche-et-les-i_webcam) qui juge le blog trop timoré.





À l’image du Front, qui représente aux  yeux de nombreux militants 
frontistes une véritable famille d’adoption,  Fdesouche n’est pas un 
simple blog : c’est une plateforme  communautaire  et participative. Le 
coté défouloir raciste mis à  part, les  commentaires sont l’occasion 
pour les visiteurs de retrouver leurs  semblables, délivrés par la magie
du réseau de tout sentiment de  culpabilité. Quentin, lecteur assidu du
blog, déclare ainsi :


	
	Je   suis arrivé sur Fdesouche non sans quelques 
	réticences, voire avec de la   culpabilité au début. Je suis aujourd’hui
	satisfait de constater que   j’ai brisé les dogmes qui m’empêchaient de
	voir la réalité telle qu’elle   est.
	


Le facteur d’émulation est très fort sur Fdesouche. Selon Bruno Larebière, ce blog répond à un besoin : il « sert  de soupape de sécurité ». Il observe ainsi « beaucoup
de  discussions la nuit, beaucoup d’ennui aussi. Ils se lâchent dans  
les  commentaires et les espaces de discussion. Ils pourraient le faire 
ailleurs ». Jean-Yves Camus, spécialiste de l’extrême-droite, aboutit à la même conclusion lorsqu’il parle de « soupape de compensation
». Les différents animateurs du blog jouent de ce sentiment  
d’appartenance pour faire réagir la communauté. Depuis plus de deux ans,
il n’y a quasiment plus de  tribunes libres, l’éditorial a disparu, au
profit d’une revue de presse biaisée et axée sur le triptyque :  
immigration-islam-insécurité. Il n’y a bien entendu  aucune hiérarchie  
de l’information : une dépêche concernant une personne d’origine  
maghrébine  suspectée de braquage sera par exemple traitée au même  
niveau qu’un débat sur le  multiculturalisme allemand. (Écoutez le fichier audio)


Dans son déballage de faits bruts, Fdesouche cherche à se  
dé-responsabiliser, mais surtout à promouvoir sa pseudo-objectivité.  
C’est pour cette raison que le site recourt systématiquement au format  
vidéo, l’une des clés de sa réussite. François de Souche l’explique  
assez  bien lors d’une émission à Radio Courtoisie :


	
	Nous  avons  été les premiers à nous en servir 
	politiquement à ce point là.  (…) Les  personnes rentrent du boulot, 
	elles n’ont pas envie de lire des  textes  très compliqués ou de grandes
	thèses. Elles arrivent sur notre  site et  peuvent en dix minutes 
	regarder les différentes vidéos. (Écoutez le fichier audio)
	


Fdesouche fait ainsi office d’observatoire de toutes les séquences concernant l’immigration ou l’islam, surfant sur la pensée « zapping » de sa communauté et sur ses vieux réflexes pulsionnels. L’objectif  ? Formater  les consciences, les doter d’une « nouvelle  grille de lecture » afin qu’ils soient capables « de relire l’actualité  autrement ». (Écoutez le fichier audio)


Comme l’explique dans son livre (http://www.amazon.fr/Cin%C3%A9ma-histoire-Marc-Ferro/dp/2070328058) l’historien Marc Ferro, la vidéo est un « format
idéal pour s’adonner à une contre-analyse de la société, puisqu’elle a
pour effet de déstructurer ce que plusieurs générations d’hommes d’État,  de penseurs avaient réussi à ordonner en un bel équilibre. (…) La  caméra révèle le fonctionnement réel de ceux-là,
elle dit plus sur  chacun qu’il n’en voudrait montrer. Elle dévoile le
secret, elle montre  l’envers d’une société, ses lapsus. » Et si 
cela ne suffisait pas, Fdesouche tronque parfois les séquences  vidéos 
comme pour mieux les formater. Le journaliste John-Paul Lepers avec son
documentaire sur « la peur de l’Islam » en  a récemment fait l’amère expérience (http://latelelibre.fr/index.php/2010/09/le-site-f-desouche-diffuse-une-version-censuree-de-%C2%AB-qui-a-peur-de-l%E2%80%99islam-%C2%BB/).

Révéler la vérité dissimulée

Les  médias justement, parlons-en. À  défaut de pouvoir défiler dans 
les rues  à l’instar du GUD, Fdesouche  s’emploie à intimider des 
journalistes  pour donner de la consistance à  son action militante. Par
mail,  l’intéressé s’en défend :


	
	Nous n’avons pas vocation à être des  justiciers, et nous nous contentons de présenter à nos lecteurs des  faits bruts.
	


Pourtant, l’adresse d’une journaliste a été jetée en pâture  il y a  
encore quelques semaines, occasionnant des menaces téléphoniques.


Dans la novlangue « desouchienne », les médias sont les ennemis auto-désignés puisqu’ils n’ont de cesse de « cacher la vérité aux Français
»  (alors que Fdesouche la leur révélerait). Dans les faits, les 
blogueurs  de Fdesouche tirent habilement parti de la frilosité des 
médias à  s’emparer d’affaires qu’ils ont parfois eux-mêmes dénichées. 
L’affaire  du bus en avril 2009 met ainsi plus de six jours à éclater dans les médias traditionnels (http://www.causeur.fr/cachez-nous-donc-ce-bus-que-nous-ne-saurions-voir,2247). Pour celle concernant Frédéric Mitterrand, il faudra compter trois jours (http://www.marianne2.fr/Le-Pen-vs-Mitterrand-le-dangereux-silence-des-grands-medias_a182353.html). Les blogueurs nationalistes profitent de ce « malaise médiatique » pour mettre en scène leur hagiographie (http://www.youtube.com/watch?v=t_EW8J9sUkM feature=related). En réalité, comme l’explique Jean-Yves Camus :


	
	Il  n’y a pas de problème d’autocensure sur les thèmes 
	touchant à  l’immigration ou à l’islam. La campagne de Nicolas Sarkozy 
	en 2007 et  les débats sur le voile ou sur l’identité nationale ont fait
	sauter les  derniers tabous qui pouvaient subsister.
	


Le problème tient plus selon lui à « la  représentation 
scientifique à la télévision, dans la mesure où les  médias ont dû mal à
retranscrire des analyses fines, qui en raison de  leur complexité 
demandent du temps, comme sur les questions touchant à  l’islam ou à 
l’intégration. »


Volontairement  ou non, consciemment ou  pas, Fdesouche est devenu un
ballon sonde  pour le FN. Ayant réussi à  fédérer la mouvance nationale
sur la toile, l’objectif est  désormais de  la dépasser. De proposer 
leur identité collective et communautariste  comme une réponse à la « crise du sens qui touche notre société (http://www.dailymotion.com/video/xdudjz_lecoeur-troyes-juin2010-partie3-la_news#from=embed) ».


Lors  d’une interview accordée à  RadioCourtoisie, François Desouche 
défend  et justifie cette stratégie  de normalisation devant un Emmanuel
Ratier  quelque peu déboussolé :


	
	Nous,  on ne se définit pas idéologiquement, on est dans 
	un principe de revue   de presse, de mise à disposition de l’information
	(…) On veut que ce   soit nos lecteurs qui se fassent leur propre 
	opinion. Donc plus ça va,   moins on se définit idéologiquement. 
	(Écoutez le fichier audio)
	


Dans une émission enregistrée un an plus  tôt, le discours très 
policé  du blogueur avait déjà fait pousser des  cris d’orfraie au 
président du Club de l’Horloge Henry de  Lesquen (http://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_de_Lesquen), qui avait eu cette phrase assez révélatrice :


	
	Décidément, vous avez intégré le politiquement correct, vous !
	


Passage obligé pour « devenir un média capable de concurrencer les autres sites d’information » ?


En 2008, lors d’une soirée organisée par Fdesouche (http://www.rue89.com/2008/07/05/un-verre-avec-les-extremistes-de-la-reacosphere) à laquelle assistait  Marine Le Pen, le blogueur confiait vouloir transformer son blog en « Rue89 de droite ». Ce n’était pas une phrase en l’air puisque Fdesouche  s’est beaucoup inspiré du « site d’information à trois voix » – approche  participative, fidélisation de la communauté, essaimage : à l’instar  d’Eco 89 (http://eco.rue89.com/), Fdesouche possède également son site consacré à l’actualité  économique, Fortune (http://fortune.fdesouche.com/).


Quand elle est invitée à en parler (http://reversus.fr/2010/10/27/marine-le-pen-le-fn-doit-selargir-pour-arriver-au-pouvoir/),
Marine Le Pen ne cache désormais plus son admiration. Selon Georges   
Moreau, membre du comité central du FN, le site a pris tellement  
d’importance que c’est désormais Marine Le Pen qui tente  de séduire  
Fdesouche et non l’inverse.


	
	Elle est habile, elle cite  souvent Fdesouche à la télévision pour être reprise sur le blog et  améliorer son capital sympathie.
	


Selon lui, Fdesouche est devenu un  enjeu majeur pour le Front, « aujourd’hui,
il n’y a pas un adhérent du FN  qui ne va pas sur Fdesouche. (…) Le  
succès du Front et celui du blog  sont intimement liés…»


–
Article initialement publié sur Reversus sous le titre : “Fdesouche, la tête chercheuse du Front National” (http://reversus.fr/2010/10/28/fdesouche-la-tete-chercheuse-du-front-national/)


Sources audio : Radio Courtoisie (2009-2010) (http://www.pearltrees.com/reversus/11292508/)


Crédits photo FlickR by-nc-sa louisa_catlover (http://www.flickr.com/photos/louisa_catlover/280541336) / by-nc-sa cfarivar (http://www.flickr.com/photos/cfarivar/2949086930)


 

</description>
			<pubDate>Tue, 27 Mar 2012 09:09:01 +0100</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Tout savoir sur les Identitaires: des fachos 2.0</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-regionales/tout-savoir-sur-les-identitaires-des-facho.html</link>
			<description>
Principale mouvance issue d&amp;#39; Unité radicale, les identitaires se développent autour d&amp;#39; une stratégie multimédia rodée, d&amp;#39;une solidarité ethnique et d&amp;#39;implantations  alternatives . La violence fait partie de leur stratégie pour attirer la frange radicale de la jeunesse nationaliste.


Devenu parti politique lors de sa convention en octobre 2009, qui avait réuni plus de 600 de ses militants, à Orange (Vaucluse), le Bloc identitaire (BI) poursuit sa quête de repectabilité et est désormais bien installé à l&amp;#39; extrême droite de l&amp;#39; échiquier politique. 


Issus d&amp;#39; Unité radicale (organisation issue elle-même du GUD) elle sera dissoute après l&amp;#39; attentat manqué contre Jacques Chirac en 2002 par un de ses membres, Maxime Brunerie, les identitaires se sont construits tout au long des années 2000 autour de deux actes essentiels. 


Tout d&amp;#39;abord celle des coups médiatiques, comme les fameuses  soupes au cochon  qui sont un temps interdites par les pouvoirs publics. Ensuite sur un  gramsciste de droite  hérité de la Nouvelle Droite qui se traduit par la constitution de différentes associations (Novopress, Solidarité des Français pour la soupe au cochon, Comité d&amp;#39; entraide aux prisonniers européens pour le soutien aux militants inculpés, Solidarité Kosovo...), et l&amp;#39; intervention sur des terrains qui ne sont pas considérés comme directement politiques ( et en premier  lieu, les stades : les identitaires participent à l&amp;#39; animation de kops à Nice, Lyon, dans la tribune Boulogne du PSG...). 


C &amp;#39;est dans cette optique qu&amp;#39; ont été ouvertes, sur le modèle des centres sociaux italiens, des maisons identitaires (Nice, Lille, Bretagne, plus récemment Toulouse...) qui s&amp;#39; inscrivent dans une volonté d&amp;#39; implantation locale et de construction d&amp;#39;un tissu social  alternatif  avec comme référence la Casapound de Rome. Les Identitaires s&amp;#39; inspirent surtout de la Ligue du Nord italienne, avec laquelle ils entretiennent des liens étroits.


Une constellation d&amp;#39; organisations.


La défense des identités régionales, de l&amp;#39; enracinement est prépondérante dans leur discours : la théorie des  cercles concentriques  (identité régionale, nationale, européenne) se traduit par la constitution d&amp;#39; une constellation d&amp;#39; organisations locales (Jeune Bretagne, Projet Apache, Nissa Rebela, Rebeyne, Alsace d&amp;#39; abord, Vague normande...) sortes de  branches  des Jeunesses Identitaires, placées sous l&amp;#39; égide du BI, et qui mènent une campagne  Une autre jeunesse .


Cette  défense des identités (avec la dénonciation d&amp;#39;un  racisme antiblancs ) se traduit par un discours différencialiste qui vise les communautés issues de l&amp;#39; immigration extra-européenne, et en particuliers les musulmans. 


Les épisodes grotesques des apéros saucisson/pinard est un bon exemple de la traduction en actes de ce discours et de l&amp;#39; habileté communicationnelle de cette mouvance.


Ce discours combiné à des tentatives de récupération de questions comme l&amp;#39; écologie (en Bretagne au moment de la crise des algues vertes), le sécuritaire, les références à des figures comme Proudhon et Péguy, l&amp;#39; abandon officiel  de l&amp;#39; antisémitisme et même de toute référence à la question du sionisme, la maitrise d&amp;#39;internet et des modes d&amp;#39;action qui garantissent une bonne visibilité, et enfin le recours parfois assumé à la violence (organisation de tournoi de combat, entrainements à la boxe française sur l&amp;#39; île Lacroix à Rouen, mais aussi ponctuellement de  petites milices ) tout cela pouvait expliquer l&amp;#39; attrait d&amp;#39;une petite frange de la jeunesse désemparée, pour la mouvance identitaire.


C&amp;#39;est la chute finale !


Ce n&amp;#39; est plus un secret pour grand-monde que depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois, toute la mouvance identitaire (BI, mouvements de jeunesse, associations satellites...) se déchire et est parcourue par de nombreuses dissensions. Si, pour certains, les problèmes semblaient porter sur la non-participation du niçois Philippe Vardon à la réunion publique du 10 mars intitulée  La France en danger , il n&amp;#39; en était rien en réalité puisque Philippe Millau (également du BI) désirait organiser un évènement qui soit moins typé  identitaire  que les Assises contre l&amp;#39; Islamisation, et que Philippe Vardon, tout en étant au courant du projet, n&amp;#39; avait pas fait des pieds et des mains pour y participer. 


Les raisons de la discorde sont en fait bien plus profondes. Il semble qu&amp;#39; un fossé se soit creusé entre, d&amp;#39;un côté, tous les partisans d&amp;#39;une très large autonomie des différentes composantes du mouvement identitaire, soit une grande partie des  jeunes  emmenés par Philippe Vardon,et de l&amp;#39; autre, tous ceux partisans d&amp;#39;une structuration politique plus classique et donc plus hiérarchique. Cette opposition, qui fait ressortir aujourd&amp;#39;hui bon nombre de querelles non réglées depuis des lustres, survient alors que le mouvement identitaire va fêter ses 10 ans à l&amp;#39;automne prochain.


Au fond à droite !



Alors que l&amp;#39;on pouvait penser que la crise au sein des Identitaires serait apparue après les législatives, les différentes tendances se déchirant sur la stratégie à adopter vis-à-vis du FN, il semble que l&amp;#39; affrontement pointe son nez plus tôt que prévu et s&amp;#39; annonce violemment. Le moins étonnant n&amp;#39; est pas le le curieux silence de Fabrice Robert, véritable lien entre le Bloc et les jeunes, qui semble dépassé par la tournure prise par les évènements (1).


Alors que paradoxalement le projet de renouvellement culturel du militantisme à l&amp;#39; extrême droite semblait en passe d&amp;#39; être gagné par les Identitaires, c&amp;#39; est à cette période charnière que l&amp;#39; ensemble est proche de s&amp;#39; écrouler.  


Pour changer de dimension et sortir de la sphère groupusculaire, les Identitaires sont contraints de changer et de se positionner comme un parti politique, surtout que dans le domaine des jeunes et de l&amp;#39; activisme, ils sont talonnés sur leur doite par Batskin et ses toutes jeunes sections 3ème voie, mais pour combien de temps encore ? au vu de la personnalité de Serge Ayoub, il n&amp;#39; est pas à écarter que certains clashs se produisent dans les prochains mois...


(1) Finalement Fabrice Robert a réagi dans un communiqué en date du 19 mars, il déclare :   Philippe Millau n&amp;#39; appartient plus au bureau exécutif du BI. Il est déchargé désormais de toutes ses responsabilités nationale, régionale et sectorielle... .


(Grand merçi à Alexandre Timbaud et aux camarades de Reflexes pour leur aide précieuse)

</description>
			<pubDate>Sun, 18 Mar 2012 14:33:23 +0100</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Succès de la réunion de RLF à Mont-Saint-Aignan</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-regionales/succes-de-la-reunion-de-rlf-a-mont-saint-a.html</link>
			<description>  

Le 21 février, une réunion publique avait lieu à la maison de l&amp;#39;université à l&amp;#39;appel de Ras l&amp;#39;front Rouen, et réunissant une soixantaine de personnes. René Monzat, spécialiste de l&amp;#39;extrême droite invité pour l&amp;#39;occasion, a initié la discussion en rappelant l&amp;#39;histoire de ces mouvements à l&amp;#39;université. 


 Il a rappelé que le poids des organisations d&amp;#39;extrême droite à l&amp;#39;université, depuis la fin de la guerre, été plutôt limité. La montée de ces courants a toujours fait réagir la jeunesse et ils n&amp;#39;ont jamais connu de véritable soutien à la base, à part quelques militants aguerris. Les organisations d&amp;#39;extrême droite se bornent depuis longtemps à la réaction, parfois l&amp;#39;agression, contre des mouvements et des militants qui ont pour cadre d&amp;#39;action l&amp;#39;université. 


Elles ont pu s&amp;#39;illustrer par l&amp;#39;attaque d&amp;#39;étudiants qui occupaient leur université (comme l&amp;#39;attaque des étudiants en janvier 1967 par des militants d&amp;#39;Occident (1)) ; mode d&amp;#39;action dont elles sont encore coutimières. 


 Aujourd&amp;#39;hui, un comité comme celui de Fac Libre 76 (composé essentiellement de militants nationaux-révolutionnaires de Troisième Voie et d&amp;#39;identitaires) s&amp;#39;inscrit dans cette tradition réactionnaire. On peut, à ce titre, se référer à leur site dont un des textes revendique qu&amp;#39;on  [leur] foute la paix à la fac . Concrètement, il faut y voir une menace indirecte contre tout mouvement social qui s&amp;#39;installerait à l&amp;#39;université (2). 


Mais globalement, ces organisations, lorsqu&amp;#39;elles rentrent dans le jeu électoral universitaire, obtiennent des résultats assez faibles. 


&amp;#160;


René Monzat a aussi rappelé que l&amp;#39;extrême droite avait pu maintenir une certaine influence dans certaines sphères universitaires. Certains individus peuvent ainsi se prévaloir de leur fonction sociale pour véhiculer des thèses négationnistes, notamment, ou racistes. Ainsi, l&amp;#39;activité de l&amp;#39;extrême droite à l&amp;#39;université reste relativement marginale. Cependant, militants et intellectuels qui y évoluent peuvent opérer comme des cadres dans les partis et organisations d&amp;#39;extrême droite et même de la droite parlementaire. Il est ainsi tout à fait avéré que d&amp;#39;anciens militants de l&amp;#39;extrême droite radicale, s&amp;#39;étant assagis, avait rejoint les rangs de partis de droite (comme Gérard Longuet, Alain Madelin, Patrick Devedjian, Hervé Novelli, pour ne citer que les plus  illustres ). 


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Enfin l&amp;#39;exposé a été élargi à l&amp;#39;actualité de l&amp;#39;extrême droite française et notamment sur les liens entre Front National et les  satellites  d&amp;#39;extrême droite. Aujourd&amp;#39;hui, Marine Le Pen et son entourage ont opéré un véritable travail de reformulation idéologique ; ce qui a permis en partie de brouiller les cartes du jeu politique. Le FN met l&amp;#39;accent sur la formation d&amp;#39;une idéologie qui ne soit pas seulement contre l&amp;#39;ordre établi, mais cherche à fonder une radicalité de droite, de droite révolutionnaire proche de celle des années 30. Parallèlement à cette évolution idéologique (du moins, dans ce qui est communiqué dans l&amp;#39;espace public), le parti d&amp;#39;extrême droite a perdu sa force d&amp;#39;organisation et possède un faible potentiel de mobilisation. En revanche, la nébuleuse radicale qui gravite à sa droite parvient à faire intégrer certains de ces thèmes dans le  logiciel  FN. Certains de ces groupes servent ainsi de laboratoire d&amp;#39;idées au Front (comme les identitaires par exemple, qui ont contribué au glissement sémantique vers l&amp;#39; identité  au détriment de leur  protection de la race ). Malgré des rivalités d&amp;#39;organisation et d&amp;#39;options politiques, ils appartiennent tous à la même famille politique. 


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En marge de la réunion de Ras l&amp;#39; front, une petite dizaine de militants fascistoïdes, soit le ban et l&amp;#39; arrière-ban de l&amp;#39; extrême droite rouennaise, a manifesté le désir de venir perturber notre réunion. 


Ils sont heurtés à un refus des organisateurs. 


Ils ignoraient visiblement que lorsque des associations, des syndicats ou des partis organisent soit des manifestations, soit des réunions, ils/elles se donnent les moyens nécessaires afin que ces initiatives se déroulent sereinement, et en dissuadent les provocateurs d&amp;#39; en perturber le bon déroulement. 


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Sur leur site, Fac-libre 76 (libre de quoi au juste ?) ils relatent cette anecdote dans un « style » qui leur est propre, c&amp;#39; est à dire un agglomérat de haine et de vulgarité agrémentées de remarques sexuelles (partouzes, pignoler …) , le tout bien révélateur de ce type de personnages. 


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Ils relatent ensuite leur fin de soirée mémorable dans une taverne rouennaise... alors qu&amp;#39; ils auraient mieux faire d&amp;#39; aller relire R. Brasillach ou LF Céline comme avait du leur conseiller leur gourou  Stephane A.  , plus connu sous le pseudonyme de Sebastienderouen, présent ce soir là... 


Ils nous menacent d&amp;#39; être moins gentils la prochaine fois (toujours les mêmes méthodes d&amp;#39;intimidation...) nous leur promettons, nous, d&amp;#39;être plus nombreux.  


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Sur leur site, ils mettent des photos de militants de Ras l&amp;#39; front (avec des légendes d&amp;#39;une vulgarité affligeante, mais à leurs yeux sûrement « désopilantes ») non floutées, et sans tenir compte du droit à l&amp;#39; image. 


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Nous nous réservons donc le droit de porter plainte. 


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(1) Gérard Filoche  68 98 histoire sans fin  Flammarion 


  J’étais dans le groupe des étudiants de l’UNEF et du Comité Vietnam National présidé par Laurent Schwartz, attaqué le 12 janvier 1967 devant le restaurant universitaire de l’université de Rouen à Mont Saint Aignan. Nous distribuions des tracts contre l’agression US au Vietnam et pour le droit à l’indépendance du peuple vietnamien, en faveur d’un meeting “6 h pour le Vietnam” qui eut lieu dans la salle du Boulingrin à Rouen en février. Il était autour de 12/13 h quand le commando est surgi des brumes (il y avait du brouillard ce jour-là) aux cris de “Occident vaincra”, ils étaient plutôt une quarantaine, fortement équipés de barres de fer et de matraques, et parmi eux, à ma connaissance, Alain Madelin, Gerard Longuet, Alain Robert, Patrick Devedjian, Hervé Novelli, une pépiniére de ministres en fait. La bagarre a duré plus d’une dizaines de minutes, nous avons tout de suite perdu pied car nous n’avions aucune arme face à leurs barres de fer, c’est là qu’il y a eu plusieurs blessés, dont nos camarades Serge Bolloch (fracture du crane) et Laurent Marx (qui était malentendant) Toutes les vitres du restau U ont volé en éclats, chaises et tables ont servi de boucliers, avant que les nervis ne repartent. Le commando était pour l’essentiel venu d’ailleurs, de Paris surtout, il est reparti.  


(2) photo de l&amp;#39; extrême droite rouennaise, si soucieuse de la  liberté d&amp;#39;expression  lors de leur vaine tentative d&amp;#39; interdire le concert de ZEP à la MDU de Mont-Saint-Aignan.


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			<pubDate>Sat, 03 Mar 2012 18:15:03 +0100</pubDate>
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			<title>Réunion publique de Ras l' front Rouen</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-regionales/reunion-publique-de-ras-l-front-rouen.html</link>
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Depuis le second tour de la présidentielle de 2002, l&amp;#39; extrême droite française et ses idées ont fait du chemin. 


Le Front National joue aujourd&amp;#39;hui un numéro d&amp;#39; équilibriste : à la fois, il maintient son vieux fond de commerce réactionnaire et xénophobe et se donne maintenant un semblant de  visage social . Ce processus de banalisation du parti d&amp;#39; extrême droite a prospéré sur fond d&amp;#39; une  lepénisation  des esprits qui n&amp;#39; a épargné ni la société française ni ses dirigeants politiques. 


Comment ne pas sentir que le F-Haine a le vent en poupe lorsque le gouvernement en place reprend certains de ses projets, et qu&amp;#39;une partie de la classe politique cache mal son racisme  franchouillard  ? 


De plus, ce grand nettoyage de printemps de l&amp;#39;image du Front a donné l&amp;#39; occasion à des organisations de l&amp;#39; extrême droite radicale de sortir de l&amp;#39; ombre. Surfant sur la vague  bleue Marine  des membres de groupuscules identitaires (comme la Vague normande), royalistes, Fac libre, conspirationnistes (la Dissidence par exemple) de jeunes nationalistes se montrent et s&amp;#39; organisent. 


A Rouen, ils jouaient les gros bras devant la Maison de l&amp;#39; Université en octobre dernier à l&amp;#39; occasion d&amp;#39;un concert du groupe de rap ZEP, dont les paroles heurtaient leur sensibilité nationaliste et raciste. 


Ailleurs, plus en confiance, ils menacent les militants politiques et syndicaux,  agressent physiquement des individus qui ne correspondent pas à leur idée d&amp;#39; une France blanche ou s&amp;#39; essayent au comique pétainiste avec leurs apéros  saucisson-vin rouge  et autre  marche des cochons . 


La présence de cette mouvance de l&amp;#39; extrême droite n&amp;#39; est pas nouvelle, notamment sur nos campus. Elle a été particulièrement active et nuisible après le mouvement émancipateur de Mai 68, qui a fait de l&amp;#39; Université un lieu de réflexion critique. 


Aujourd&amp;#39;hui, la progression des idées du Front National et l&amp;#39; implication de groupuscules d&amp;#39; extrême droite à l&amp;#39;université doivent nous faire réagir. 


L&amp;#39; extrême droite n&amp;#39; a pas sa place à l&amp;#39; Université ! Pas de fachos à la fac ! Ni ailleurs... 


Dans le cadre du Festival Etudiant contre le Racisme et les Discriminations, l &amp;#39; association Ras l&amp;#39; front Rouen propose une réunion publique pour discuter de la progression des idées racistes et des organisations et groupes d&amp;#39; extrême droite en France, et en particuliers sur le terrain de l&amp;#39; Université. 


René Monzat introduira la discussion avec une mise en perspective de la mouvance extrême droite à l&amp;#39; Université. 



Mardi 21 février - 18h30
Maison de l&amp;#39; Université - campus de Mont Saint Aignan 

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			<pubDate>Thu, 16 Feb 2012 09:13:15 +0100</pubDate>
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