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		<title>RLF - Rouen</title>
		<description>Réseau de Lutte contre le Fascisme. Actualités Nationales.</description>
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			<title>RLF-Rouen</title>
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			<title>Cartographie de l' ultra-droite</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-nationales/cartographie-de-l-ultra-droite.html</link>
			<description>
(par J.Y. Camus)


 




Pour agrandir l&amp;#39;image, cliquez.



La volonté exprimée par Marine Le Pen de 
normaliser le Front national a pour effet automatique de créer un petit 
espace politique à sa droite. Phénomène qui, en retour, permet au FN de 
crédibiliser son « recentrage » en expliquant qu’il existe plus radical 
que lui. Quelle est la cartographie actuelle de l’ultra-droite 
française ? Quels sont ses rapports avec le FN et quel est son avenir ? 
Élaboré par le groupe antifasciste radical REFLEX en octobre 2011, le 
document ci-joint est un organigramme de cette nébuleuse éclatée. On 
peut le lire comme la preuve que le FN reste au centre du paysage. Mais 
aussi comme un signal qu’après avoir été, de 1972 à ces dernières 
années, une organisation- parapluie vers laquelle convergeaient toutes 
les radicalités (nationalisme-révolutionnaire ; néo-fascisme ; 
intégrisme catholique entre autres), celles-ci s’expriment désormais de 
manière autonome.


Les ostracisés :


Premières victimes des exclusions décidées par Marine Le Pen en 2011, ces militants qui avaient un pied au FN et l’autre à l’Œuvre française,
mouvement qui se réclame de « la mystique du territoire prônée par 
Barrès, l’empirisme organisateur de Maurras, les nouveaux aperçus 
sociologiques révélés notamment par Drumont, Carrel, Coston, Bardèche ».
L’ancien franciste Pierre Sidos, qui l’a fondée en 1968, en a laissé la
présidence en février 2012 à un exclu du FN, Yvan Benedetti. L’Œuvre 
française marche main dans la main avec un autre ancien frontiste : le 
conseiller régional de Rhône-Alpes Alexandre Gabriac, dirigeant des Jeunesses nationalistes.
Au FN, le dernier exclu pour cause de double appartenance a été, le 17 
février 2012, Laura Lussaud, membre du comité central. Il faut dire que 
quelques jours auparavant, le congrès de l’OF avait voté une déclaration
finale indiquant : « Ce que l’on désigne sous le vocable de communauté 
internationale n’est que le syndicat de défense de cette finance 
mondialisée et de l’entité sioniste de Palestine ». Les quelques 
dizaines de membres du Parti Nationaliste Français sont
orphelins depuis le décès fin janvier 2012 de l’ancien Waffen SS 
doriotiste Jean Castrillo, qui en était l’animateur. Orateur habituel de
la commémoration en l’honneur de Robert Brasillach chaque 6 février, il
dirigea jusqu’à sa mort le bimensuel Militant, qui servit de bulletin intérieur au FN avant de s’en séparer en 1980.


Les catholiques intégristes néo-fascistes du Renouveau français,
qui avaient pris le parti de Bruno Gollnisch sont eux aussi tenus à 
distance. Il est vrai qu’après avoir pris part aux manifestations contre
le Théâtre de la Ville à Paris, puis à la Marche pour la Vie des 
anti-avortement, ce RF vient de commémorer… l’anniversaire du coup de 
force antirépublicain manqué du 6 février 1934.


Les frères- ennemis :


Au plan électoral, la candidature de Carl Lang, ancien numéro trois du FN devenu président du Parti de la France
(PDF), n’est pas certaine d’aboutir. Alors qu’il tient meeting à Paris 
le 3 mars, son entourage assure disposer de 350 parrainages, soit une 
perte non négligeable pour Marine Le Pen. Le PDF campe sur les 
fondamentaux frontistes des années 80-90. Il participe à une structure, 
la Nouvelle Droite Populaire (NDP), qui agrège également les restes du MNR mégretiste et Pierre Vial, président du mouvement völkisch Terre et Peuple. Le porte-voix officieux de cette tendance est l’hebdomadaire Rivarol,
vendu en kiosques Pour donner une idée du contenu, citons le sommaire 
du 24 février : Lobby gay et lobby juif : l’overdose ! ; L’Iran a “brisé
l’idole” de l’holocauste ; Les Droits de l’Homme contre la 
civilisation.


Combat pour les ultras


Le contrôle de quelques centaines de 
militants décidés, à qui la rue ne fait pas peur et que les lois 
antiracistes n’empêchent pas de faire surenchère de radicalité, voilà 
qui est propre à déclencher une des guerres internes qui, au fond, 
limitent au moins les capacités de nuisance de la droite la plus 
extrême. Les groupes à contrôler sont le Front comtois (Franche-comté) ; Lyon dissident, Vlaams Huis/Maison de l’Artois (Lille et Pas de Calais). Ils sont actuellement dans l’orbite de Troisième voie,
le mouvement de Serge Ayoub, qui vend depuis peu en kiosques son 
journal Salut public. Bien qu’ayant reçu Marine Le Pen le 28 juin 2008 
dans sa salle parisienne appelée Le Local, Ayoub, 
figure historique du milieu skinhead puis nationaliste- révolutionnaire,
penche désormais vers la NDP. Dans la région de Lyon, devenue 
l’épicentre de la radicalité et où le niveau de violence physique a 
dangereusement augmenté ces derniers mois, les Jeunesses nationalistes 
espèrent elles- aussi s’allier avec Lyon dissident et les néo-nazis 
négationnistes de la Fraternité des Artamans.


Le GUD, proche du FN à Paris, ennemi à Lyon


Lors du meeting de campagne de Marine Le Pen à Lille, plusieurs militants connus du GUD
parisien ont été vus en compagnie des dirigeants des « Jeunes avec 
Marine » : leur soutien à la candidate FN est assumé. En revanche la 
direction du Front national de la Jeunesse a interdit par voie de 
circulaire aux étudiants frontistes lyonnais de présenter des listes 
communes avec des « groupuscules ennemis » aux élections universitaires.
Une mesure qui vise en priorité les Jeunesses nationalistes mais par 
ricochet le GUD lyonnais, la proximité entre les deux groupes étant 
avérée.


La mouvance identitaire


Le label  « identitaire » s’applique à plusieurs mouvements. Au Bloc identitaire
d’abord, qui vient de consulter ses adhérents pour sonder leur 
préférence en vue de la présidentielle. Résultat : 62,6% ont préféré 
qu’il n’y ait pas de consigne de vote contre 33,5% qui souhaitaient 
soutenir Marine Le Pen, un choix clairement assumé par Nissa Rebella,
la branche niçoise du Bloc dirigée par Philippe Vardon. Avec le FN, les
points de divergences portent notamment  sur l’Europe et la place des 
identités régionales.


La revue trimestrielle Réfléchir et Agir,
dont le dernier numéro présent en kiosques comprend une interview du 
sociologue Michel Maffesoli ( il y est beaucoup question d’une 
« tradition judéo-chrétienne » qu’il n’aime guère) s’affirme 
« ouvertement européenne, païenne, identitaire, socialiste et 
anti-capitaliste ». Comme le Mouvement d’Action Sociale,
R   A s’inspire beaucoup du mouvement italien Casapound qui se 
rattache au fascisme de la République de Salo et investit le terrain des
luttes sociales comme de l’avant-garde culturelle.

</description>
			<pubDate>Thu, 08 Mar 2012 17:21:13 +0100</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Qu'est-ce que l' UNI ?</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-nationales/quest-ce-que-l-uni.html</link>
			<description>

 

autocollant UNI 



L&amp;#39;UNI ou Union nationale interuniversitaire est présentée laconiquement sur les ondes comme une organisation étudiante  proche de la droite . Drôle de formule euphémisante. Et qui ne signifie pas grand chose puisqu&amp;#39;il existe des étudiants de droite qui ne se reconnaissent pas dans l&amp;#39;UNI. 


L&amp;#39;UNI est créée en 1969, en réaction aux évènements de mai 1968, et ce n&amp;#39;est pas vraiment un surgissement spontané. Son fondateur n&amp;#39;est pas étudiant. Il s&amp;#39;agit de Jacques Rougeot, professeur à l&amp;#39;université Paris-IV. On trouve aussi Jean-François Chauvel, alors grand reporter au Figaro, cité par Bob Denard dans ses mémoires sur une opération de recrutement de mercenaires au Yémen. Ou encore le PDG de Locatel, le loueur de télévision. Et Suzanne Marton, ex de l&amp;#39;UJP (mouvement de jeunesse gaulliste). 


Doubles affiliations 


Dans son Histoire du SAC (Service d&amp;#39;Action civique), parue chez Stock en 2003, l&amp;#39;universitaire François Audigier affirme que l&amp;#39;UNI fut créée à la suite d&amp;#39;un entretien dans le bureau de Jacques Foccart à l&amp;#39;Elysée. Et qu&amp;#39;elle bénéficia du soutien logistique de Charles Pasqua au SAC. Un objectif réunissait la petite équipe de fondateurs,  proches du SAC, écrit-il :  Lutter contre la loi Faure en préparation. Celle-ci multipliait, à leurs yeux, les compromis à l&amp;#39;adversaire (la gauche étudiante) et créait du désordre au lieu de rétablir l&amp;#39;autorité dans les universités  (p. 149). L&amp;#39;UNI revendique vouloir  regrouper tous ceux qui entendent soustraire l&amp;#39;éducation nationale à l&amp;#39;emprise communiste et gauchiste et défendre la liberté en luttant contre toutes les formes de subversion . Les doubles affiliations existent, comme celle de Gérard Daury, à la fois membre des instances nationales et de l&amp;#39;UNI et du SAC. 


Par la suite, l&amp;#39;UNI entretiendra des relations extrêmement étroites avec le MIL – Mouvement Intiative et Liberté – (même responsable national, Jacques Rougeot, et même adresse) créé en 1981, mais surtout actif à partir de 1986, qui, à la différence du SAC, a pignon sur rue et se veut un mouvement de réflexion, non un service d&amp;#39;ordre... Le MIL, qui existe toujours aujourd&amp;#39;hui, fait figure de lobby très conservateur et ultradroitier au sein de la mouvance gaulliste. Dès sa création, il constitue  un curieux laboratoire idéologique où se croisent les influences hétérogènes de la droite libérale (façon reaganisme années 1980), d&amp;#39;un catholicisme réactionnaire et d&amp;#39;un gaullisme rigide. On y sert un discours musclé sur la préférence nationale, le combat contre l&amp;#39;avortement, la défense de l&amp;#39;école libre, le rejet des valeurs &amp;#39;gauchistes&amp;#39;, un ensemble qui n&amp;#39;a rien à envier au programme frontiste . (François Audigier) 


Passerelles 


Des militants qui ont fait leurs classes à l&amp;#39;UNI tel Eric Raoult se retrouvent aujourd&amp;#39;hui encore au MIL. 


Des passerelles vont exister avec les militants d&amp;#39;extrême droite dans les facs et notamment le GUD (extrême droite radicale), lequel affiche, pourtant, en privé son mépris pour les  droitards . Il y aura ponctuellement des flirts plus ou moins poussés, et parfois des listes communes dans certaines universités. L&amp;#39;UNI participera dans les années 1980 à des actions musclées dans les facs, avec le renfort du GUD  sans lequel elle n&amp;#39;aurait pas eu le rapport de forces sur le terrain. 


En janvier 2010, une partie de l&amp;#39;UNI (la branche étudiante) s&amp;#39;autodissout avec plusieurs autres associations étudiantes dans le MET, Mouvement des étudiants, avec l&amp;#39;aval de l&amp;#39;UMP, qui espère ainsi bénéficier d&amp;#39;une nouvelle structure qui ne soit pas  un repoussoir pour les étudiants de droite modérée. L&amp;#39;UNI maintenue, devant laquelle est intervenu Claude Guéant, conserve le discours musclé d&amp;#39;origine et se concentre sur  le combat pour les valeurs . 


Pour l&amp;#39;UMP, l&amp;#39;UNI est aujourd&amp;#39;hui très utile : elle peut concurrencer l&amp;#39;extrême droite sur ses thèmes, comme on l&amp;#39;a vu fin 2011 autour du droit de vote des étrangers. C&amp;#39;est une sorte de pendant universitaire à la Droite populaire, collectif de députés qui compose l&amp;#39;aile la plus radicale de l&amp;#39;UMP. Par ailleurs, quand le MET s&amp;#39;est créé, certaines sections universitaires de l&amp;#39;UNI ont fait de la résistance, comme à l&amp;#39;université de droit d&amp;#39;Assas, avant de rentrer dans le rang. D&amp;#39;autres, comme à Lyon notamment, ont vu certains de leur leader locaux rejoindre les rangs du FNJ. 


(Source : le site Droite(s) Extreme(s)) 


</description>
			<pubDate>Mon, 06 Feb 2012 08:23:30 +0100</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Marine Le Pen valse à Vienne : le récit</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-nationales/marine-le-pen-valse-a-vienne-le-recit.html</link>
			<description>
( source : Mediapart du 31/01/2012) 


 L’été dernier, les attentats d’Oslo et les analyses sulfureuses de certains dirigeants du FN avaient déjà montré que le parti n’était pas ce « nouveau FN » que veut nous présenter sa présidente (lire notre article). Le bal de la Fédération des corporations pangermanistes auquel a participé Marine Le Pen, vendredi dernier à Vienne, en offre une confirmation. Un « bal immonde pour nostalgiques du IIIe Reich », selon SOS Racisme. Le « respect de la part des Viennois de la tradition », selon la présidente du FN. 


Mediapart livre les détails de cette visite en Autriche. 


L&amp;#39;agenda de Marine Le Pen faisait simplement mention d&amp;#39;un « bal du Palais impérial ». Le communiqué de sa visite préférait évoquer, sur plusieurs lignes, la rencontre avec Martin Graf . Député du FPÖ (le parti autrichien de la liberté ), il est le vice-président du Parlement autrichien depuis 2008. Martin Graf est aussi un idéologue. Chef de file de l’aile la plus dure de l’extrême droite autrichienne, il est membre d’Olympia (voir le site Internet), une corporation secrète d&amp;#39;extrême droite, interdite aux Juifs et aux femmes. Voici la description qu&amp;#39;en fait Blaise Gauquelin, le correspondant en Autriche de Libération, L’Express et RFI : « Le duel au sabre est pratiqué dans des caves des beaux quartiers de Vienne. Les membres se reconnaissent entre eux à la balafre qu’ils se doivent d’exhiber sur une joue.» 


Le bandeau du site Internet d&amp;#39;Olympia. 


&amp;#160;


Chaque année, ce bal, organisé dans l&amp;#39;ancien palais impérial de la Hofburg, suscite une polémique. Et pour cause : il est le rassemblement de toute l&amp;#39;extrême droite européenne et un réservoir de cadres du FPÖ. Organisé par Udo Guggenbichler, qui siège au conseil municipal de Vienne en tant qu&amp;#39;élu FPÖ, il est décrit par le journal autrichien Der Standard comme « un des moments importants de l&amp;#39;année pour les fraternités étudiantes et les politiques de la droite dure ». Le DÖW, centre de documentation de la résistance autrichienne, évoque une « rencontre volontaire de réseaux nationalistes allemands », dominée par des fraternités étudiantes ayant des connexions avec l&amp;#39;extrême droite. Ces « Burschenschaften » (corporations) comptent environ 4.000 membres, qui sont engagés leur vie durant dans des fraternités dont les noms – Aldania, Vandalia, Gothia, Silesia et Olympia, donc – cultivent une germanité mythique, rapporte Le Monde. 


Ce rassemblement annuel est aussi l&amp;#39;occasion de recevoir des figures du négationnisme (comme John Gudenus, un ancien membre du FPÖ), des responsables internationaux d&amp;#39;extrême droite (le Vlaams Belang belge, le parti national-démocrate allemand – NPD –, le sulfureux Alexander Dugin, du parti eurasiste de Russie).

Mais cette année, la manifestation a carrément provoqué un tollé : la date coïncidait avec le 67e anniversaire de la libération du camp d&amp;#39;extermination d&amp;#39;Auschwitz. Un « affront » pour certains. Le député Vert Karl Öllinger s’est indigné : « Peut-on imaginer qu&amp;#39;un extrémiste comme (Jean-Marie) Le Pen aille danser au palais de l&amp;#39;Elysée ? » La société de gestion du centre de conférences a quant à elle refusé de louer – à l&amp;#39;avenir – les salons de la Hofburg à ces corporations étant donné la « dimension politique et médiatique actuelle » du bal (lire l&amp;#39;article du Standard). 


Une importante contre-manifestation (entre 3.000 et 5.000 personnes) a été organisée devant les portes du bâtiment, à l&amp;#39;appel de SOS Mitmensch (SOS Racisme), des Verts et d&amp;#39;organisations liées au Parti social-démocrate ou aux Eglises . 

« Nous sommes les nouveaux Juifs »

C&amp;#39;est Heinz-Christian Strache, le chef du Parti de la liberté (FPÖ), qui a convié Marine Le Pen à ce bal. Cent vingt journalistes avaient demandé une accréditation, mais seule l&amp;#39;agence de presse Austria Presse Agenture a été autorisée à entrer. Son compte-rendu est « étonnamment laconique », relève le journaliste Blaise Gauquelin. En réalité, il était facile de se procurer des places en déboursant 72 euros. C&amp;#39;est ce qu&amp;#39;ont fait les journalistes de Der Standard. Ils ont discrètement filmé le cérémonial d&amp;#39;ouverture  et réalisé un reportage photo (à lire ici). 



Ils décrivent les 3.000 personnes présentes – dont les deux tiers viennent d&amp;#39;Allemagne pour l&amp;#39;occasion. Des « dames élégantes », des « vêtements noirs », des « coiffures » « œuvres d&amp;#39;art monstrueuses » avec « des hectolitres de laque pulvérisée ». Ils évoquent ce jeune type avec une blessure à la joue, pansement ensanglanté, se baladant tout fier dans l&amp;#39;assistance. 


22 heures, les portes s&amp;#39;ouvrent. Apparaissent les invités d&amp;#39;honneur : Heinz-Christian Strache, Martin Graf, Barbara Rosenkrantz (candidate FPÖ à la présidentielle), Barbara Kappl (députée de Vienne), et l&amp;#39;idéologue du parti Andreas Mölzer, John Gudenus et son fils. Puis les invités internationaux : Marine Le Pen, vêtue d&amp;#39;une robe noire, le Suédois Kent Ekeroth, Philip Claeys du “Vlaams Belang” belge. La présidente du FN « se montre quelques heures ». Les autres invités « entament une danse » sur l&amp;#39;invitation du député FPÖ Franz Obermayr. « Le bal est un symbole pour l&amp;#39;amour de notre patrie », lance Strache à l&amp;#39;assistance, acquise. Il évoque « notre culture », « la culture allemande ». Et entonne un chant populaire allemand, symbole de la résistance anti-nazie : « Die Gedanken sind frei » (« Les pensées sont libres »). 


S&amp;#39;ensuit une scène extravagante. Pendant le bal, Strache explique à des invités, sans savoir que des journalistes du Standard sont à proximité, que le FPÖ est victime d&amp;#39;attaques « comparables à la nuit de cristal ». « Nous sommes les nouveaux Juifs », dit-il. La déclaration fait scandale en Autriche ces jours-ci, d&amp;#39;autres partis estimant « insupportables » ces propos (lire ces articles du Standard ici et là).


Selon le journal, la rumeur d&amp;#39;une venue de Marine Le Pen l&amp;#39;an dernier comme « invitée d&amp;#39;honneur » avait déjà couru. Cette année, c&amp;#39;est d&amp;#39;abord Jean-Marie Le Pen, déjà présent en 2008, qui était pressenti comme l&amp;#39;expliquait Der Standard le 23 janvier. Pourquoi Marine Le Pen a-t-elle remplacé son père au dernier moment ? Strache est depuis longtemps en très bons termes avec la famille Le Pen. Le 8 juin 2011, il a tenu une conférence de presse conjointe au Parlement européen avec Le Pen fille et père, tous deux députés européens (photo ici). 


Der Standard rapporte qu&amp;#39;une rencontre est prévue dans le début de l&amp;#39;année entre Marine Le Pen, Heinz-Christian Strache, le Vlaams Belang et l&amp;#39;extrême droite italienne, membres de l&amp;#39;Alliance européenne pour la liberté (AEL), qui rassemble des formations eurosceptiques d&amp;#39;extrême droite (Le Pen y a adhéré en octobre). Strache souhaite que ces partis s&amp;#39;unissent notamment contre l&amp;#39;entrée de la Turquie dans l&amp;#39;Union européenne. Ce bal des corporations serait donc une première étape.


Le bal a aussi été l&amp;#39;occasion pour Jean-Marie Le Pen de s’illustrer dans une énième provocation : « J&amp;#39;ai moi-même assisté à cette magnifique manifestation qui retrace d&amp;#39;ailleurs le Vienne du XIXe siècle, c&amp;#39;est Strauss, sans Kahn, si vous voulez », a-t-il lancé sur France-3. « Un trait d&amp;#39;humour », a justifié sa fille. Le site Nations Presse a diffusé cette brève vidéo du bal en expliquant qu&amp;#39;il s&amp;#39;agissait d&amp;#39;une « institution en Autriche ». Sur son blog, Ludovic De Danne, conseiller aux affaires européennes de Le Pen, dénonce une « désinformation inouïe ». « Certes, certaines fraternités sont “catholiques” et certaines autres posent la condition de la nationalité… et alors ? », écrit-il. Contacté, le FN n&amp;#39;a pas souhaité nous répondre .





En meeting à Perpignan, dimanche, la présidente du FN a répondu aux attaques et dénoncé une « extrême gauche qui essaie d&amp;#39;obtenir par la violence ce qu&amp;#39;elle ne peut pas obtenir par les urnes » (vidéo ci-contre). « Il y a des limites à l’insulte et à la diffamation », s&amp;#39;est-elle écriée à la tribune, brandissant la menace du procès (un classique chez elle – lire notre article). Son argument : « Ces bals sont traditionnels et sont la représentation du respect de la part des Viennois de la tradition. Eh bien nous aussi, nous aimons le respect de la tradition. »


En France, des associations (SOS Racisme, l&amp;#39;Union des étudiants juifs de France – UEJF) ont vivement dénoncé la présence de la candidate à la présidentielle à ce bal. Le Front de gauche a fustigé le « week-end » de la « VRP de la haine ». Le MoDem a estimé que Marine Le Pen a « tombé le masque » en participant à ce bal et fustigé ce « bal tragique ». Lundi, le PS et l&amp;#39;UMP sont restés silencieux sur le sujet. « Un non-événement », a expliqué à Mediapart le secrétaire national et député UMP Sébastien Huyghe.




</description>
			<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 11:13:15 +0100</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Le Pen : son &quot;vive la sociale&quot; de pacotille inquiète la gauche et l' UMP</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-nationales/le-pen-son-vive-la-sociale-de-pacotille-inquiete-la-gauche-et.html</link>
			<description>
(source:  Mediapart)



De Gaulle, Clemenceau, Einstein, Cocteau, Paul Claudel, Clovis, Jeanne d&amp;#39;Arc, 
les martyrs de Verdun, l&amp;#39;article 2 de la Constitution, Michel Debré, 
Marie-France Garaud, la «nuit du 4 Août». Il suffit d&amp;#39;écouter 
Marine Le Pen lors de ses deux derniers meetings pour 
comprendre que la présidente du Front national brouille les pistes, entre 
citations gaullistes, références à la Révolution de 1789 et classiques de 
l&amp;#39;extrême droite. 


 


à Tours. (http://www.frontnational.com/videos/congres-du-fn-a-tours-discours-d%E2%80%99investiture-de-marine-le-pen/) Ce 16 janvier 2011, elle a cité Jaurès. Deux mois 
plus tard, à Toulon (/journal/france/130311/comment-parle-marine-le-pen-une-journee-dans-le-var), elle mentionne le révolutionnaire Danton pendant que 
la chanson du meeting évoque «Ferrat» et «Ferré», deux références 
de la culture communiste. Pour son discours du 1er mai (http://www.lexpress.fr/actualite/politique/le-1er-mai-revolutionnaire-de-marine-le-pen_988099.html), elle s&amp;#39;adresse aux classes populaires et évoque 
Victor Schoelcher (qui a aboli l&amp;#39;esclavage) et deux autres figures de la 
Révolution, Condorcet et Robespierre. Le 13 mai, elle prône la 
«démondialisation» lors d&amp;#39;une conférence (http://www.lepoint.fr/politique/election-presidentielle-2012/marine-le-pen-et-maintenant-le-pouvoir-d-achat-13-05-2011-1330310_324.php) sur le pouvoir d&amp;#39;achat. Le 19 novembre (http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2011/11/19/marine-le-pen-presente-son-projet-pour-un-etat-fort_1606610_1471069.html), elle fait l&amp;#39;apologie de son «Etat 
stratège». Le 11 décembre (http://blogs.mediapart.fr/blog/marine-turchi/111211/marine-le-pen-reprend-le-slogan-de-melenchon), elle promet d&amp;#39;être «la présidente des 
invisibles».


Pour ses discours, la patronne du FN picore chez Mélenchon, chez Montebourg 
comme chez le Sarkozy de 2007. Et l&amp;#39;opération fonctionne. Chez les classes 
populaires et une partie de la classe moyenne, le Front national trouve un 
certain écho (lire notre enquête (/journal/france/070911/pourquoi-marine-le-pen-parle-aux-classes-populaires) et notre onglet «Prolonger»). La patronne du FN 
reprend l&amp;#39;électorat populaire que Nicolas Sarkozy avait déjà dérobé à la gauche 
en 2007. Il s&amp;#39;agit pourtant d&amp;#39;une belle supercherie. Explication.


	Le Sarkozy du «pouvoir d&amp;#39;achat» et des petits patrons de 
	2007


«Ma boussole, vous la connaissez, elle n&amp;#39;a pas varié et elle ne variera 
pas : la croissance, l&amp;#39;emploi et le pouvoir d&amp;#39;achat», lance-t-elle le 19 
novembre, en présentant son projet. La Marine Le Pen de 2012 reprend beaucoup au 
Sarkozy 2007. 

Exemple au 20 heures de France-2, le 18 novembre 
(vidéo ci-contre). Elle promet d&amp;#39;«augmenter (le) pouvoir d&amp;#39;achat 
directement» et de «recréer l&amp;#39;emploi», dénigrant «l&amp;#39;accompagnement 
du chômage». «Les Français attendent de la croissance, qu&amp;#39;on les protège 
face à la mondialisation, qu&amp;#39;on cesse la concurrence déloyale (...) que les 
PME-PMI soient enfin aidées parce que c&amp;#39;est la source de la création 
d&amp;#39;emplois.» Du Sarkozy dans le texte.
En 2007, le patron de l&amp;#39;UMP décrétait 
«une crise du travail» et se présentait comme «le candidat du pouvoir 
d&amp;#39;achat» (voir la vidéo (http://www.dailymotion.com/video/x1jqmy_question-a-sarkozy-travailler-plus_news)). Pour lui, la relance de la croissance passait 
par celle des PME-PMI (vidéo ci-contre). «Je propose que l&amp;#39;Etat conduise une 
véritable politique de la commande publique au profit des PME», 
promettait-il dans ses propositions de campagne (http://www.scribd.com/doc/29842428/Propositions-Sarkozy-campagne-2007). Il prônait aussi la lutte contre 
«l&amp;#39;assistanat»: «Je ne peux pas accepter une société où un assisté ait 
à la fin du mois davantage que celui qui travaille.» Marine Le Pen surfe sur 
cette thématique, qu&amp;#39;elle rebaptise «lutte contre les profiteurs du bas». 
Nicolas Sarkozy promettait de réduire les prélèvements obligatoires de 4 points? 
Elle propose de «les alléger». 
Dans sa dénonciation des marchés financiers, des 
banques et du CAC 40, elle se calque sur le Sarkozy du discours de Toulon (http://www.elysee.fr/president/root/bank/print/P2096.htm). Le 25 septembre 2008, le chef de l&amp;#39;Etat 
actait «la fin du capitalisme financier» et d&amp;#39;«une certaine idée de la 
mondialisation» après l&amp;#39;effondrement de la banque Lehmann Brothers. Il 
expliquait que «l&amp;#39;idée de la toute-puissance du marché» sans «aucune 
intervention politique» est «une idée folle» (vidéo ci-contre). Quand 
la présidente du FN affirme vouloir «protéger» les Français, elle copie 
tout simplement le nouveau slogan (/journal/france/100811/pour-2012-sarkozy-veut-rejouer-le-president-pompier-de-la-crise) du chef de l&amp;#39;Etat.

Pourquoi faire du Sarkozy? Parce que le président a montré en 2007 qu&amp;#39;un tel 
discours fonctionnait. Surtout, parce qu&amp;#39;il ne pourra pas le servir à nouveau en 
2012. «Il a trahi les Français, il n’a été que le  président du désespoir 
d’achat », dénonce-t-elle dans son projet. «Insécurité, liberté, 
immigration, démocratie, pouvoir d&amp;#39;achat, chômage, vous avez été trompés 
– la belle affaire!», martelait-elle le 19 novembre.


Le tournant «social», affiché dès 2002 par Le Pen 
père

	La «démondialisation», thème phare de Montebourg


13 mai 2011: Marine Le Pen s&amp;#39;empare du concept de la 
«démondialisation» lors d&amp;#39;une conférence sur le pouvoir d&amp;#39;achat et 
explique «s&amp;#39;inspirer des travaux de l&amp;#39;économiste Jacques Sapir» 
(lire notre enquête (/journal/france/130511/lopa-du-fn-sur-la-demondialisation)). Ce concept très flou (/journal/economie/090511/demondialisation-le-mode-demploi-dun-concept-flou-mais-succes) de «démondialisation» a été défendu en France par 
des personnalités plutôt ancrées à gauche (Edgar Morin, Emmanuel Todd, Frédéric 
Lordon). Il a été mis en avant dès novembre 2010 par Arnaud Montebourg, qui y 
consacre un chapitre entier dans son livre programmatique (/journal/france/201110/son-programme-cent-idees-et-le-capitalisme-cooperatif-en-etendard) (lire notre entretien (/journal/france/090511/montebourg-oui-un-protectionnisme-partage)). Jusqu&amp;#39;à présent, elle se contentait de se présenter (/journal/france/130311/comment-parle-marine-le-pen-une-journee-dans-le-var?page_article=3) comme «anti-mondialiste», par 
opposition à l&amp;#39;«alter-mondialiste» Olivier Besancenot. Désormais, 
elle répète que le vrai clivage n&amp;#39;est plus entre gauche et droite, mais entre 
«nationaux» et «mondialistes». 


	La défense des «invisibles» de Mélenchon


La veille de son meeting à Metz, Marine Le Pen a appelé à une 
«révolution» et «une nouvelle nuit du 4 Août» (en référence au 4 août 1789 (http://www.lejdd.fr/Election-presidentielle-2012/Actualite/Marine-Le-Pen-veut-une-nouvelle-nuit-du-4-Aout-interview-437441/?from=cover)). En Lorraine, elle promet d&amp;#39;être 
la «présidente des oubliés» et «des invisibles»: «Agriculteurs, 
chômeurs, ouvriers, retraités, habitants des campagnes françaises, vous êtes les 
invisibles, broyés par un système financier fou. Pour la caste politique UMP-PS, 
face à leur Dieu, le triple A, vous êtes des triples riens.» Formule 
efficace, qui reprend... le slogan de Jean-Luc Mélenchon: «rendre visible les 
invisibles» (lire notre billet (http://blogs.mediapart.fr/blog/marine-turchi/111211/marine-le-pen-reprend-le-slogan-de-melenchon)). Elle s&amp;#39;inspire également de un communiqué (http://blogs.mediapart.fr/blog/marine-turchi/111211/marine-le-pen-reprend-le-slogan-de-melenchon) dénonçant un «plagiat». Le lendemain 
matin, Jean-Luc Mélenchon rénchérit avec un vif billet sur son blog (http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/12/11/leurope-austeritaire-est-nee/). Il accuse la patronne du FN de «pill(er) 
à grande échelle le vocabulaire et les références du Front de gauche». 
«La voilà qui parle de  révolution . Oui mais attention! On devine 
qu&amp;#39;il ne s&amp;#39;agit pas de  révolution citoyenne  ni de révolution socialiste, bien 
sûr. Il s&amp;#39;agit de  révolution nationale  (...) une reprise du label du régime du 
maréchal Pétain», écrit-il.


La présidente du FN invoque le «peuple» à tout bout de champ (48 fois 
dans son seul discours du 19 novembre). «Le peuple toujours, le peuple 
partout», a-t-elle exigé. Ce «peuple» dont elle a fait son slogan 
2012 («la voix du peuple, l&amp;#39;esprit de la France») et qui, répète-t-elle, 
a été «pillé par ses élites», cette «caste» «corrompue», qui 
«se partage le pouvoir depuis des années» et n&amp;#39;a «jamais eu que faire 
de l&amp;#39;intérêt des Français». Elle a même modifié son élocution avec un parler 
plus populaire, mangeant les mots, glissant de petites fautes de français, 
multipliant les «eux» et les «nous».


Mais un décryptage plus minutieux de ses discours et propositions mettent au 
jour l&amp;#39;imposture. Car Marine Le Pen a trouvé une vraie astuce électorale sans 
aucune cohérence politique.


	Des références sociales qui ne sont pas nouvelles
	


Tournant «social»? Pas du tout. Le Pen père s&amp;#39;était déjà donné des accents de 
gauche. Deux exemples: au soir du 21 avril 2002 (http://www.liberation.fr/evenement/0101410358-le-pen-ou-le-hold-up-electoral-du-siecle), il part à la pêche aux sans-voix, 
déçus ou abstentionnistes: «N’ayez pas peur de rêver, vous les petits, les 
sans-grade, les exclus»; «vous les mineurs, les métallos, les ouvrières 
et les ouvriers de toutes les industries ruinées par l’euromondialisme de 
Maastricht. Vous, les agriculteurs aux retraites de misère et acculés à la ruine 
et à la disparition, vous aussi qui êtes les premières victimes de 
l’insécurité». Le 25 février 2007 (http://www.leparisien.fr/politique/le-pen-s-adresse-aux-sans-grade-26-02-2007-2007802171.php), à Lille, il dénonce «le capitalisme 
financier planétaire» et prétend être «la voix du peuple». A nouveau 
il s&amp;#39;adresse aux «petits», aux «obscurs», aux 
«sans-grade».


 


en train de serrer la main à Reagan (/journal/france/011111/marine-le-pen-peine-mettre-un-pied-sur-la-scene-internationale?page_article=2) en 1984 qu&amp;#39;en jeune 
«gueule noire» dans la mine. A l&amp;#39;époque, sa directrice stratégique de 
campagne s&amp;#39;appelle Marine Le Pen...


 En mars 2009 (http://blogs.mediapart.fr/edition/pol-en-stock/article/250309/le-fn-tente-une-opa-sur-jaures), en amont d&amp;#39;un meeting de Mélenchon dans le 
Tarn, le FN placarde la circonscription dont Jaurès fut député d&amp;#39;affiches 
«Jaurès aurait voté Front national». Accompagné de ce communiqué: «Voilà une 
manière de rappeler qu’aujourd’hui, la seule formation politique en France à 
défendre les valeurs de justice sociale et d’humanisme est le Front National de 
Jean-Marie Le Pen.»


Pour l&amp;#39;économiste et secrétaire national du Patri de gauche, Jacques 
Généreux, Marine Le Pen est tout simplement «plus habile que son père, elle a 
réussi à masquer son programme libéral avec une stratégie de com&amp;#39;: dire 
que le FN s&amp;#39;occupe des ouvriers».

Un projet 2012 en faveur des petits patrons

	Un projet 2012 libéral
	


Derrière de grandes formules qui claquent, la coquille est (souvent) vide. Le 
18 novembre, Marine Le Pen annonce «toute une série de mesures» pour 
augmenter «directement» le «pouvoir d&amp;#39;achat». Le lendemain, elle 
sort de son chapeau deux mesures défendues par le FN depuis des années: la 
sortie de l&amp;#39;euro et la «préférence nationale» (rebaptisée «priorité 
nationale») pour les prestations sociales, logements et emplois. 


Son projet, lui, reste à dominante libérale, comme celui de son père. 
Quelques exemples:
– La hausse du Smic: «Une mesurette», a-t-elle 
estimé au JT de France-2 (http://www.lexpress.fr/actualite/politique/marine-le-pen-ne-se-mouille-pas-sur-le-smic_1052858.html), éludant la question de savoir si elle 
l&amp;#39;augmenterait.
– Le plafonnement des salaires des patrons: «une fausse bonne idée, version soviétique» (http://www.francesoir.fr/actualite/politique/marine-pen-dix-millions-fausses-cartes-vitales-circulent-117496.html).
– La 
réforme des retraites: elle la considère comme Dans son projet (http://www.marinelepen2012.fr/le-projet/redressement-economique-et-social/retraites-et-dependance/), elle ne fait même plus référence à l&amp;#39;âge 
légal de la retraite («maintien à quarante annuités maximum de cotisation 
sans considération d&amp;#39;âge légal de la retraite»).
– Les 35 heures: «une 
erreur absolue». Elle ne souhaite pas les remettre en cause 
«brutalement» mais «autoriser par branche ou par entreprise la 
négociation d&amp;#39;un éventuel retour aux 39 heures» (voir la 
vidéo (http://www.youtube.com/watch?v=Szh3mSEdndI)).
– La réduction du coût du travail: son projet prévoit 
«l&amp;#39;allégement du coût du travail» et propose de «financer une 
diminution de charges des employeurs par l’institution d’une taxe sur les 
transactions financières».
– Les petits patrons: «Les PME/PMI 
d&amp;#39;abord!», martèle-t-elle. Ce «soutien massif» est la pierre 
angulaire de son programme et se traduit par une série de mesures, (http://www.frontnational.com/le-projet-de-marine-le-pen/redressement-economique-et-social/emploi-reindustrialisation-et-pmepmi/) telles qu&amp;#39;une homogénéisation administrative 
que prônait déjà Sarkozy, ou une réforme de l’impôt sur les sociétés «pour 
encourager le réinvestissement prioritaire des bénéfices en France». 
– 
Le droit de grèves: pendant les manifs contre la réforme des retraites, en 
octobre 2010, elle dénonce (http://www.nationspresse.info/?p=114217) «ces défilés encadrés par les syndicats» 
qui «ne sont pas la bonne réponse au gouvernement». Sur LCI (http://www.wat.tv/video/marine-pen-droit-greve-oui-351uf_2exyh_.html), à la question «le premier ministre a-t-il raison 
d&amp;#39;opposer une fin de non-recevoir au mouvement social?», elle botte en 
touche, embarrassée: «C&amp;#39;est impossible de répondre par oui ou par non». «Je 
ne soutiens pas les blocages», dit-elle.
– Les syndicats: Elle les 
«dénonce avec force», les accusant en permanence de «dealer avec le 
gouvernement» (exemple sur cette vidéo (http://www.dailymotion.com/video/xf7iix_marine-le-pen-denonce-les-syndicats_news)). 
– La démondialisation: en privé, 
elle trouverait «le concept bête». «Car il a été inventé à 
gauche et car elle ne supporte pas ses deux dimensions: le protectionnisme 
altruiste (le développement des système sociaux pour le Sud) et le rapprochement 
du lieu de décision du citoyen», analyse Gaël Brustier, docteur en sciences 
politiques, auteur de Voyage au bout de la droite (Mille 
et une nuits 2011), et par ailleurs conseiller de Montebourg (lire notre 
«boîte noire»).


à paraître le 19 janvier (http://www.evene.fr/livres/livre/alexis-corbiere-le-parti-de-l-etrangere-672815.php)) pour rappeler les racines du 
discours frontiste, qui puise dans l&amp;#39;extrême droite des années 1930.


	L&amp;#39;immigration reste numéro un
	


Si l&amp;#39;on prend les mots, Marine Le Pen parle peu des «ouvriers». 
Mediapart a fait le compte: lors de ses trois derniers discours (chacun entre 
5.000 et 7.000 mots) depuis septembre (Nice (http://www.frontnational.com/videos/11-septembre-acropolis-nice-%E2%80%93-discours-de-marine-le-pen-videos/), Paris (http://www.frontnational.com/videos/presentation-du-projet-presidentiel-de-marine-le-pen/), Metz (http://www.frontnational.com/videos/meeting-a-metz-discours-de-cloture-de-marine-le-pen/)), le mot n&amp;#39;est cité au maximum qu&amp;#39;à trois reprises, tout 
comme ceux d&amp;#39;«employés» et de «travailleurs» (entre une et quatre 
fois). A Metz, en revanche, elle parle six fois de «patriotisme», 44 fois 
de «français» et 34 fois de «France». A Nice, le terme 
«immigrés» (ou «immigration») apparaît 17 fois. 
Alexis Corbière relève lui  (http://www.alexis-corbiere.com/index.php/post/2011/09/14/Petite-%C2%AB-plong%C3%A9e-sous-marine-%C2%BB-apr%C3%A8s-le-discours-de-Mme-Le-Pen-%C3%A0-Nice-%3A-aucun-droits-nouveaux-pour-les-salari%C3%A9s,-le-travail-pour-nos-vieux-et-le-b%C3%A9n%C3%A9volat-pour-les-autres,-rien-contre-les-patrons-fran%C3%A7ais-et-toujours-la-faute-aux-%C3%A9trangers%E2%80%A6)que les mots «spéculation», 
«riche», «licenciements», «grève», 
«syndicat», et les verbes «résister» ou «lutter» ne 
sont «jamais utilisés»... à l&amp;#39;exception de «lutte contre 
l&amp;#39;immigration».

«Les tirs de barrage “Le Pen raciste”, ça ne marchera 
plus»

Ce hold-up «social» semble pourtant fonctionner. «Pour la même raison que 
cela a marché pour Sarkozy en 2007, estime Jacques Généreux: un discours 
nationaliste et des promesses de restauration du pouvoir de l&amp;#39;Etat sur les 
finances.» «Marine Le Pen se fond dans la géographie électorale de la 
France du non de 2005, analyse Gaël Brustier. Une France 
majoritaire et périphérique, qui n&amp;#39;est pas représentée par la gauche. Elle 
reprend l&amp;#39;histoire là où Nicolas Sarkozy l&amp;#39;a arrêtée, à Gandrange.» La 
présidente du FN mise tout sur «la dorsale Est» (de la Picardie jusqu&amp;#39;à 
la Bourgogne) et les «zones péri-urbaines, qui ont fait défaut à Royal 
en 2007», dit-il. 


«Elle cible le gros de l&amp;#39;électorat populaire: celui de droite qu&amp;#39;a pris 
Sarkozy en 2007 et elle essaye de dépouiller Mélenchon et Hollande sur le reste 
des classes populaires.» Pour cela, «elle utilise la rhétorique des 
mouvements d&amp;#39;extrême droite européens, la Ligue du Nord de Bossi en Italie, ou 
Haider puis Strache en Autriche». 


Résultat, selon Gaël Brustier, «elle est en train d&amp;#39;acquérir la structure 
sociologique du fascisme, ces classes moyennes et populaires en proie aux 
difficultés sociales». Elle se vante d&amp;#39;être le «premier parti des 
actifs» (25-55 ans), et possède «une marge de progression énorme chez les 
jeunes» qui seraient «moins sensibles au rejet culturel du FN car ils 
n&amp;#39;ont pas connu la Seconde Guerre mondiale ou l&amp;#39;Algérie», explique Gaël 
Brustier. «Le vote FN n&amp;#39;est pas un vote de vieux, mais un vote rural, 
péri-urbain, chez les ouvriers et professions intermédiaires en première ligne 
de la crise.»


Difficile pour la gauche comme pour la droite d&amp;#39;ignorer ce constat. A l&amp;#39;UMP, 
seule Nathalie Kosciusko-Morizet s&amp;#39;est attaquée à la «menace FN» dans un 
pamphlet, Le Front antinational (http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/06/27/une-droite-anti-le-pen-le-front-antinational-de-nathalie-kosciusko-morizet_1541494_3232.html) (Editions du Moment, 2011). 
Nicolas Sarkozy préfère lui régler le problème en droitisant son discours, 
quitte à parler comme Le Pen (lire notre inventaire (/journal/france/161111/fn-ump-les-memes-mots-sur-de-nombreux-maux)). «Si des électeurs du Front national 
trouvent que je réponds à leurs attentes, j&amp;#39;en suis content», s&amp;#39;est 
d&amp;#39;ailleurs félicité Claude Guéant, le 11 décembre. 


A gauche, les réponses sont contrastées. Au PS, François Hollande a choisi une usine de Saône-et-Loire (http://tempsreel.nouvelobs.com/election-presidentielle-2012/20111208.OBS6235/hollande-a-la-reconquete-des-classes-populaires.html), terres de Montebourg, pour 
annoncer, le 7 décembre, la reconquête des classes populaires, «dont la 
gauche n&amp;#39;a pas su entendre les attentes». Un discours de plus ou une 
véritable démarche? Pour Gaël Brustier, «on ne raccrochera pas (ces 
électeurs) avec la règle d&amp;#39;or et une gauche moderne européenne, il n&amp;#39;y a plus un 
parti social-démocrate au pouvoir en Europe à part le Danemark». La 
solution? «Il faut faire du Montebourg, prône ce conseiller de l&amp;#39;ancien 
candidat à la primaire: relier la vie quotidienne des gens avec les problèmes 
de la mondialisation. L&amp;#39;ouvrier, il voit une mairie, une école et une entreprise 
qui ferme, c&amp;#39;est de ça dont il faut parler. Ce n&amp;#39;est faisable que si l&amp;#39;on 
s&amp;#39;affranchit de certains dogmes libéraux.» 


Mais plus largement, il faut, selon lui, «repasser à l&amp;#39;offensive 
idéologique, les tirs de barrage, ça ne marchera plus. Ce n&amp;#39;est pas en 
expliquant toutes les deux minutes que le FN est raciste qu&amp;#39;on y arrivera. Le FN 
prospère davantage sur la question sociale articulée avec le sens commun et des 
consolations morales, ce que la gauche ne fait pas».


Jacques Généreux, lui, veut croire «qu&amp;#39;une autre offre à gauche que celle 
du PS permettra de combattre le FN», sans faire «de la retape populiste 
et xénophobe». «Le problème, ce n&amp;#39;est pas l&amp;#39;étranger, ce sont les 
politiques sociales. Le Front de gauche est un phénomène nouveau, 
l&amp;#39;identification prend du temps», justifie-t-il. Mais il veut croire que 
«le vrai concurrent» de Marine Le Pen, «c&amp;#39;est Sarkozy».


«Le premier parti des ouvriers, c&amp;#39;est celui de l&amp;#39;abstention», corrige 
quant à lui Alexis Corbière, qui rappelle «qu&amp;#39;il ne faut pas faire mine de 
découvrir qu&amp;#39;il y a des ouvriers qui basculent à l&amp;#39;extrême droite». «A ce 
stade, elle n&amp;#39;a pas fait la démonstration qu&amp;#39;elle avait repris certains 
secteurs. Elle est revenue à son niveau d&amp;#39;avant 2007.» Pour le secrétaire 
national du Parti de gauche, il y a un «renoncement du PS» à reconquérir 
les classes populaires. «Quand on parle de peuple, c&amp;#39;est sale», 
dénonce-t-il. «La meilleure façon de combattre le FN, c&amp;#39;est de remettre au 
centre la question sociale, pas de pondre des notes avec Terra Nova (http://www.tnova.fr/note/qui-d-fend-les-classes-populaires) pour dire que les ouvriers sont des 
bourrins.»


Mais Marine Le Pen ne ringardise-t-elle pas Jean-Luc Mélenchon en le 
réduisant à un vieux «communiste» aux références «soviétiques» qui 
«baissera sa culotte devant Hollande», comme on l&amp;#39;entend au FN? C&amp;#39;est 
l&amp;#39;attaque habituelle de Marine Le Pen (voir leur duel (http://www.dailymotion.com/video/xh13zt_debat-le-pen-melenchon-2eme-partie_news)). Pour Gaël Brustier, «Mélenchon ne 
pose pas la bonne question. Ce n&amp;#39;est pas un problème de communication 
mais de fracture culturelle. Il ne s&amp;#39;agit pas de s&amp;#39;afficher  100% à gauche  
comme la LCR (slogan de 2007 - ndlr) mais de revenir au combat culturel. 
La gauche ne sait plus ce que c&amp;#39;est, elle est composée d&amp;#39;énarques à qui on a 
donné le pouvoir dans les cabinets en 1981 et 1997, sans qu&amp;#39;ils l&amp;#39;arrachent.» 
  


Lundi, dans une rafale de communiqués, l&amp;#39;UMP a reproché à François Hollande 
d&amp;#39;avoir «tiré une croix sur les milieux populaires» et de mener le «même combat» (http://www.u-m-p.org/actualites/espace-presse/le-pen-hollande-meme-combat-42881212) que Marine Le Pen en voulant renégocier 
l&amp;#39;accord européen. Le PS, lui, accuse Nicolas Sarkozy de «courir après le 
Front national». Pendant ce temps-là, la présidente du FN renvoie dos à dos 
«la droite affairiste et immorale» et la «gauche boboïsée et 
corrompue». 



 

</description>
			<pubDate>Mon, 19 Dec 2011 14:39:38 +0100</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Comment l' extrême droite voit-elle le &quot;printemps arabe&quot; ? (2)</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-nationales/comment-l-extreme-droite-voit-elle-le-printemps-ara.html</link>
			<description>
(Analyse de VISA Vigilance Initiatives Syndicales Antifascistes)



Les islamistes 
sont devenus, dans la perception des événements en Afrique du Nord, une 
véritable obsession pour l’extrême droite. Au fil des mois, elle ne 
parlait que d’eux, faisant comme si la seule force politique existant 
dans les pays du Maghreb, en Libye ou en Egypte étaient les islamistes.


Or, il est bien évident que c’est 
archi-faux : s’il ne s’agit pas de nier que des forces se réclamant de 
l’islam politique ont une influence réelle dans la région (les résultats
des élections tunisiennes le démontrent), le paysage politique ne se 
résume pas du tout à eux. S’ils forment une force politique influente, 
ils ne sont pas majoritaires à eux seuls, en Tunisie par exemple. Il 
faut par ailleurs reconnaître que l’islam politique est fortement 
divers, et que ses forces sont portées par des dynamiques différentes. 
Si certaines de ces variantes, tel que le khoménisme  en Iran, 
s’apparentent par certains traits au fascisme européen (tout en s’en 
distinguant sur d’autres points), tel n’est pas du tout le cas de la 
principale force islamiste tunisienne : En-Nahdha (« Renaissance »). 
Celle-ci se réclame plutôt du modèle de l’AKP turc – parti au 
gouvernement depuis 2002 et réélu en juin 2011 avec 50 % des voix -, une
force soluble dans la démocratie libérale. 


Certaines des forces qui se 
réclament de l’islam politique s’apparentent en réalité plutôt à une 
forme de conservatisme « social », critiquant par ailleurs la domination
occidentale. Ces forces  sont plus proches, par certains traits, de la 
démocratie chrétienne droitère en Europe, que des talibans afghans. 
Elles  sont néanmoins des forces réactionnaires, et bien sûr il faudra 
être très vigilant par rapport aux mesures, par exemple sur la question 
des droits des femmes, qu’elles pourraient être amenées à prendre  au 
gouvernement.


Le FN et l’ islamisme : variantes et constantes
Mais,
vu de l’extrême droite, toutes ces forces se ressemblent. Aucune 
distinction n’est nécessaire. Ensemble, sans aucune nuance entre elles, 
elles semblent former une « menace » uniforme pour l’Europe, qui devrait
se « défendre », notamment en fermant ses frontières.


Sur le site « Nations Presse Info », 
proche de Marine Le Pen, on peut ainsi lire le 09  septembre 2011 : « La
victoire du Printemps Arabe est celle des islamistes. » Dans l’article,
il est question de la réapparition de foulards en Tunisie. Aucune force
politique, ni même l’islamisme en tant que force politique, n’est 
mentionnée : le phénomène culturel est directement essentialisé, aucun 
débat politique ne semble exister, une seule tendance semble prévaloir.


L’action de plusieurs centaines de 
manifestants salafistes – une variante particulièrement extrême de 
l’islam politique, très activiste mais très minoritaire  – contre le 
siège d’une télévision tunisienne, le 09 octobre 2011 attire aussi 
l’attention du site. Cette fois-ci, il se contente cependant de mettre 
en ligne un article de « Marianne » sous le titre rédactionnel « Un vent
islamiste sur le printemps arabe ». Un leitmotiv « climatique » qui 
plaît bien au FN, puisqu’il revient souvent au fil des articles : « 
Après le Printemps arabe, l’hiver démocratique ? » s’interroge le site, 
le 10 octobre dernier. 


Sous ce titre, il met en ligne un communiqué de 
Marine Le Pen, évoquant les actions des salafistes à Tunis de la veille 
ainsi que des incendies d’églises coptes en Egypte. Toute l’attention du
site d’extrême droite est focalisée uniquement sur ces phénomènes. 
Précisons, d’ailleurs, qu’ils sont le fait de quelques centaines 
d’individus au maximum, que les courants extrêmes auxquels ils 
appartiennent sont relativement isolés (les grands partis islamistes, 
En-Nahdha en Tunisie et les Frères musulmans, ont condamné leurs 
exactions), et que leurs actions violentes ont donné lieu à chaque fois à
des contremanifestations nettement plus importantes.


Par rapport à l’islamisme en tant que 
phénomène politique, le FN a d’ailleurs changé de position, mais sans 
pour autant changer de logique profonde. Dans les années 1990, en effet,
le FN saluait l’émergence des forces islamistes (et souvent des plus 
rétrogrades parmi elles), en les définissant comme autant de 
manifestations d’une « recherche universelle d’identité culturelle ». 
Sur fond d’une « culture » présentée comme foncièrement et 
irréductiblement différente, soi-disant « inassimilable » en France et 
devant être séparée de la culture européenne, l’extrême droite 
présentait certaines forces islamistes comme positives : parce qu’elles 
souhaitaient cette séparation. Au nom d’une prétendue quête commune de «
pureté » culturelle (ou ethnique dans le cas du FN), les islamistes 
étaient vus comme une sorte de miroir.


Jean-Marie Le Pen rencontra ainsi le 
leader islamiste turc Necmettin Erbakan (premier ministre pendant 
quelques mois en 1996/97, renversé par l’armée qui le jugeait trop 
extrême) au bord de la mer Egée, fin août 1997. Le Pen fut accueilli à 
l’ambassade de la « République islamique » iranienne à Paris, en janvier
1998. On le retrouva aussi à la « tribune d’honneur » de l’Iran lors du
match de football USA/Iran qui se déroulait à Lyon, en juin 1998, dans 
le cadre de la Coupe du monde de football. Il était alors accompagné de 
Bruno Gollnisch.


Cette période de l’orientation 
internationale du FN se plaçait largement sous l’influence de la « 
Nouvelle Droite » du GRECE, ayant créé dans les années 1970 et 1980 le 
concept de l’« ethno-pluralisme ». Celui-ci prévoit que « toutes les 
identités culturelles doivent être respectées », donc y compris celles 
des musulmans ou des Africains, en tant que valeurs positives – mais que
leur « épanouissement » exige un « développement séparé » des 
populations. Donc, le renvoi des immigrés hors de France.


Aujourd’hui, cette phase de sa politique
semble dépassée, et le FN repasse à des conceptions  basées sur la 
simple hostilité à l’islam et aux cultures musulmanes. Celles-ci, 
présentées comme le terreau naturel de l’islamisme, sont présentées 
comme un danger potentiel pour l’Europe. Sur fond de théorie du « Choc 
des cultures », avec Marine Le Pen, l’heure est plutôt à un alignement 
sur la droite américaine (états-unienne) et israélienne, tentant ainsi 
de créer de nouvelles alliances. Des alliances qui, auparavant, été 
fermées à Jean-Marie Le Pen depuis son propos sur Auschwitz, « un détail
de l’Histoire » à la télévision française du 13 septembre 1987. Ce 
propos avait valu au FN, à l’époque, la rupture avec les droites 
britanniques (une invitation au congrès du parti de Margaret Thatcher à 
l’automne 1987 fut ainsi annulée),  américaines, et israéliennes. Sa 
fille tente de renouer des fils  rompus, en se rendant fin octobre 2011 
aux Etats-Unis où elle veut rencontrer – parmi d’autres – Ron Paul, 
candidat à l’investiture du Parti Républicaine pour l’élection 
présidentielle de novembre 2012.


Afin de justifier la demande de 
renfermement de l’Europe vis-à-vis de tout ou presque ce qui vient du 
côté Sud de la Méditerranée, la diabolisation de « l’islam »  et des 
musulmans fait partie de ce même jeu politique.


La Libye et la Syrie : exceptions pour l’extrême droite
Afin
que notre tableau soit complet, il nous faut encore mentionner des 
régimes arabes ayant joué un rôle spécifique dans le jeu régional. Ceci 
parce que, à la différence des dictatures tunisienne ou égyptienne, 
elles apparaissaient de prime abord comme moins fortement liés aux 
grandes puissances occidentales. Ces régimes sanguinaires, notamment le 
régime syrien, ainsi que feu le régime libyen de Kadhafi – se 
revendiquant du nationalisme arabe -, utilisaient parfois une rhétorique
et un mode de légitimation « révolutionnaires ». Ces régimes ont tout 
pour plaire à une partie de l’extrême droite, notamment cette partie 
activiste et pseudo-rebelle qui se définit comme le courant « 
nationaliste-révolutionnaire ». Précisons, d’ailleurs, que des 
passerelles existent ici parfois dans des milieux (anciennement) de 
gauche ou d’ultragauche, au nom d’un « anti-impérialisme » très 
largement perverti. A titre d’exemple, prenons l’interview donnée, 
mercredi 19 octobre 2011, par l’ex-terroriste international « Carlos » -
actuellement emprisonné à la centrale de Poissy  – à « Libération » 
depuis sa cellule de prison. « Carlos », qui se rêvait en desperado « 
révolutionnaire » et « anti-impérialiste » dans les années 1970 mais qui
n’a jamais été rien d’autre qu’un mercenaire au service de dictatures 
atroces, y est interrogé sur… ce qu’il voterait en France, en 2012, si 
jamais il avait le droit de vote. Il répond à cette question, « parce 
que Jean-Marie Le Pen ne se présentera pas », il voterait… pour la 
gauche. Ce n’est pas que de la provocation, ni une simple blague. 
Rappelons lors que de son premier procès à Paris en décembre 1997, « 
Carlos » s’était lancé d’abord dans une longue diatribe contre le procès
fait alors à Maurice Papon. Le procès Papon, à Bordeaux, n’étant à ses 
yeux rien d’autre qu’une machination « des sionistes ». Ensuite, le 
terroriste saluait, toujours dans sa déclaration de procès, le « courage
politique » de ce qu’il appelait alors « la droite nationale ».


« Carlos » a été et reste lié à la 
mouvance qui se regroupe autour de Dieudonné  et d’Alain Soral. La 
mouvance Dieudonné à laquelle appartient aussi le célèbre amateur de 
théories du complot, Thierry Meyssan, tente depuis plusieurs mois de se 
rapprocher des régimes à ses yeux « résistants » dans la région arabe. 
Ainsi, plusieurs de ses activistes ont séjourné en Libye quand Kadhafi 
était encore au pouvoir : Dieudonné et Ginette Skandrani en avril 2011, 
puis Thierry Meyssan en août 2011 jusqu’à la chute de Kadhafi. Ce 
dernier a raconté dans des vidéos accessibles sur Youtube comment il 
avait étroitement travaillé avec les services de la dictature pour 
démasquer des journalistes occidentaux, qu’il traita publiquement d’« 
espions ». 


Dans ses relations avec la dictature 
syrienne, cette mouvance passe en revanche par un individu très bien 
introduit dans… l’entourage de Marine Le Pen, où il s’occupe 
actuellement de la communication : Il s’agit de Frédéric Chatillon, un 
ancien dirigeant du GUD (groupe violent de nervis d’extrême droite en 
milieu étudiant, qui était surtout implanté à Paris 2-Assas). Ce même 
Frédéric Chatillon avait organisé un voyage commun à Beyrouth, du 27 au 
31 août 2006 et quelques jours après la fin de la campagne militaire 
israélienne au Liban de l’été 2006, pour une illustre société de 
voyageurs. On y trouvait notamment Dieudonné, Alain Soral, Thierry 
Meyssan, Marc Georges (un ancien du FN devenu son conseiller, qui sera 
plus tard un soutien à la candidature de Bruno Gollnisch pour la 
présidence du FN, en 2010), et un journaliste de l’hebdomadaire « Minute
» : Lionel Humbert. Ce journal d’extrême droite fut d’ailleurs le seul à
rendre compte du voyage de ce groupe bizarrement composé, dans son 
numéro du 13 septembre 2006.


Chatillon, organisateur du voyage, avait
mis à contribution ses contacts dans l’appareil militaire syrien ; ce 
pays ayant longtemps exercé  une tutelle encombrante sur le Liban. 
Actuellement, Chatillon s’occupe d’un site Internet intitulé « Info 
Syrie », qui diffuse la « vérité » officielle du régime syrien sur les 
révoltes en cours dans le pays. La propagande pour ce site est faite 
dans les milieux entourant Dieudonné / Alain Soral, mais malheureusement
parfois aussi (au nom d’un « anti-impérialisme » dévoyé qui passerait 
par un soutien implicite ou explicite au régime) jusque dans les rangs 
des militants de gauche.Ce même Frédéric Chatillon  reste très présent 
autour de Marine Le Pen. A la mi- octobre 2011, il accompagna  la 
présidente du FN lors de son récent voyage politique en Italie.


S’afficher publiquement en faveur de 
dictatures arabes est, cependant, peu populaire dans la masse des 
électeurs et sympathisants du FN. Cela peut passer dans des milieux 
idéologiquement durci d’activistes « nationalistes-révolutionnaires », 
mais  pas dans l’électorat plus large. Ainsi Jean-Marie Le Pen avait dû 
faire cette expérience quand il avait ouvertement pris fait et cause, 
lors de la « crise du Golfe » entre août 1990 et le printemps 1991, pour
la dictature irakienne de Saddam Hussein. (Le leader du FN ne s’était 
alors point contenté de s’opposer à la guerre des USA « à laquelle les 
intérêts de la France étaient étrangers » selon lui, mais il s’était 
rendu à Bagdad chez Saddam Hussein, fin octobre 1990. Il refit 
d’ailleurs le voyage en juin 1996.) Au nom d’une « rupture » avec 
l’ancienne politique pro-américaine et pro-libérale du FN à l’époque de 
Ronald Reagan, Jean-Marie Le Pen avait alors tenté d’entraîner le parti 
dans son nouveau positionnement. Mais la mayonnaise ne prit pas 
vraiment. Lorsque le « Figaro Magazine » effectua un sondage détaillé, 
au moment du congrès FN de Strasbourg en 1997, parmi les électeurs du 
FN, ces derniers étaient aussi interrogés sur leurs préférences parmi 
une trentaine de pays du monde. Ils placèrent l’Irak à la dernière 
place. Ceci alors que Jany Le Pen, l’épouse du chef, mouillait alors sa 
chemise dans le cadre de l’association pseudo-humanitaire « SOS enfants 
d’Irak ».


Dans la presse et la blogosphère 
d’extrême droite, en 2011, Mouammar al-Kadhafi était aussi extrêmement 
mal vu. Probablement, le fait qu’un conflit militaire (qui se déroulait 
au Tchad) avait opposé la France à la Libye de Kadhafi dans les années 
1980, y était pour quelque chose. Ainsi, sur le site Web raciste « La 
Valise ou le cercueil » (proche du FN, fermé fin juillet 2011 pour avoir
trop bruyamment applaudi au tueur d’Oslo), Kadhafi était traité tout au
long de l’année de « déchet » et sa mort était vivement souhaitée : « 
Ca ferait une crevure en moins. »


Marine Le Pen a tenté de résoudre ce 
dilemne structurel, en adoptant une position non interventionniste dans 
le conflit libyen. Depuis le début des opérations militaires de l’OTAN 
en Libye, en mars 2011, elle avait ainsi expliqué que les intérêts 
nationaux français n’étaient pas concernés. Prenant au mot la 
justification officielle de l’intervention – venir en aide à des 
rebelles ou populations menacées, sauver les droits de l’homme -, elle 
fit entendre à son électorat que l’argent français était trop précieux 
pour être gaspillé pour de telles « utopies ». 


De telles balivernes 
‘’droitdelhommistes’’ risquant, selon elle, de coûter cher au Français. 
Le FN était ainsi le parti qui réclama le plus bruyamment la fin rapide 
de l’intervention (la gauche, quant à elle, étant divisée entre un refus
des solutions militaires et une volonté d’aider les rebelles libyens en
danger). A la sortie du conflit, Marine Le Pen tente encore de 
triompher. Lundi 24 octobre 2011, « Le Monde » met ainsi sa photo sur la
« Une » de son site Internet pour illustrer les oppositions françaises à
l’intervention en Libye, mettant d’ailleurs sur un pied d’égalité les 
critiques de l’extrême gauche et celles du FN.
A l’heure où le 
président du « Conseil national de transition » libyen, M.Abdeljelal, 
ancien ministre de la justice de Kadhafi, proclame que la charia allait 
inspirer les futures lois libyennes ( ce qui était déjà en partie  le 
cas  d’abord en  1973 puis dans les années 90 ), Marine Le Pen se campe 
en Cassandre : Avez-vous vu ?, demande-t-elle ainsi publiquement, la 
Libye va toute droit vers « une dictature islamiste ». CQFD, 
puisqu’aucune autre alternative politique – en dehors des dictatures 
autoritaires sortantes – ne semble exister à ses yeux pour les pays 
arabes.


Le crédo du FN est simple : pour « ces gens là » hors des dictatures point de salut !
Tout
récemment encore Jean Marie Le Pen a déclaré « légitime » le 
gouvernement syrien « dans sa lutte contre les bandes armées qui veulent
s’emparer du pouvoir » (Libération du 29/30 Octobre 2011)
Nous, 
antifascistes, combattons cette idéologie qui fleure bon le racisme 
néocolonial. Nous sommes aux côtés des peuples arabes qui brisent les 
chaînes de leurs dictatures et  nous  nous efforçons de construire des 
nouvelles solidarités, des nouvelles passerelles. Des ponts sur la 
Méditerranée , pas des murs.



 

</description>
			<pubDate>Fri, 04 Nov 2011 14:44:32 +0100</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Comment l' extrême droite française voit-elle le &quot;printemps arabe&quot; ? (1)</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-nationales/comment-l-extreme-droite-fran-aise-voit-elle-le-printemps-ara.html</link>
			<description>

(analyse de VISA : Vigilance Initiatives Syndicales Antifascistes) 


 Les élections en Tunisie, dimanche 23 octobre 2011, et la mort du dictateur 
libyen déchu Mouammar al-Kadhafi annoncée trois jours plus tôt marquent des 
ruptures fortes du côté Sud de la Méditerranée. Faisant face à des 
bouleversements importants depuis le début de l’année dans toute la région, 
l’Afrique du Nord voit s’accélérer le changement. 


Les élections tunisiennes 
sont, en effet, les premières élections libres et pluralistes depuis 
l’indépendance du pays acquise en 1956. Elles auront une influence certaine sur 
les prochaines élections dans un pays (partiellement) débarrassé de son ancien 
régime, l’Egypte, qui se tiendront fin novembre. Enfin, la disparition de 
l’ex-« guide » de la Libye marque la fin de la guerre civile qui avait commencé 
à la mi-février 2011, suivie d’une intervention militaire un mois plus tard. 
Elle ouvre en même temps une période d’incertitude sur l’avenir politique du 
pays, puisqu’à la différence des pays voisins, la Libye n’était jusqu’ici pas 
dotée de forces politiques structurées. En outre, également à la grande 
différence de la Tunisie et de l’Egypte, il n’y existe quasiment pas de 
mouvement ouvrier organisé ; la Libye étant caractérisée par un Etat 
redistribuant la rente pétrolière, où le peu de travail industriel qui y existe 
était accompli jusqu’ici par des millions d’immigrés. Ceux-ci sont, surtout 
depuis les récents excès de violence contre des Africains noirs dans ce pays, 
dans une situation très précaire. Des syndicats auront ainsi de grandes 
difficultés à se former, alors que des forces syndicales non négligeables - qui 
méritent notre solidarité pleine et entière - existent dans les pays voisins, du 
Maroc jusqu’à l’Egypte en passant par Algérie et Tunisie.


Mais comment l’extrême droite en France et en Europe observe-t-elle ce 
changement d’une très grande importante, dans une région voisine au continent 
européen ? Concentrons-nous, ici, sur le cas de l’extrême droite française. 
D’abord parce que, sur fond de guerre d’Algérie et de ressentiments vivaces 
vis-à-vis de la population algérienne en particulier, le racisme anti-arabe et 
spécifiquement anti-maghrébin est particulièrement fort en France.


Une autre raison de ce choix réside dans le fait que, la France ayant encore 
de nombreux intérêts dans ses ex-colonies et anciens protectorats au Maghreb 
(et, au-delà, dans toute l’Afrique), sa politique et son économie sont 
potentiellement touchées par les changements qui affectent les « élites » ou les 
régimes dans cette région. Rappelons l’exemple d’une ancienne ministre des 
Affaires étrangères - Michèle Alliot-Marie -, contrainte de partir du 
gouvernement fin février 2011 pour une trop grande proximité avérée avec le 
régime et des grandes fortunes tunisiennes.


Marine Le Pen voit des dangers pour la France 
Le dernier congrès du Front 
national (FN), qui eut lieu les 15 et 16 janvier 2011 à Tours, coïncida avec la 
fin de l’ancienne dictature en Tunisie. En effet, le président déchu par les 
révoltes populaires, Zine el-Abidine BEN ALI, fut contraint de partir en exil le 
14 janvier dernier au soir. Ce fut donc l’occasion pour la nouvelle chef du 
parti, Marine Le Pen, de donner le « la ».


Interrogée par la presse, au Centre des congrès de Tours, sur son sentiment à 
propos des événements tout frais de l’autre côté de la mer Méditerranée, Marine 
Le Pen indiqua trois motifs de mécontentement qui primaient, à ses yeux. La 
nouvelle présidente du parti d’extrême droite essaya ainsi de réunir dans le 
même propos une critique de la politique du camp Sarkozy et un discours de rejet 
à l’encontre de l’immigration en provenance du Sud.


Ainsi, dans un premier temps, elle salua verbalement l’élan de liberté, 
soufflant sur la Tunisie. Elle profita de l’occasion pour critiquer le 
gouvernement français actuel, celui-ci ayant été incapable selon elle « de 
prévoir le ras-le-bol » de la population tunisienne vis-à-vis de son régime. 
Ainsi il aurait fait preuve « une fois de plus de son incompétence ».


Elle continua en critiquant le fait que le président Sarkozy avait refusé 
d’accueillir son ancien homologue Ben Ali en France, « sous la pression des 
nombreux Tunisiens vivant en France » avant de donner des chiffres exagérés 
(« 600.000 Tunisiens vivant en France », alors que les deux tiers sont des 
Français d’origine tunisienne). La veille, la rumeur avait indiqué que Ben Ali 
allait se réfugier en France, même si cela avait été vite démenti et que 
l’ex-président tunisien s’était envolé vers l’Arabie Saoudite. A son tour, son 
rival malheureux pour la présidence du FN - Bruno Gollnisch - déclarait à la 
presse que Sarkozy avait honteusement « trahi », selon lui, son « ami » Ben Ali. 
Lui ne prenait d’ailleurs pas la précaution oratoire de saluer le mouvement 
démocratique.


La troisième idée avancée par Marine Le Pen consistait à dépeindre les 
conséquences négatives que ce changement risquait selon elle de produire « pour 
la France ». Cela, notamment, sous forme d’un « afflux migratoire de réfugiés » 
au cas où le changement tournerait mal, Marine Le Pen faisant l’hypothèse d’une 
prise de pouvoir « islamiste ». Ainsi, la présidente du FN conclut en demandant 
la fermeture des frontières vis-à-vis de tout « risque » migratoire en 
provenance de la Tunisie post-révolutionnaire. Elle allait d’ailleurs souligner 
symboliquement ce propos par un déplacement à l’île de Lampedusa, au sud de 
l’Italie, endroit où arrivent les bateaux de misère des migrants ayant survécu à 
la traversée de la Méditerranée. Déplacement qu’elle effectua le 14 mars 2011 en 
compagnie du député européen italien (Ligue du Nord) Mario Borghezio. Précisons 
que ce dernier est un raciste fanatique, condamné définitivement en 2005 par la 
Cour suprême italienne pour avoir - de ses propres mains - mis le feu à une 
tente sous laquelle dormaient des réfugiés politiques à Turin, en 2000.


Egalement en mars 2011, Marine Le Pen s’illustra par un propos 
particulièrement cynique, demandant publiquement que les bateaux de migrants 
soient « renvoyés en mer ». Cela revenait, de fait, à dire qu’il valait mieux 
que ces personnes se noient plutôt que d’arriver en Europe. Ayant compris le 
mauvais effet que pouvait faire son propos, la chef du FN précisa quelques jours 
plus tard qu’elle souhaitait effectuer ce renvoi « avec humanité ». Elle 
illustra son propos en suggérant que des navires militaires pourraient 
« accompagner ces bateaux », des côtes européennes jusqu’à celles de l’Afrique 
du Nord..


Précisons que, la même semaine, la députée UMP Chantal Brunel se rendit 
temporairement célèbre en demandant de mettre les migrants nord-africains, sans 
autre forme de procès, « sur des bateaux et (de) les renvoyer » là où ils 
étaient partis. Ce fantasme du renvoi de Maghrébins par bateaux entiers, mais 
aussi celui de les voir se noyer, sont d’ailleurs des thèmes anciens dans la 
droite française. A l’automne 1961, le conseiller de Paris gaulliste Alex 
Moscovitch avait ainsi demandé que « ces traîtres à la patrie », Algériens 
demandant à l’époque l’indépendance de leur pays, soient renvoyés par bateau. Il 
avait cru bon ajouter qu’il regrettait que le Conseil de Paris ne soit pas 
compétent pour déterminer de quelle façon « ce bateau peut être coulé ». 
Au 
même moment, le 17 Octobre 1961 la police du préfet Papon jetait à la Seine des 
centaines de manifestants algériens. Du fantasme à la réalité, on voit que les 
« idées » de Mesdames Le Pen et Brunel ont une histoire, particulièrement 
nauséabonde.


Tunisie   Egypte : Les dictatures vues par un « spécialiste » d’extrême 
droite A la même période, le principal « spécialiste de l’Afrique » de l’extrême 
droite française, l’enseignant en Histoire à Lyon-III Bernard Lugan, prit sa 
plume pour décrire le paysage tunisien tel qu’il le voyait.


Dans plusieurs textes, dont nous ne citerons qu’un pour l’exemple - les 
autres reprenant strictement les mêmes idées - daté du 27 janvier 2011 et 
intitulé « Réflexions sur le chaos en Tunisie », Bernard Lugan chante d’abord 
les louanges de l’ancienne dictature : « Tous ont oublié qu’en 1987, l’accession 
au pouvoir du général Ben Ali avait été unanimement saluée comme une avancée 
démocratique, que sous sa ferme direction, la subversion islamiste avait été 
jugulée, que la Tunisie était devenue un pays moderne dont la crédibilité 
permettait un accès au marché financier international. » Pour, ensuite, déplorer 
amèrement le changement intervenu sous l’impulsion d’un mouvement populaire : 
« Les Tunisiens étaient donc des privilégiés auxquels ne manquait qu’une liberté 
politique généralement inexistante dans le monde arabo-musulman. Ils se sont 
donc offert le luxe d’une révolution en ne voyant pas qu’ils se tiraient une 
balle dans le pied. Leur euphorie risque d’ailleurs d’être de courte durée car 
le pays va devoir faire le bilan d’évènements ayant provoqué des pertes qui 
s’élevaient déjà à plus de 2 milliards d’euros à la mi-janvier et qui 
représentaient alors 4% du PIB. »


Le titre donné à ce texte de Lugan sur le site « Rebelles.info », proche du 
Bloc identitaire mais aussi de certains auteurs de la « droite dure » 
conservatrice - et fermé fin mars 2011 suite à une plainte du MRAP pour propos 
racistes caractérisés -, résume d’ailleurs bien l’état d’esprit de son auteur. 
Cyniquement, il qualifie le soulèvement populaire (dont la répression a fait 230 
morts) de « Révolte de privilégiés ».


Quant à l’Egypte - où la répression policière a fait quelques 800 morts, 
pendant les manifestations populaires de fin janvier et de février 2011 -, le 
même raisonnement s’appliquait selon le « spécialiste » Bernard Lugan. Ainsi 
espéra-t-il, jusqu’à la dernière minute, que l’ancienne dictature allait tenir 
en Egypte, celle-ci étant prétendument soutenue par « le peuple ». Ce « peuple » 
prenait, d’ailleurs, chez Lugan, la forme des nervis (et policiers en civil) 
attaquant, parfois avec une rare violence, les manifestations populaires sur la 
désormais célèbre « Place Tahrir ». Ainsi lit-on chez ce grand « spécialiste » 
du continent africain, alors qu’il se gausse de la réaction des journalistes 
français sur place : « Durant un temps l’explication leur fut facile : les 
contre-manifestants étaient des policiers et des nervis payés ; puis, horreur, 
ils découvrirent qu’il s’agissait d’habitants venus des ,quartiers les plus 
pauvres’. Ainsi donc, des miséreux osaient venir gâcher la grande célébration 
démocratique dont ils étaient devenus les porte-voix. Plus encore, ces gueux 
osaient, crime des crimes, s’en prendre aux journalistes, ignorant qu’en France, 
cette intouchable caste constitue un Etat dans l’Etat devant lequel rampent et 
se prosternent les plus puissants. Ils auront du moins retenu de leur séjour au 
Caire que sur les rives du Nil (,) les références ne sont pas celles des bords 
de Seine et que les voyages sont plus formateurs que les écoles de 
journalisme. »


Le « peuple » dont rêve Bernard Lugan ici, c’est celui qui, en Europe et à 
une certaine époque, avait grossi les rangs des milices fascistes et autres SA 
(« Section d’assaut » hitlériennes). Le pseudo-expert de l’extrême droite 
française le qualifia, en outre, de « petit peuple (…) au patriotisme à fleur de 
peau, qui exècre à la fois la bourgeoisie cosmopolite lorgnant du côté de 
Washington et les barbus qui voudraient ramener l’Egypte au X° siècle ». Ces 
derniers groupes étant constitués, dans sa vision, par ceux qui manifestaient 
pour un régime plus démocratiques d’un côté, et les islamistes de l’autre.


Malheureusement pour lui, les digues du régime ne tinrent pas, et il fut 
balayé par le soulèvement populaire… même si l’armée n’allait pas tarder à lui 
substituer un régime militaire « ouvert », censé gouverner jusqu’aux premières 
élections libres et pluralistes (de fin novembre 2011).


On voit que les « penseurs » de l’extrême droite, à l’aube du « Printemps 
Arabe », ne pensaient qu’à une chose : maintenir les dictatures en place, qui 
avaient d’ailleurs de multiples intérêts liés avec la France. Cependant, cela 
n’a pas empêché le FN d’invoquer, à l’occasion, de façon démagogique, le souffle 
de la liberté de ce même « Printemps Arabe »… quand il s’agissait de s’ériger en 
version française d’un « printemps » généralisé dirigé contre l’establishment. 
Rappelons qu’en mars 2011, le FN organisa une conférence de presse pour dénoncer 
l’exclusion de la CGT, de son adhérent Fabien Engelmann. Ce dernier s’était 
porté candidat sur une liste FN aux élections cantonales en mars 2011, dans le 
nord de la Lorraine. Lors de cette conférence, à laquelle assistèrent les Le Pen 
père   fille et l’avocat médiatique Gilbert Collard, Jean-Marie Le Pen 
n’hésita pas à parler d’un « printemps français » qu’incarnerait son parti. Plus 
précisément, le FN incarnerait un mouvement de liberté, comparable à celui 
contre les dictatures tunisienne et autres, contre les appareils des partis et 
des organisations syndicales en France. Perfidement, Jean-Marie Le Pen ajouta 
que le RCD (« Rassemblement démocratique constitutionnel »), l’ancien parti-Etat 
tunisien sous le régime de Ben Ali, avait été membre de l’« Internationale 
Socialiste » des partis sociaux-démocrates. Ce qui était exact, le RCD fut 
expulsé de l’I.S. quatre jours après le départ en exil de Ben Ali, par une 
décision du 18 janvier 2011 – les impératifs de la « Realpolitik » ayant changé. 
Le Pen se permit ainsi de qualifier l’ancienne dictature policière en Tunisie de 
« socialiste », ce qui était évidemment une aberration grotesque.


</description>
			<pubDate>Thu, 03 Nov 2011 16:36:50 +0100</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Le directeur de France Terre d' Asile porte plainte contre X</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-nationales/le-directeur-de-france-terre-d-asile-porte-plainte-con.html</link>
			<description>
Cette fois c’en était trop.


J’ai longtemps supporté d’être maltraité par les sites 
d’extrême-droite, insulté à cause de l’action articulée autour de 
valeurs humanistes et universelles  que l’organisation que je dirige, 
France terre d’asile, mène en faveur des migrants. L’immigration est un 
thème qui déclenche les passions - surtout quand il est délibérément et 
faussement associé à l’islam et à l’insécurité - et je savais que tenter
le dialogue ou la pédagogie avec des individus fermement chevillés à 
leur xénophobie serait improductif. 


Alors je laissais passer. Jusqu’à ce que l’audace des extrémistes du 
net atteigne des sommets d’infamie avec des attaques visant Stéphane 
Hessel - parrain de l’un de nos centres pour demandeurs mineurs 
étrangers isolés - et certains de mes collaborateurs aux noms à 
consonance maghrébine.


Jusqu’à ce qu’une déferlante de haine et de violence suive l’une de mes interviews : me voilà, entre autres gracieusetés,  méritant  une balle  ou encore la pendaison  au bout d’une corde de piano accroché à un réverbère . Cette fois la coupe était pleine, suffisamment pour avoir envie de dire stop à la haine. 


J’ai donc porté plainte. Contre X. Contre la  fachosphère  et son représentant le plus actif, le site François de souche (1).


Ce
site est un modèle dans le genre radical avec figurants  courageux  
sous plumes anonymes qui écrivent sans tabous et se relayent la haine en
cherchant l’escalade. Ces X, hors la loi républicaine, hors la 
démocratie, répandent en toute impunité sur la toile leurs propos haineux qui finissent par se banaliser. Et ce, dans un contexte politique qui l’autorise.


Ces conversations du net ressemblent à celles qui sévissaient dans les  café du commerce  des années soixante-dix, quand une partie de la France s’affichait raciste avec ses  ratonnades  et ses  Dupont Lajoie  capables de  torturer un arabe pour se distraire ,
de le passer par la fenêtre d’un train, de l’incendier dans son 
logement, de mener des expéditions punitives en meute contre les 
immigrés.


Nous aimons à penser que cette époque est révolue. Gardons-nous de tout idéalisme. Les défilés racistes, antisémites, se tiennent aujourd’hui sur les forums, bras tendus droits vers la haine et celui qui le tend n’a ni nom ni visage jusqu’au moment ou de virtuel, le crime devient bien réel.
Déposée,
la plainte doit maintenant être instruite pour que l’on sache vraiment 
au nom du bien public qui se cache derrière le site François de souche. 


L’intérêt général le commande pour tenter de stopper la déferlante xénophobe et raciste qui s’abat sur l’Europe. L’alternative commence d’abord par la maîtrise des mots et des représentations.


Pierre Henry


Le Plus (http://leplus.nouvelobs.com/contribution/176241;pourquoi-je-porte-plainte-contre-la-fachosphere.html), le 26/07/2011


(1) Bien entendu le site d&amp;#39;extrême droite F. desouche est présenté comme lien sur le site du FN de Haute-Normandie... celà vous étonne ? 

</description>
			<pubDate>Wed, 03 Aug 2011 08:14:43 +0100</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Tragédie à Oslo</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-nationales/tragedie-a-oslo.html</link>
			<description>
Anders Behring Breivik, ce militant d&amp;#39; extrême droite , terroriste blond, norvégien  de souche  est le responsable  d&amp;#39;une tuerie de 76 personnes selon un bilan encore provisoire. 


Comme de nombreux militants fascistes, il n&amp;#39;est même pas caricatural, il ne fait que reproduire les idées haineuses et nauséabondes que l&amp;#39;on entend régulièrement dans la bouche de certains édtorialistes,  de  pseudos  intellectuels, de  polémistes  ,que l&amp;#39;on voit régulièrement sur certains plateaux de télévision ou entendons à la radio ou que l&amp;#39;on lit dans certains organes de presse . 


Dans un  testament  de 1518 pages il explique ses motivations : raciste, fondamentaliste chrétien, islamophobe, convaincu que l&amp;#39;immigration est responsable de tous nos maux, assimilant musulmans et terroristes, dénoncant  l&amp;#39;invasion musulmane  et les élites multiculturelles ...


Lui aussi fustige le  politiquement correct  , le  multiculturalisme  et le  marxisme culturel  de l&amp;#39; école de Francfort... Il pensait bien sûr que la gauche pro-immigrationniste et  droitdelhommiste  était coupable de la  décadence du pays en favorisant les  étrangers  contre les  de souche ...


Ce discours ne vous rappelle rien ? Et bien allez donc faire un tour sur tous les sites nauséeux que l&amp;#39;on trouve sans difficulté sur la toile, ce sont  exactement les mêmes propos !


Ce tueur, dont la bêtise et la paranoïa ont abouti à cette tragédie, n&amp;#39;est pas isolé: certains par leurs plumes et dans les micros ont créé ce climat d&amp;#39;incitation et d&amp;#39;encouragement à la haine et à la destruction.


Le Front national a officiellement condamné  ces actes barbares et lâches  et a  exprimé sa solidarité avec le peuple norvégien . 


Mais malgré celà il y a quand même quelque fausses notes. Contacté par Rue89 (26/7) Laurent Ozon, conseiller de Le Pen, a dénoncé  l&amp;#39;anarchie migratoire   ...regardons les faits. La Norvège souffre. L&amp;#39; Europe souffre...  et plus loin en parlant du tueur  cet homme a une capacité d&amp;#39;adaptation et d&amp;#39; analyse, il élabore un raisonnement. Au sens de l&amp;#39; entendement général, il  n&amp;#39;est pas fou... .


Autre fausse note: Jacques Coutela, candidat FN aux dernières élections cantonales à St Florentin dans l&amp;#39; Yonne, sur son blog au doux nom poétique de la-valise-ou-le-cercueil, a laissé quelques courriers dont certains proposaient de faire de Breivik une icÔne, le premier défenseur de l&amp;#39; occident, Charles Martel 2... il vient d&amp;#39;être suspendu du FN.


Plus que jamais le collectif Ras l&amp;#39; front Rouen continuera son combat contre la xénophobie, le racisme, l&amp;#39;extrémisme de droite et le néo-fascisme. 

</description>
			<pubDate>Wed, 27 Jul 2011 14:40:59 +0100</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Quand les durs de l' UMP s'inspirent du Bloc identitaire</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-nationales/quand-les-durs-de-l-ump-sinspirent-du-bloc-identi.html</link>
			<description>

(Blog Droite(s) extrême(s) d&amp;#39; Abel Mestre et Caroline Monnot)


Drôle de façon de fêter un anniversaire. Pour sa
première année d&amp;#39;existence, le collectif de députés de la  droite 
populaire , l&amp;#39;aile  dure  de l&amp;#39;UMP, a décidé d&amp;#39;organiser le 12 juillet, 
un  apéritif saucisson-vin rouge , au salon Gabriel de 
l&amp;#39;Assemblée nationale. Une forme de clin d&amp;#39;oeil à  l&amp;#39;apéro 
saucisson-pinard  organisé le Bloc identitaire et Riposte laïque le 18 
juin 2010 et qui avait défrayé la chronique (voir ici (http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2010/06/09/apero-geant-goutte-dor-les-identitaires-et-riposte-laique-font-manip-commune/), ici  (http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2010/06/10/apero-a-la-goutte-dor-du-buzz-au-bluff/)ou encore là (http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2010/06/19/apero-saucisson-le-grand-mezze-de-lextreme-droite-parisienne/)). La version UMP de l&amp;#39;apéro se veut plus soft: elle n&amp;#39;est pas présentée comme une opération anti-musulman.  


Emmenée notamment par Lionnel Luca, député des Alpes-Maritimes, la 
 droite populaire  compte parmi ses fondateurs Thierry Mariani, ministre
des transports. Beaucoup de ses membres se sont fait remarquer par leur
déclarations outrancières comme Christian Vanneste ou Brigitte Barèges 
qui se sont illustrés par des saillies homophobes.


s



L&amp;#39;apéro saucisson-pinard, version UMP/ DR



Dans leur charte, ces élus affirment qu&amp;#39;ils sont  fiers d&amp;#39;appartenir à la droite de conviction . Et égrènent leurs priorités. D&amp;#39;abord,  la Nation […] seul
cercle d&amp;#39;appartenance à la fois à l&amp;#39;échelle de l&amp;#39;homme et à l&amp;#39;échelle 
du monde. Nous souhaitons la promouvoir comme gage de stabilité entre 
les peuples et comme élément fondamental de notre identité. 

Reprenant une sémantique très identifiée à l&amp;#39;extrême droite, ils se prononcent  contre les tabous du &amp;#39;politiquement correct&amp;#39; . Ils soulignent:  Nous
sommes attachés au patriotisme pour redonner fierté, espoir et ambition
aux Français. Fiers de notre langue et de notre histoire, nous 
défendons aussi les symboles de notre Nation : la Marseillaise comme le 
drapeau tricolore.  Et plus loin :  Nous croyons en l&amp;#39;identité de notre Pays et en l&amp;#39;unité de la République […] Ceux
qui choisissent de vivre en France doivent adhérer aux valeurs de notre
République par une démarche volontaire. L&amp;#39;immigration doit être 
contrôlée et maîtrisée. 


Enfin, affirmant que  la sécurité est la première des libertés , La Droite populaire estime que  ceux
qui ne respectent pas les règles de la société et les valeurs de la 
République doivent être sanctionnés avec rigueur. Nous rejetons le 
sentiment d&amp;#39;impunité et le laxisme qui conduisent au désordre dont 
souffrent les plus faibles. 


Ce n&amp;#39;est pas la première fois que les plus extrêmistes de l&amp;#39;UMP, 
s&amp;#39;inspirent ou se rapprochent de l&amp;#39;extrême droite. Ainsi, en septembre 
2010, la  droite libre  - mouvement libéral-conservateur associé à l&amp;#39;UMP -
avait voulu organiser un débat à l&amp;#39;Assemblée sur le thème « 
Immigration, islamisme : la France menacée ? ». Las! le  débat  avait eu
lieu sous la pluie, à l&amp;#39;extérieur du Palais Bourbon, faute 
d&amp;#39;attribution de salle.


Un peu plus tard, en octobre 2010 cette fois, Elie Aboud, député UMP 
de l&amp;#39;Hérault et membre de la  Droite pop&amp;#39;  s&amp;#39;était rapproché des 
identitaires dans le cadre du soutien à René Galinier - ce septuagénaire
qui a blessé par balles deux cambrioleuses, et qui fut  incarcéré du 5 
août au 13 octobre 2010. Elie Aboud, était allé le visiter en prison à 
la demande d&amp;#39;un comité piloté par Richard Roudier, un cadre du Bloc (Le Monde du
4 octobre). De même, les manifestations contre le film Hors-la-loi, de 
Rachid Bouchareb, mêlaient élus UMP et FN, avec M. Luca en première 
ligne.


Nota Bene: Lionnel Luca, contacté ce matin sans succès,
a rappelé Droites extrêmes le 11 juillet en début d&amp;#39;après midi. Le 
député des Alpes-Maritimes, a assuré, hilare, que  c&amp;#39;était un canular .  Quel pays! Mais on s&amp;#39;en fout de ça! C&amp;#39;est le plus beaau piège de l&amp;#39;été (...) pour être sûr que l&amp;#39;on parle de nous, a-t-il continué. Si
on ne peut plus parler de saucisson et de pinard, sans être taxé de 
fascisme...On a voulu apporter chacun ses spécialités et les députés du 
Rhône ont proposé de la charcuterie et du vin, voila. 
Se défendant de toutes accointances avec le Bloc identitaire, M. Luca a tenu à rappeler qu&amp;#39;il avait été  le seul élu de Nice à [s&amp;#39;]opposer publiquement aux soupes au cochon pour les SDF  organisées par les identitaires. 


</description>
			<pubDate>Mon, 11 Jul 2011 13:40:01 +0100</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Les petits Torquemada de l' extrême droite</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-nationales/les-petits-torquemada-de-l-extreme-droite.html</link>
			<description>
Lorsqu&amp;#39;on a des vocations d&amp;#39;inquisiteurs et que l&amp;#39;on veut faire interdire un concert il y a une tactique très simple qu&amp;#39; utilisent nos nouveaux censeurs que sont le FN et le Bloc Identitaire.


On commence par coller des affiches, distribuer des tracts, et ensuite par alerter les médias locaux en expliquant que le concert en question risque de provoquer des affrontements violents, que la population de la commune concernée risque d&amp;#39;en pâtir cruellement, et que des  hordes barbares  ne vont pas tarder à déferler. 


En somme on crée de toutes pièces un climat de peur déraisonné.


Ensuite il ne reste plus qu&amp;#39; à tabler sur la couardise des élus locaux et le tour est joué.


Le 5 juin dernier devait se dérouler à Bailleul (Nord) un concert de rap avec le groupe ZEP. Les Identitaires de  Opstaan la maison flamande  associés à  la maison de l&amp;#39; Artois  ont mené un campagne d&amp;#39;une violence inouïe contre ce groupe  antifrançais  (sic) qui vient  cracher et insulter la France sur ses terres...un crime contre notre fier et beau pays... . 


Le maire PS de cette charmante bourgade, n&amp;#39;écoutant que son courage a donc...annulé le concert.


Au week-end de la pentecôte, la commune de Saint-Georges-sur-Arnon (Indre) devait accueillir un concert antifasciste, le festival Rock&amp;#39;n resist, organisé par le SCALP (section carrément anti-Le Pen) 18 et Rafi (résistance antifasciste de l&amp;#39;Indre). 


Mais c&amp;#39;était sans compter sur le FN de l&amp;#39;Indre et le Bloc identitaire qui, unis, ont tout fait pour l&amp;#39; annuler. 


Collage d&amp;#39;affiches, taguage de croix celtiques, création d&amp;#39;un pseudo  comité de vigilance des citoyens du Berry  distibution de tracts dans les boîtes aux lettres :  Avis à la population. Incivilité-violence-drogue. Face à la racaille, ne laisser pas le festival de la haine s&amp;#39;intaller dans votre commune... .


Le maire de la commune PCF a annulé le concert.


Ne laissons plus l&amp;#39; extrême droite instaurer ses diktats !


Dernières nouvelles: 


N&amp;#39;en déplaise aux néo-fascistes locaux, le concert annulé de Saint-Georges-sur-Arnon a finalement eu lieu, le samedi soir, à Vierzon, à la salle des fêtes des Forges. Bien que surveillé par la police, en fin de soirée aux alentours de 0h40, une voiture s&amp;#39;est arrêtée devant la salle, un passager en est descendu et a gazé 5 personnes, puis &amp;#39;est enfui.La police n&amp;#39;est pas intervenue. 

</description>
			<pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:37:41 +0100</pubDate>
		</item>
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