<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?>
<!-- generator="FeedCreator 1.7.2" -->
<rss version="2.0">
	<channel>
		<title>RLF - Rouen</title>
		<description>Réseau de Lutte contre le Fascisme. Actualités Internationales.</description>
		<link>http://www.raslfrontrouen.com</link>
		<lastBuildDate>Sat, 31 Jul 2010 09:53:01 +0100</lastBuildDate>
		<generator>FeedCreator 1.7.2</generator>
		<image>
			<url>http://www.raslfrontrouen.com/images/M_images/triangle.jpg</url>
			<title>RLF-Rouen</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com</link>
			<description>Réseau de Lutte contre le Fascisme. Actualités Internationales.</description>
		</image>
		<item>
			<title>Le 9 mai : Riposte sociale antifasciste</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-internationales/le-9-mai-riposte-sociale-antifasciste.html</link>
			<description>
Depuis de trop nombreuses années, l’extrême droite radicale parisienne tente, avec plus ou moins de succès, de se réunir le 9 mai dans les rues de Paris, au prétexte de la mort d’un de ses militants en 1994. Depuis sept ans, nous nous mobilisons contre cette présence dans la rue. De manifs en concerts, de rassemblements de solidarité internationale en défilés à la mémoire des résistants de la Seconde Guerre mondiale, nous avons affirmé une présence antifasciste dans les rues. Comme rien n’est jamais gagné, cette année encore, nous serons présents le 9 mai pour signifier à l’extrême droite que, quel que soit son mode d’expression, par la rue ou par les urnes, nous serons toujours là pour l’empêcher d’agir. 


Le dernier scrutin a mis en évidence le maintien électoral du Front National. Dans le même temps l’activisme de l’extrême droite radicale prospère. Les agressions racistes (comme à Chauny, dans l’Aisne), les attaques envers des militants du mouvement social (comme à Lyon en mars) sont désormais légion. Les sirènes médiatiques se sont tues et pourtant, il est aujourd’hui plus que temps de réagir et d’engager une riposte antifasciste large et unitaire. La banalisation du racisme dans le discours d’une droite décomplexée, les dérapages verbaux d’élus ou de leaders politiques ont remis en selle et légitimé une mouvance politique que certains croyaient au bord du gouffre mais qui aujourd’hui s’exprime avec plus de virulence encore dans le discours comme dans les actes. 


Non à la lepénisation des esprits ! Si nous nous mobilisons, c’est parce que cela fait trop longtemps que la parole raciste s’est libérée en France : la droite au pouvoir et la gauche qui prétend la combattre se sont accaparé de façon plus ou moins décomplexée les idées de l’extrême droite. Les dérapages racistes se succèdent jusqu’à ne choquer plus grand monde. La traque des sans papiers s’intensifie et les pressions s’accentuent afin de criminaliser la solidarité. Le faux débat sur l’identité nationale a achevé de légitimer le discours que professe le Front national depuis 40 ans. Si s’opposer à la présence de l’extrême droite dans la rue reste à nos yeux une nécessité, il faut dans le même temps dénoncer la lepénisation des esprits et l’offensive patronale contre le mouvement social, qui font toutes deux le lit du fascisme. 


La crise sociale terreau de l’extrême droite La crise sociale offre un terreau propice aux tenants du « chacun pour soi», aux replis communautaires et identitaire. L’extrême droite a toujours prospéré sur la misère et le chômage de masse. Les plans de licenciements qui se succèdent, les délocalisations lui offrent un contexte fertile. Les classes populaires payent encore et toujours l’addition des crises financières et capitalistes. Lutter contre l’extrême droite, c’est aussi lutter contre les offensives patronales. C’est se battre contre la casse des acquis sociaux (retraites, sécurité sociale) hérités des luttes sociales et de la Résistance. C’est lutter aux côtés de la frange la plus précaire du prolétariat, les travailleurs sans papiers. C’est enfin lutter tous ensemble pour que demain ne soit pas pire qu’aujourd’hui ! 


Un combat internationaliste Nous défilerons ce 9 mai en hommage aux combattants de l’Espagne de 1936 et de la Resistance, et à ceux de toutes les luttes anticolonialistes et anti-impérialistes : celles de Yen Bai de Sétif et de Guelma. Nous marcherons en souvenir de toutes les victimes de l’extrême-droite, tels qu’Ibrahim Ali ou Brahim Bouarram, assassiné en marge d’un défilé du Front National. 


Ensemble renvoyons le fascisme dans les poubelles de l’Histoire ! 


MARCHE ANTIFASCISTE UNITAIRE Dimanche 09 mai 2009 à Paris RDV à 14h au Métro Belleville 


Premiers signataires : Action Antifasciste Paris-Banlieue (AFA), Alternative Libertaire (AL), Association des Marocains de France (AMF), Fédération Anarchiste (FA), Fédération Syndicale Etudiante (FSE), Mouvement des Quartiers pour la Justice Sociale (MQJS), Ras l’front Marne la Vallée, SCALP, Sud Etudiant, SUD ISS Logistique   Production... 

</description>
			<pubDate>Wed, 05 May 2010 10:36:42 +0100</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Mort d'un fasciste en Afrique du Sud</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-internationales/mort-dun-fasciste-en-afrique-du-sud.html</link>
			<description>
(Sources Rue89 et CSP) 


 Le leader d’extrême droite sud-africain Eugène Terre’Blanche, qui fut un farouche partisan de l’apartheid, a été tué samedi dans sa ferme du nord-ouest.
Agé de 69 ans, le leader du Mouvement de résistance afrikaner (AWB), incarnation de l’opposition blanche à l’abolition de l’ancien régime raciste sud-africain, a été attaqué et tué, apparemment à la suite d’une querelle avec deux de ses employés, selon une porte-parole de la police, Adele Myburgh.
Les deux hommes, âgés de 15 et 21 ans, ont été arrêtés et inculpés de meurtre, a-t-elle ajouté. «Ils ont dit à la police que la dispute avait éclaté car ils n’avaient pas été payés pour le travail qu’ils avaient accompli à la ferme», a-t-elle précisé.(...) Ancien policier et exploitant agricole, Eugene Terre’Blanche avait fondé l’AWB dans les années 1970. Défenseur de la suprématie blanche, le mouvement était connu pour ses défilés équestres en tenues paramilitaires, et son insigne à trois branches rappelant beaucoup la croix gammée des nazis. 
(source)

Tss...encore un exploitant agricole écrasé par les charges...

Ancien policier agé de 69 ans, Eugène Terre&amp;#39;Blanche était le fondateur et le leader d&amp;#39;un petit groupe, l&amp;#39;Afrikaner Weerstandsbeweging (AWB), le Mouvement de résistance afrikaner, dont l&amp;#39;emblème était proche de la Swastika du parti nazi (voir photo ci-contre), et qui s&amp;#39;était donné comme objectif dans les années 80 d&amp;#39;empêcher la marche vers la fin de l&amp;#39;apartheid en Afrique du Sud. 


Sous la houlette de ce colosse aux outrances verbales célèbres, l&amp;#39;AWB avait mené quelques actions spectaculaires, comme en 1993, lorsque Eugène Terre&amp;#39;Blanche avait fracassé son véhicule contre le World Trade Center de Johannesburg où se tenaient les négociations sur la fin de l&amp;#39;apartheid. 


Un an plus tard, une petite troupe armée conduite par le même Terre&amp;#39;Blanche tentait un putsch dans le territoire tribal du Bophuthatswana, dans le nord de l&amp;#39;Afrique du Sud, pour y créer une République blanche séparée de l&amp;#39;Afrique du Sud. Par la suite, des attentats attribués à ses partisans firent 21 morts. 


Et pour ceux qui seraient tentés d&amp;#39;une teinte de compassion parce que faut pas dire du mal des morts c&amp;#39;est pas bien : 


 M. Terre’Blanche avait été emprisonné en 2001 pour tentative de meurtre, après avoir battu à coups de barre de fer un vigile noir, lui causant des lésions cérébrales irréversibles . 

</description>
			<pubDate>Mon, 05 Apr 2010 11:26:55 +0100</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Les Pays-bas, laboratoire de l' extrême droite...</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-internationales/les-pays-bas-laboratoire-de-l-extreme-dro.html</link>
			<description>
(source : Alain Gresh) 


Les résultats des élections municipales du 3 mars aux Pays-Bas ont montré une forte progression du Parti pour la liberté (PVV) de Gert Wilders, qui pourrait devenir, lors des élections générales de juin, une force essentielle du pays. Ce parti xénophobe et populiste, qui affirme vouloir « lutter contre l’islamisation des Pays-Bas », présentait des listes dans deux villes uniquement. Il est arrivé en tête à Almere (190 000 habitants), avec 21,6% des voix. A La Haye, il est le deuxième parti. 


Deux analyses intéressantes de cette progression : 


Libération.fr du 5 mars publie un entretien avec Jérôme Jamin, professeur à l’université de Liège et auteur de L’imaginaire du complot, qui analyse les spécificités du phénomène Wilders : « Wilders parvient à articuler son rejet de l’islam dans un registre quasi progressiste ». 


A la question « Où se situe Wilders sur le spectre politique ? », Jamin répond : 

« C’est un libéral de droite, populiste, mais pas d’extrême droite. L’extrême droite renvoie à un discours ultra-nationaliste contre tous les étrangers. Wilders, lui, se prononce pour l’égalité hommes-femmes, la défense des homosexuels. Il n’a jamais de discours antisémite. » 

« La dimension populiste est quant à elle très classique. Ce n’est pas la première fois – en Europe comme aux Pays-Bas – qu’un parti tient un discours à la gloire du peuple, contre les élites. C’est une posture hors-système habituelle, avec un rejet des partis en place, accusés d’inefficacité. » 


« L’autre élément, très important chez Gert Wilders, c’est la stratégie originale utilisée pour critiquer l’islam. Un certain nombre de partis populistes de droite ou d’extrême droite ont compris que la meilleure manière de développer leurs thèses, c’était de ne plus le faire sur un registre xénophobe. » 


« Wilders parvient à articuler son rejet de l’islam dans un registre quasi progressiste et laïc. Il brouille l’analyse. Il utilise par exemple les vieilles idées de l’égalité homme-femme, de défense de la liberté d’expression, contre l’islam. C’est une façon de détourner les valeurs et de les reprendre sous un angle très hostile. » 



Une analyse que reprend Laurent Chambon sur le site Minorites.org, dans un texte intitulé « Retour à chaud sur les élections néerlandaises » (8 mars). Docteur en sciences politiques, chercheur à l’Université de Poitiers et spécialiste des minorités en politique et dans les médias, il a siégé pour le Parti travailliste à Amsterdam Oud-Zuid de 2006 à 2010. 

« Une des inventions bénéluxiennes les plus populaires est une extrême droite post-coloniale et post-raciste (en tout cas dans sa forme), qui base son rejet des migrants sur des critères laïcs et “progressistes”. Le Vlaams Belang de Filip Dewinter en est un bel avatar flamingant et islamophobe, et Pim Fortuyn et sa LPF, Rita Verdonk et son Troots op Nederland (ToN, “Fier des Pays-Bas”) comme Geert Wilders et son Partij voor de Vrijheid en sont différentes versions néerlandaises. 

Le Vlaams Belang a été le premier à savoir rassembler ouvriers flamands au chômage, commerçants angoissés, homos en cuir et juifs orthodoxes anversois contre les musulmans, alors que Jean-Marie Le Pen faisait encore des vannes lourdes sur les chambres à gaz ou le lobby juif. Dewinter arrivait déjà à mobiliser les minorités non-musulmanes flamandes avec la peur des musulmans. » 


« Marine Le Pen s’essaye exactement à la même stratégie : elle décolonise et déblanchit son parti, pour passer d’un discours raciste, homophobe et sexiste à un discours républicain, tolérant envers les gays, les juifs et les noirs, mais très violent envers l’Islam. » 


« La presse française hésite à qualifier d’extrême droite Geert Wilders et son parti, parce qu’il n’est ni antisémite, ni raciste, ni homophobe. Mais c’est justement ça, la nouveauté. La plupart des électeurs français enclins à voter à l’extrême droite n’ont pas connu ni l’Eglise toute puissante et sa messe en latin, ni la décolonisation ni même la guerre d’Algérie. La plupart des électeurs de banlieue ont des potes noirs, juifs, pédés ou arabes. Ils ont été à l’école ensemble, ils ont passé beaucoup de temps à tenir les murs des cités pendant leur adolescence, ils vont peut-être pointer ensemble au Pôle Emploi. » (...) 

« Donc je récapitule : Wilders est en train de mettre en place l’extrême droite version 2.0 débarrassée de racisme, d’homophobie et de colonialisme. La plupart des partis sont contaminés, du VVD qui se gave des électeurs de Wilders là où il ne se présente pas, au Parti travailliste qui met de l’ordre dans son programme et ses rangs en fonction des canons wildériens. Et les partis du peuple (le CDA dans les campagnes, le SP dans les villes) se dépeuplent. Alors oui, Wilders ne s’est présenté que dans deux villes, mais son idéologie a gagné énormément de terrain, et pour citer notre Jean-Marie national, les électeurs préfèrent l’original à la copie. Il ne serait donc pas surprenant que le PVV devienne le premier parti du pays, et je ne vois pas la droite avoir des problèmes avec l’idée d’une coalition dirigée par Geert Wilders. Quant à son programme, la gauche travailliste ayant déjà rendu son appareil et son programme compatibles, la résistance ne devrait pas être énorme. » 

« Dewinter a rendu xénophobe et nationaliste une grande partie du monde politique flamand, et Wilders est en train d’y parvenir aux Pays-Bas. C’est ça, la leçon politique que le Bénélux est en train de donner à l’Europe. Marine Le Pen y travaille en France, avec l’aide active d’Eric Besson, l’extrême-droite britannique y travaille aussi. Les pédés, les juifs et les noirs peuvent enfin respirer, enfin officiellement, mais si j’étais musulman je commencerais sérieusement à vérifier que mon passeport est encore valable, que j’ai de l’argent liquide disponible et une valise sous la main. » 



Non, le visage de la xénophobie et du nationalisme haineux n’a plus les mêmes contours que dans les années 1930, ni même que dans les années 1960. Il n’en est pas moins inquiétant... 

</description>
			<pubDate>Sun, 14 Mar 2010 16:17:21 +0100</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Européennnes 2009 : analyse de VISA (vigilance et informations syndicales antifascistes)</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-internationales/europeennnes-2009-analyse-de-visa-vigilance-et-informations-syndicales-antifasci.html</link>
			<description>
Après le 7 juin : droites souverainistes, populistes et extrêmes, premier bilan en Europe. 


Les récentes élections européennes ont démontré que l’extrême droite a le vent en poupe, dans toute une série de pays-membres de l’Union européenne, alors même qu’elle est plutôt en situation de recul (en tout cas, de recul momentané) en France. A côté de certains nouveaux venus - tel que le « British national party » (BNP) qui a obtenu deux sièges en Angleterre - plusieurs partis d’extrême droite qui avaient pu s’ancrer depuis quelques années, renforcent leurs positions. 


Généralement, ce sont plutôt des partis d’extrême droite - aux profils différents - qui ont le vent en poupe, sur la scène à droite de la droite ; et nettement moins les partis ‘souverainistes’ qui constituent (sous bien des égards) plutôt une composante ou une variante de la droite conservatrice. 


Défaite pour la droite « souverainiste » proche des libéraux-conservateurs 


Cette droite ‘souverainiste’, nationale et conservatrice, se concentre bien souvent, dans son programme et son discours, sur une critique (nationaliste) de l’Union européenne, accompagnée d’une certaine nostalgie de la société d’avant « quand c’était mieux qu’aujourd’hui ». C’est plutôt un programme à point unique, alors que sous bien d’autres aspects - et notamment la politique économique et sociale, en dehors de la question de l’ouverture des frontières à l’intérieur de l’Union européenne - ces forces ne se distinguent guère de la droite libéralo-conservatrice. Ce profil s’est, finalement, révélé plutôt peu porteur (en tout cas cette année), dès lors qu’il n’est pas accompagné d’un discours ou programme de droite populiste ou d’extrême droite « plus large ». La grande exception sera, certes, la liste du UKIP (« Parti de l’indépendance du Royaume-Uni ») britannique, qui a confirmé et renforcé son succès déjà connu en 2004, obtenant en 2009 plus de 17 % des voix. Mais c’est l’exception qui aura, en effet, confirmé la règle. 


Surtout, la liste pro-souverainiste « Libertas », formation dirigée par l’Irlandais Declan Ganley et qui était représentée en France par le national-catholique Philippe de Villiers (dont le Mouvement pour la France, MPF, avait pour l’occasion fait l’alliance avec les Chasseurs de Frédéric Nihous), aura fait long feu. En Irlande, pays où se présentait Declan Ganley lui-même, ses listes n’ont obtenu que 3,15 % des voix en moyenne et aucun siège. La candidature de Ganley, dans sa circonscription du Nord-Ouest, aura obtenu 14,3 % des voix, mais n’est arrivé qu’en quatrième position. (L’UKIP, au Royaume-Uni, n’était pas allié à la coalition « Libertas ».) 


En France, la liste commune du MPF et des Chasseurs n’aura obtenu qu’un mandat, après trois sièges aux élections européennes précédentes (en 2004) ; ceci grâce à l’ancrage de Philippe de Villiers lui-même dans l’Ouest de la France où il aura obtenu 10,27 % (au niveau de la circonscription, et 32,96 % dans « son » département de la Vendée). En dehors de ce fief local et régional, le tandem de Villiers/Nihous n’aura pas réalisé un gros score, obtenant 4,9 % des voix. Pour mémoire, en 2004, Philippe de Villiers seul avait réalisé 6,7 % des voix auxquelles il fallait rajouter 1,5 % obtenues par l’autre souverainiste, Charles Pasqua ; en juin 1999, la liste européenne commune de ces deux hommes avait encore obtenu 13,1 % des voix exprimées en France. Alors même que le Front national (FN) se trouve en crise et en net recul électoral - nous y reviendrons à la fin de cet article -, le score obtenu par les « souverainistes » non fascistes se révèle, cette année, encore plus décevant. 


Globalement, les partis ayant un profil de droite « populiste » ou d’extrême droite plus général s’en tirent mieux que les souverainistes plus proche de la droite bourgeoise, même si ces derniers gardent dans leur giron quelques forces de poids (la droite polonaise notamment). 


Venons-en à l’extrême droite. Certes, les résultats de ceux parmi les partis « populistes de droite », racistes et/ou fascistes qui ont pu avoir des scores intéressants, ne sauraient être sur-interprétés. Puisque l’abstention est de presque 57 % en moyenne dans tous les pays de l’Union (et supérieure à cette moyenne surtout dans les Etats situés à l’Est du continent), les résultats sont, la plupart du temps, déformés au profit de celles parmi les formations politiques qui ont réussi à mobiliser leurs électeurs. C’est surtout le cas, dans les pays centraux de l’Union, pour les électorats des partis du centre-droit (conservateurs ou chrétiens-démocrates) et les partis verts ; cela s’explique aisément par le fait que ces partis, surtout les chrétiens-démocrates et les écologistes, passent le plus fortement pour « pro-européens ». D’autres forces politiques avaient, souvent, plus de mal à mobiliser leurs partisans pour un scrutin de type « européen », ces derniers se sentant plus éloignés des institutions européennes. 


Il n’empêche que, pour plusieurs partis d’extrême droite, leur succès est d’autant plus important. Il doit être souligné, en effet, que s’agissant la plupart du temps de forces politiques « eurosceptiques » voire « antieuropéens » (dans la mesure où ils rejettent toute délégation de pouvoir à une instance supranationale), l’électorat « naturel » de ces partis se sent d’autant moins enthousiaste pour participer à la construction européenne. L’abstention menace donc facilement ces partis ; le FN français en a d’ailleurs fait l’expérience cette année, puisque 65 % de ses sympathisants auraient choisi de s’abstenir lors de ce scrutin européen, sur fond de crise interne au FN. 


Partis d’extrême droite « de gouvernement »  renforcés 


Dès lors que l’on tourne le regard vers les partis « populistes de droite » et/ou racistes qui ont connu des expériences de soutien (ou participation) à des gouvernements, à des moments récents, force est de constater que la plupart de ces partis sortent renforcés du scrutin européen. 


C’est le cas du ‘Parti du peuple danois’ (DFP), parti qui fournit un soutien parlementaire aux gouvernements de centre-droite, au Danemark, depuis sa première entrée en force au Parlement qui a lieu en novembre 2001 (avec un peu de 12 % des voix). Aujourd’hui, après presque huit années de « soutien sans participation », au cours desquels le DFP a surtout influé sur le durcissement radical des lois sur l’immigration et sur l’asile au Danemark, ce parti sort renforcé du scrutin européen avec 15,2 % des voix. Le fait que sa tête de liste, Morten Messerschmidt, soit connu pour être très proche des milieux néonazis ouverts n’y aura rien changé. 


En Italie, aussi, la Ligue du Nord (fédéraliste et raciste) aura tiré les bénéfices de sa participation au gouvernement. Obtenant 10,22 % des voix (plus quatre pour cent par rapport au dernier scrutin comparable) et huit sièges à Strasbourg au lieu de quatre auparavant, la Ligue du Nord étend son influence au-delà de sa traditionnelle zone de force en gagnant des nouveaux succès dans le centre de l’Italie, dans des régions anciennement ancrées à gauche telles que la Toscane et l’Emilie-Romagne. Son succès semble résider notamment dans un discours alliant préoccupations sécuritaires et agitation anti-immigrés, et sa capacité à attirer y compris un électorat ouvrier ayant anciennement voté à gauche. La dimension régionaliste, et anciennement séparatiste, de la Ligue du Nord passe ainsi nettement au second plan, en tout cas dans les nouvelles zones d’influence de ce parti situées au-delà du nord industrialisé de l’Italie. - Le parti de Silvio Berlusconi, le ‘Peuple de la Liberté’, obtenant 35,3 % des voix, fait un peu moins bien que les sondages ne lui avaient prédit (39 à 41 pour cent), mais reste le parti dominant largement la scène politique. Le scrutin intervenait deux mois après la fusion des postfascistes de l’ex-Alleanza Nazionale avec l’ancien parti du Président du Conseil, Forza Italia. 


Aux Pays-Bas aussi, un parti d’extrême droite, le « Parti pour la liberté » PVV du fanatique islamophobe Geert Wilders, réalise un score énorme de 17 % et devient ainsi la deuxième force politique du pays. Aux Pays-Bas, une formation de droite « populiste » avait participé au pouvoir en 2002/03, la « Liste Pim Fortuyn » aujourd’hui quasiment disparue (puisqu’elle aura implosé quelques mois après l’assassinat de son leader, Pim Fortuyn, intervenu le 15 mai 2002). Geert Wilders aura pris la succession de cette force politique ; sa tête de liste aux élections européennes, Barry Madlener, est d’ailleurs un ancien de la formation de feu Pim Fortuyn. 


Aujourd’hui, les sondages prédisent même à son parti qu’il deviendrait la première force politique si des élections au plan national (prévues en 2011) intervenaient aujourd’hui, puisqu’une bonne partie des sympathisants de Geert Wilders ne souhaitaient pas voter au scrutin européen du 07 juin. Le PVV de Monsieur Wilders mêle, dans son discours et son idéologie, un ultralibéralisme - représentant une forme radicalisée de la droite bourgeoise radicalisée - avec un rejet radical de l’immigration (surtout « musulmane ») représentée comme une menace à la « traditionnelle attitude libérale néerlandaise » au niveau des mœurs et des questions de société. Il s’agit d’un « modèle » d’extrême droite de nouveau type, dans la mesure où ici, l’immigration n’est pas rejeté au nom d’un « ordre moral » traditionnel, mais au contraire prétendument au nom de la modernité et des libertés individuelles. Ceci distingue le PVV aux Pays-Bas d’une bonne partie de l’extrême droite française. 


Autriche et Belgique : deux situations spécifiques 


Le cas de l’Autriche est plus compliqué, dans la mesure où l’extrême droite y a participé au gouvernement de 2000 à 2006, mais qu’elle n’a pas su gérer sa participation gouvernementale avec succès et qu’elle aura, en outre, connu une scission importante en 2005. De cette scission, sont nés le FPÖ-« Canal historique » (qui subsiste) et le BZÖ (Alliance Avenir Autriche), ancien parti personnel de feu Jörg Haider - décédé dans un accident en octobre 2008 - et à ancrage surtout régional, en Carinthie. Sur le plan fédéral (national), le FPÖ apparaît comme nettement plus extrémiste, alors que le BZÖ tente - tout en jouant aussi avec le racisme et en ayant un discours anti-immigration dur - de se présenter plutôt comme une force de droite bourgeoise. 


Si l’on compare les résultats de l’extrême droite autrichienne (12,9 % pour le FPÖ, et 4,6 % pour le BZÖ) aux élections européennes avec ceux obtenus au dernier scrutin européen du même type, il faudra forcément parler d’un succès. Ceci dans la mesure où, lors des élections européennes de juin 2004, le FPÖ - alors non encore scindé en deux - s’était trouvé au creux de la vague et en très petite forme. Il n’avait alors réalisé que 6,3 % des voix, qui lui donnaient droit, à l’époque, à un seul siège. Les deux partis ensemble font nettement mieux, aujourd’hui. Or, aux dernières élections générales nationales qui ont lieu en Autriche, fin septembre 2008, le score cumulé des deux partis d’extrême droite ou de droite « populiste » était encore nettement supérieur, dépassant (ensemble) même les 28 %. Si les deux partis ont plus ou moins reculé aujourd’hui par rapport à l’automne de l’année dernière, ceci est dû, d’un côté, au fait qu’il s’agit de deux scrutins de type différent : le public de la droite « populiste » ou extrême se déplace moins pour un scrutin à l’échelle européenne, se sentant plutôt distant vis-à-vis des institutions européennes. Mais il y aussi un autre facteur : le FPÖ (17 % en 2008) aura reculé un peu parce que, pour la première fois depuis longtemps, il a été exposé à une contre-campagne antifasciste assez massive, à laquelle participèrent aussi des forces politiques établies et le clergé des Eglises chrétiennes. Auparavant, le FPÖ avait entamé une campagne très agressive, faisant de l’agitation (à travers des annonces payées dans la presse) contre « une adhésion de la Turquie et d’Israël à l’Union européenne ». Tout le monde ayant remarqué qu’il n’avait jamais été question, sérieusement, d’une adhésion d’Israël à l’UE, ses détracteurs faisaient remarquer que le parti d’extrême droite ne cherchait qu’à attiser des ressentiments contre les juifs. Le slogan de la campagne du FPÖ « L’Occident entre des mains de chrétiens », autant dirigé contre juifs et athées que contre les immigrés musulmans, suscita des critiques de la part même de l’Eglise catholique. Pour la première fois, un chef de gouvernement autrichien en exercice, en la personne de Werner Faymann, utilisait le mot de fascisme, en évoquant publiquement la nécessité d’une éducation « antifasciste ». Les critiques ardentes qu’aura réveillées sa campagne, ont légèrement fait reculer le FPÖ. Le BZÖ (peut-être parce que son public est en partie plus proche de la droite conservatrice, peut-être aussi parce que le lien émotionnel avec l’ex-« homme providentiel » Jörg Haider s’affaiblit avec le temps découlé depuis son décès), qui avait encore obtenu 11 % l’année dernière, recule davantage. 


En Belgique, nous observons une situation là encore assez spécifique. Dans le nord du royaume, en Flandre, le parti Vlaams Belang (VB, « Intérêt flamand ») avait jusqu’ici campé en position de première force politique, tout en étant isolé de toutes les autres formations politiques par une mesure d’isolement volontaire appelée « le Cordon sanitaire ». La situation en Belgique, surtout dans sa partie septentrionale et néerlandophone, a évolué depuis peu. D’un côté, l’apparition (en 2007) d’une nouvelle force politique populiste et droitière, mais  pas d’essence fasciste, sous forme de la « Liste Dedecker » (LDD), a endigué le « Vlaams Belang ». Ce dernier chute de 24,5 % des voix, obtenus au scrutin régional flamand en juin 2007, à 15,3 % au récent scrutin européen et régional, les deux élections ayant eu lieu le même jour. La LDD, elle - liste populiste fortement marquée par la personnalité de son leader, Jean-Marie Dedecker, dont elle porte le nom -, aura obtenu 7,7 % des voix. 


Une troisième force politique partage également certaines caractéristiques avec le VB, tout en s’en distinguant sur d’autres points. Alors que la « Liste Dedecker » partage son populisme (et en partie son attitude anti-immigrés, mais en plus faible) avec le VB, la « Nouvelle Alliance flamande » (NVA), elle, en rejette le populisme « anti-establishment » tout en partageant le nationalisme anti-belge de l’extrême droite flamande. La NVA est un parti national-conservateur, né en 2001 et qui s’était allié dans beaucoup d’élections avec leschrétiens-démocrates flamands. Tout en étant flamande-nationaliste, elle se distingue du VB par son côté plutôt conservateur ou réactionnaire et élitiste ; alors même que le côté « populiste » du VB repose en bonne partie sur une fausse impression : l’actuel chef du parti d’extrême droite depuis mars 2008, Bruno Valkeniers, est l’un des plus grands patrons de la ville portuaire d’Anvers, et il rêve ouvertement d’une alliance de toutes les droites sur le modèle italien, qu’il appelle de ses vœux en la baptisant « Forza Flandria ». Ensemble avec la NVA, le Vlaams Belang était aussi le seul parti au parlement belge en défendant ouvertement le pape Benoît XVI, en avril 2009, quand celui-ci fut critiqué pour ses propos réactionnaires et obscurantistes par un vote du parlement fédéral belge. 


A cette élection du 07 juin 2009, la NVA s’est présentée seule, et elle aura obtenu 13,1 %. Ainsi, si on fait l’addition entre les voix obtenus par les différentes forces de droite dure, populiste et/ou extrême en Flandre, on arrivera à un résultat cumulé de 36 %, qui inquiète dans les milieux antifascistes (et pas uniquement) en Belgique. Paradoxalement, alors que la nouvelle concurrence aura fait baisser le score du « Vlaams Belang », elle l’aura peut-être renforcé à moyen et long terme. Ayant désormais des « voisins », le parti d’extrême droite flamand a pu se « normaliser » quelque peu. Surtout, la « Liste Dedecker », si elle est nettement moins marquée à l’extrême droite que le VB (son fondateur Jean-Marie Dedecker s’est d’ailleurs parfois réclamé de Nicolas Sarkozy), elle rejette le « Cordon sanitaire » et n’exclut pas des coopérations futures avec le « Vlaams Belang » dont elle aura tenté d’attirer des déçus et des « dissidents ». Ainsi il y aura lieu d’observer de façon bien précise, l’évolution politique à venir en Belgique. Surtout en cas de crise renforcée de l’Etat central (monarchique) belge, l’extrême droite flamande pourra tenter de pousser les feux sur fond de nationalisme régional. 


Europe de l’Est : La catastrophe hongroise 


En Europe du Centre et de l’Est, nous observons également plusieurs partis d’extrême droite assez forts. 


Le cas de figure le plus catastrophique, et de loin, est celui de la Hongrie : ici, le parti néofasciste, antisémite et assez ouvertement violent « Jobbik » (littéralement « Le meilleur ») a pu réaliser 14,77 % des voix… presque le double de ce que lui avaient prédit les sondages, autour de 8 %. Ce parti entretient une milice en uniformes, la « Garde hongroise », qui n’hésite pas à utiliser la violence contre des membres de la population Rrom du pays, des (plutôt rares) immigrés ou contre les homosexuels. Le discours antisémite de ce mouvement n’est guère dissimulé. « Jobbik » aura pris la place anciennement dévolu au « Parti de la vérité et de la vie » (MIEP) de l’antisémite Istvan Csurka, anciennement allié - dans les années 1990 - à Jean-Marie Le Pen (qui a participé à un rassemblement de ce parti en octobre 1996) et au FN français. Or, les résultats du MIEP- qui a peut-être vu sa base sociale absorbée par la droite conservatrice quis’était alliée assez ouvertement à lui aux débuts de la décennie - n’étaient pas montés jusqu’au niveau actuellement atteints par « Jobbik ». 


A côté de lui, la droite conservatrice sous forme du FIDESZ a obtenu plus de 56 %, emportant à elle seule 15 des 22 mandats hongrois au Parlement européen. Visiblement, à la fois la droite et l’extrême droite ont su exprimer aux yeux de nombreux Hongrois, et particulièrement en période de crise économique et sociale, le mécontentement social avec les gouvernants libéraux et sociaux-libéraux. A de nombreuses reprises, des manifestations de protestation à caractère social  ces dernières années ont pu être récupérés politiquement par des forces de droite et/ou d’extrême droite. La menace de cette dernière prend en outre, dans ce pays, potentiellement le visage de la violence. 


En Roumanie, l’extrême droite réussit à remonter, même si elle est loin des presque 30 % des voix auxquelles elle était promise par les sondages il y a à peine dix ans. Le « Parti de la Grande Roumanie » (PRM) de Corneliu Vadem Tudor, ancien poète officiel du dictateur Nicolae Ceauscescu reconverti dans le nationalisme intégral, avait connu un fort déclin ces dernières années. Aux premières élections de députés européens en Roumanie, en novembre 2007 (auparavant ses députés au Parlement européen avait été désignés par le Parlement national), ce parti - lui aussi ancien allié affiché du FN français - était tombé à 3,5 % des voix. En décembre 2008, lors des législatives roumaines, il s’était de nouveau retrouvé à 4 % et exclu du Parlement. Mais ces derniers mois, une autre force - populiste de droite, nationaliste et autoritaire - montait avec le « Parti de la nouvelle génération » (PNG) de l’homme d’affaires Georges « Gigi » Becali. Ce dernier, propriétaire d’un club de football, est devenu très populaire au début de l’année 2009 quand il a été emprisonné quelque temps pour un délit de séquestration : il avait retenu, en toute illégalité, des personnes suspectées de lui avoir volé sa voiture (de luxe). De nombreux Roumains semblaient s’identifier avec sa façon de se rendre « justice » lui-même, et critiquaient son emprisonnement qui semble avoir fait de lui un « martyr ». Il y a quelques semaines, Vadim Tudor et Becali, anciennement grands rivaux, réussirent à se mettre d’accord sur une liste commune dont « Gigi » Becali prit la tête. Celle-ci aura obtenu 8,7 % des voix. 


Dans le pays voisin, la Bulgarie, le parti nationaliste, raciste (surtout anti-Rroms) et antisémite « Ataka » reste fortement installé dans le paysage politique. Obtenant 11,96 % des voix exprimées, il se maintient globalement à son niveau électoral de ces dernières années. Ataka a été allié au FN français au moment où il existait - pendant quelques mois en 2007 - un groupe parlementaire commun de l’extrême droite, à Strasbourg. Ce groupe, baptisé « Identité, tradition, souveraineté » (ITS) et présidé par le Français Bruno Gollnisch, avait explosé au bout de quelques mois, surtout en raison d’animosité entre députés italiens et roumains… sous forme d’agitation raciste en Italie contre la présence d’immigrés roumains. Ces derniers temps, « Ataka » aura surtout coopéré avec le FPÖ autrichien. 


Si, en Europe de l’Est, l’extrême droite maintient globalement ses positions, il y a aussi quelques « nouveaux venus » sur la scène (européenne) dans d’autres partis du continent. Ainsi le parti d’’extrême droite grec LAOS, formé par d’anciens supporteurs de la dictature militaire des Colonels (de 1967 à 1973), fait une percée aux élections européennes plus forte que ses résultats connus auparavant, avec 7,2 % des suffrages. 


Les nouveaux venus : Britanniques et Finlandais 


Dans une autre région du continent, et sur fond de traditions politiques somme tout assez différentes, un nouveau parti « populiste » de droite réalise une nouvelle percée. Le parti des « Vrais Finlandais » (Perussuomalaiset, PS), jusque-là inconnu sur la scène internationale, allié pour l’occasion à des chrétiens-démocrates plutôt proches des intégristes chrétiens, aura obtenu 9,8 % des voix en Finlande. Ensemble avec la liste chrétienne KD, ce parti « populiste de droite », fondé en 1995 à partir de l’ancien Parti paysan, aura rassemblé 14 % des suffrages. 


Au Royaume-Uni, le « British National Party » (BNP) présidé par Nick Griffin, dont le fonctionnement est relativement proche de celui du FN français , n’est certes pas un nouveau parti. Ce parti, fondé en 1982, connaît en revanche ses premiers vrais succès électoraux à une échelle nationale après une petite série de succès locaux. Avec 6,5 % des voix exprimé sur l’île, le BNP (qui n’a pas présenté de candidats en Irlande du Nord) a remporté, pour la première fois, deux sièges au Parlement européen. En juin 2004, avec 4,9 % des voix britanniques, il avait raté son entrée de peu. 


Le BNP, qui a mené une campagne anti-classe politique extrêmement agressive sous le slogan « Punish the pigs » (Punissez les cochons !..), aura sans aucun doute profité du scandale de corruption qui secoue actuellement l’establishment politique en général, le Labour/parti travailliste en particulier. Le parti d’extrême droite n’a pas hésité, non plus, à utiliser aussi la démagogie sociale - dans un meeting de campagne, son slogan « Punish the pigs » fut illustré, dans une scène de théâtre, par des ouvriers en habit de travail (en réalité des comédiens) attaquant et frappant des politiciens qui se vautraient dans des billets de banque… Sur fond de ce mélange entre « Tous pourris » et démagogie sociale, le BNP, nationaliste et raciste, aura certainement aussi profité du vent mauvais de la campagne « British jobs for british workers » (Des emplois britanniques pour des travailleurs britanniques), présente dans certains mouvements de grève des derniers mois. 


Extrême droite faible en France, et en Allemagne 


C’est dans deux pays centraux de l’Union européenne, la France et l’Allemagne, que l’extrême droite sera restée en dessous du niveau de résultats électoraux qu’elle a connu voici quelques années. 


En Allemagne, l’extrême droite organisée en partis aura été laminée lors de ces élections européennes, alors qu’elle avait été présente pendant une seule législature au Parlement européen : de 1989 à 1994, quand les « Republikaner » (REPs), alliés alors à Jean-Marie Le Pen, avaient obtenu 7,1 % des voix. 


Cette année, présente avec deux listes concurrentes - celle du parti des « Républicains » ou REPs (qui a réalisé 1,3 %) et celle de l’« Union du peuple allemand » DVU (0,4 %) - elle est restée très loin en dessous de la barre des 5 % requis, dans ce pays, pour entrer au parlement européen. Ce résultat a différentes raisons, dues notamment à l‘émiettement de l’extrême droite en plusieurs partis rivalisant entre eux (REPs, DVU, NPD) et sa faible structuration. Elle paye aussi l’effroi que crée, aux yeux d’une partie du public, le très fort taux de violence raciste, xénophobe et antisémite présent en Allemagne, avec plus de 19.000 délits liés au racisme, antisémitisme ou à l’extrême droite (dont 1.000 atteintes aux personnes) pour l’année 2008. Ajoutons qu’en période de crise économique, l’électorat allemand semble plutôt réagir par un réflexe légitimiste, qui profite surtout au centre-droite formé par les chrétiens-démocrates, chrétiens-sociaux et les libéraux (ces derniers ayant, assez paradoxalement dans ce contexte de crise, le vent fortement en poupe). 


En France, nous observons un certain effritement du vote FN, avec un score en moyenne nationale de 6,34 % (à comparer aux 9,81 % obtenus en juin 2004, alors que le parti était déjà entré dans la crise liée à la succession de Jean-Marie Le Pen). Ce tassement, relatif mais réel, n’est pas tellement - voire pas du tout - lié à une défaite visible des idées du FN, mais surtout à l’absence de toute dynamique militante autour du parti. Les divisions, multiples depuis un an (« Nouvelle Droite Populaire », « Nouvelle Droite Républicaine », puis les dissidences conduites par Carl Lang et Jean-Claude Martinez depuis novembre 2008, enfin celle d’Alain Soral en février 2009), ont considérablement affaibli la structure militante du FN. L’appareil devrait tourner avec au maximum 5.000 membres réels (plus ou moins actifs), contre un peu de 10.000 au moment du dernier congrès du parti en novembre 2007. A rapprocher des 42.000 militants à jour de cotisation que le parti d’extrême droite comptait lors de la scission Le Pen/Mégret fin 1998. 


Quelle sera la sortie de crise pour le FN, et y en aura-t-il une ? Aujourd’hui, il est nettement trop tôt pour tenter de donner une réponse à cette question. En revanche, il est sûr que la question des personnes, en vue de la future succession de Jean-Marie Le Pen, s’est encore clarifiée avec ce scrutin européen. En effet, avec 10,18 % obtenus dans la circonscription Nord-Ouest (qui englobe la région du Nord-Pas de Calais, particulièrement frappée par la crise économique), la « fille du chef » Marine Le Pen réalise de loin le meilleur score des candidats FN. Elle se place ainsi, de nouveau, clairement en tête face à un Bruno Gollnisch qui fait un score plutôt faible dans la circonscription Est, avec 7,57 % des voix (alors que les sondages semblaient prédire jusqu’à 15 % au FN dans cette seule circonscription, fortement touchée elle aussi par la crise tout comme le Nord-Pas de Calais). Et, maintenant, même face à son propre père, puisque Jean-Marie Le Pen, qui finit la course à 8,49 % dans le Sud-Est, doit s’habituer lui-aussi aux scores à un seul chiffre, désormais. 


Très prochainement, Marine Le Pen devra – et on verra si elle pourra – confirmer son résultat obtenu aux européennes dans le Nord, sur le plan local. Le 28 ,juin prochain, en effet, la population  d’Hénin-Beaumont sera rappelée aux urnes pour élire une nouvelle équipe à la mairie, l’ancien maire Gérard Dalongeville (socialiste/divers gauche) étant mis en examen pour le soupçon d’avoir détourné jusqu’à quatre millions d’euros. Cette situation a créé une situation favorable à la démagogie - sur l’air du « Tous pourris » - du FN, qui avait commencé, aussitôt la nouvelle de l’arrestation du maire connue, à réclamer haut et fort (sur les marchés publics) des nouvelles élections municipales. Le proche avenir nous dira si Marine Le Pen, cherchant à s’ériger en « première opposante » à l’ancien maire – dont le mandat a été invalidé – et son équipe, arrivera à transformer l’essai. Voire, si on risque de voir une nouvelle « mairie-modèle » d’extrême droite se créer dans le Pas-de Calais, dix ans après les anciennes gestions municipales FN à Toulon ou à Vitrolles. Pour l’instant, force est de constater que Marine Le Pen a su réaliser un score important, sur place, lors des élections européennes : 12,88 % au niveau du département du Pas-de-Calais (contre 9,66 % dans celui du Nord, et 10,9 % dans la région Nord-Pas de Calais). Mais pas moins de 27,92 % des voix au niveau de la municipalité d’Hénin-Beaumont. Si elle réussit à réitérer ce même score ou à le dépasser au premier tour de l’élection municipale à venir, le risque qu&amp;#39;elle l&amp;#39;emporte au second tour est réel. 


Pas de succès pour les courants minoritaires de l’extrême droite 


Les « dissidences » et scissions, elles, n’apportent pas grand-chose aux anciens cadres du FN, au plan électoral. Cela devrait s’expliquer par le fait que ces « dissidences » sont portées par une dynamique militante (voire concernant surtout les cadres), en interne, mais ne concernent pas la « grande masse » des (anciens) sympathisants et (ex-)électeurs. 


Dans la circonscription du Nord-Ouest, Carl Lang - dont « Le Parti de la France » (LPDF), malgré son nom grandiloquant, finit la course à 1,52 % des voix - aura plutôt raté son pari. Ceci même si les sondages, à quelques mois du scrutin, étaient encore nettement plus mauvais et le plaçaient à l’avance « scotchés » à 0,5 % ; or, il faudra aussi tenir compte de la forte abstention, qui « gonfle » le score de petites listes (alors même qu’elles sont, elles aussi, frappées par l’abstention). De toute façon, Carl Lang et ses partisans n’auront ainsi pas accès au remboursement de leurs frais électoraux, puisqu’ils n’atteignent pas la barre des 3 % exigés pour y avoir droit. Dans la circonscription Massif Central-Centre, la situation ne se présente que très légèrement mieux pour les amis de Carl Lang (rassemblée derrière la tête de liste Jean Verdon) qui y obtiennent 1,88 %. 


Dans le Sud-Ouest, Jean-Claude Martinez, autre tête d’une « dissidence » militante du FN (initialement « la Maison de la vie », rebaptisée en cours de route « l’Europe de la vie »), n’aura obtenu que 0,92 %. Ainsi placé en-dessous de la barre symbolique de un pour cent des voix, il ne devrait ainsi guère avoir d’avenir politique. 


Enfin, la liste antisémite conduite par Dieudonné M’bala M’bala et l’ex-FN Alain Soral, rassemblant un ensemble hétéroclite de nationalistes-révolutionnaires, de « Rouges-Bruns » (à l’instar de Soral), d’intégristes musulmans (Yahia Gouasmi) et autres négationnistes historiques (Ginette Skandrani), n’aura pas « décollé » non plus. N’ayant été présente que dans la circonscription Ile-de-France, elle y aura réalisé 1,3 % des voix. Il y a, certes, des disparités locales relativement fortes, avec des pics locaux dans la Seine-Saint-Denis (2,83 % à l’échelle du département) et plus particulièrement dans des villes comme Garges-lès-Gonesse dans le Val-d’Oise (6,03 %, son meilleur score à l’échelle d’une commune). Cependant, ces résultats - probablement un mélange entre un vote « qui veut taper dans le système » sans conscience politique, et un vote communautariste de quelques électeurs voulant se définir comme musulmans - ne sont « faramineux » nulle part. 


Là où ils se situent localement nettement au-dessus de la moyenne de 1,3 %, il faudra en outre mesurer ces résultats à l’aune de ceux obtenus par la liste « EuroPalestine » en juin 2004. Cette dernière n’était pas une liste qu’on puisse généralement qualifier d’antisémite, et certains de ces candidats/candidates ne l’étaient assurément pas (mais souhaitaient simplement exprimer une solidarité avec les Palestiniens, quel que soit le jugement politique qu’on puisse avoir sur leur démarche et de leur vision peut-être parfois simpliste). Cependant, à la fois Dieudonné et Alain Soral, et certains de leurs acolytes d’aujourd’hui, étaient alors déjà partie prenante de cette liste-là. La thématique officiellement annoncée étant proche dans l’un et l’autre des cas - même si l’antisémitisme, qui structurait « inofficiellement » la liste de Dieudonné, n’était pas aussi présent ni partagé par l’ensemble de la liste « EuroPalestine » de 2004 -, une certaine comparaison électorale devrait être possible. Or, même là où les résultats de la liste de Dieudonné en 2009 sont relativement forts en comparaison à sa moyenne, ils restent en règle  générale nettement inférieurs à ceux obtenus par « EuroPalestine » cinq ans auparavant. (Ainsi à Garges-lès-Gonesse, on mesure 6 % des voix pour la « Liste Antisioniste » de Dieudonné et ses partenaires antisémites en 2009 ; mais en 2004, la liste pro-palestinienne y avait dépassé les 10 %.) 


Il y a donc lieu d’espérer que, dans le cas de la liste de Dieudonné - qui risquait d’annoncer des regroupements politico-idéologiques d’un type nouveau, englobant des forces d’extrême droite - comme dans celui des listes « dissidentes » du FN, les résultats n’encourageront guère leurs animateurs de continuer leur activité commune. En tout cas, à court terme, le FN « Canal historique et (en ce moment) Ventre mou » ne devrait pas voir de concurrent sérieux lui disputer le terrain électoral. Ce qui n’empêchera pas, loin s’en faut, des groupes (plus ou moins) petits d’activistes de se former. 


Résistance sociale et vigilance anti-fasciste 


La crise du capitalisme n&amp;#39;a pas encore produit tous ses effets...mais déjà l&amp;#39;on voit quelques plantes vénéneuses proliférer... sur fond d&amp;#39;abstention massive des couches populaires qui n&amp;#39;attendent rien de bon de l&amp;#39;Europe de Monsieur Barroso. 


Dans   Le Monde  du 12 Juin , la rubrique   Breakingviews.com  présentée comme   le point de vue de l&amp;#39;agence économique et financière  titrait , à propos de la grève prévue des agents du métro londonien :   Licenciez les employés du métro !   . Ce point de vue n&amp;#39;est pas (encore) partagé par l&amp;#39;ensemble de la classe capitaliste ni par la majorité des partis qui la soutiennent , mais gageons que les partis fascistes qui se requinquent un peu partout en Europe applaudiront et , après s&amp;#39;être faits la main sur les immigrés , seront partant pour accomplir le sale travail , pour peu que la situation économique et sociale se tende . 


Le devoir de résistance sociale est donc intimement  lié à la lutte contre la résurgence néo fasciste , populiste et nationaliste . 

</description>
			<pubDate>Mon, 22 Jun 2009 17:11:32 +0100</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Bruit de bottes en Europe</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-internationales/bruit-de-bottes-en-europe.html</link>
			<description>
L&amp;#39;une des principales leçons du scrutin de l&amp;#39;élection européenne est bien entendu le pourcentage considérable d&amp;#39;absentionnistes : 56,9% dans l&amp;#39;union et 59,3 % en France...ce qui légitimement doit nous interroger sur le caractère réellement  démocratique  (sic)  et illégitime du parlement nouvellement élu. Deux chiffres doivent attirer notre attention : plus de 70% des 18/24 ans et 70% des ouvriers ont boudé les urnes...  


Nonobstant le nombre d&amp;#39;absentionnistes, il importe de nous intéresser aux scores réalisés par les partis d&amp;#39;extrême droite et/ou populistes, néo-fascistes, xénophobes, autoritaires, ultra nationalistes... 


Derrière leurs élus (qui rapporteront à leurs partis respectifs des espèces sonnantes et trébuchantes, donc des moyens supplémentaires, car le parlement européen est une manne fiancière pour tous les partis...), ce sont des milliers d&amp;#39;adhérents et de militants actifs qui distribuent des tracts, collent des affiches quand ils ne s&amp;#39;attaquent pas physiquement aux populations les plus vulnérables: immigrés, roms... 


Examinons-les pays par pays. 


Autriche :
Le FPÖ de Heinz-Christian Strache progresse à 13,1 % (2 sièges) alors que le BZÖ échoue à entrer au Parlement avec 4,6% des suffrages. 


Belgique :
L&amp;#39; extrême droite xénophobe et séparatiste du Vlaams Belang conserve 2 sièges avec 15,99% des voix. 


Bulgarie :
Ataka, parti d&amp;#39;extrême droite, anti-Rom et anti-Turc fait une percée avec 11,43% et 2 sièges. 


Danemark :
Le parti du peuple danois(DF) obtient 2 sièges avec 15,3%. 


Finlande :
Le parti populiste et anti-immigrés des  Vrais finlandais  est le grand vainqueur du scrutin (9,8%): 1 siège. 


Grèce : 


Le parti d&amp;#39;extrême droite (LAOS) poursuit son ascension avec 7,2%  des suffrages : 2 sièges. 


Hongrie :
Arrivée en force de Jobbik parti nationaliste et xénophobe qui obtient 3 sièges (14,77%). 


Italie :
La ligue du Nord (alliée de Berlusconi) avec 9,50% des voix obtient 8 sièges. 


Lettonie :
La droite nationaliste (TB/LNNK) avec 7,46% obtient 1 siège. 


Lituanie :
Le parti Ordre et Justice (TT) obtient 12,55% et 2 des sièges sur les 12 revenant à ce pays balte. 


Pays-Bas :
Le parti de la Liberté (PVV) de Geert Wilders enlève 4 des 25 sièges dévolus à ce pays (17,00%). 


Pologne : 
Droit et Justice (PIS) des frères Kaczinsky avec 29,5% des électeurs obtient 16 sièges. 


Roumanie :
Le Parti de la Grande Roumanie (PRM) fait une percée à 7,20% et obtient 2 sièges. 


 Royaume-Uni :
Le British National Party fait pour la première fois son entrée à Strasbourg (6,50%, 2 sièges). La campagne de Nick Griffin portait sur  des emplois britanniques pour des travailleurs britanniques . 


Slovaquie :
La droite nationaliste et xénophobe du SNS obtient 5,56% et 1 siège. 


&amp;#160;



  

</description>
			<pubDate>Thu, 11 Jun 2009 13:06:39 +0100</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Une liste antisémite aux européennes ?</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-internationales/une-liste-antisemite-aux-europeennes.html</link>
			<description>
Le 21 mars Dieudonné a annoncé son intention de présenter une liste aux élections européennes. 


Sous convert  d&amp;#39;antisionisme  il s&amp;#39;agit en réalité d&amp;#39;une liste (si elle voit le jour...) antisémite qui associerait les juifs au pouvoir politique, économique, médiatique... 


Parmi les colistiers potentiels pourraient figurer : Alain Soral transfuge du PCF et ex-membre du comité central du FN président de l&amp;#39;association Egalité et Réconciliation, Ahmed Moualek animateur du site Labanlieuesexprime, le séparatiste Kémi Séba, Yahia Gouasmi président du centre Zahra , de la Fédération des chiites de France et qui a lancé le Parti anti-sioniste de France, Ginette Skandrani ex-militante des Verts exclue de cette formation pour ses collaborations à un site négationniste, Thierry Meyssan du Réseau Voltaire auteur d&amp;#39;un livre remettant en cause la version officielle du 11-Septembre (sous réserve qu&amp;#39;il puisse se présenter, étant domicilié au Liban), et des sectaires de Neturei Karta... On relèverait également sur cette liste :  Michel Guérin ancien responsable du FNJ, Emmanuelle Gili de Renouveau catholique, Maria Poumier une proche de Roger Garaudy, Christian Cotten de Politique de vie... 


Il ne manquerait  plus à cet bel aéropage que le négationniste Robert Faurisson que Dieudonné avait reçu récemment lors de son spectacle au Zénith de Paris... 


Il semblerait que Kémi Séba, de son vrai nom Stellio Capochichi, fondateur du groupuscule ultraradical Tribu Ka désormais dissous, et président du Mouvement des damnés de l&amp;#39;Impérialisme (MDI) ait repoussé cette invitation. 


Kémi Séba a été condamné le 2 avril, par la cour d&amp;#39;appel de Paris à 8 mois de prison avec sursis pour provocation à la haine raciale... 


_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ 


Marc George, secrétaire général d&amp;#39; Egalité et Réconciliation (E R), a annoncé  lors d&amp;#39;une conférence de presse qui s&amp;#39;est tenue le 24 avril , que la liste Dieudonné sera bien présente aux prochaines élections européennes, car ils sont parvenus à réunir les fonds nécessaires pour le financement des documents officiels. Néanmoins leurs ambitions ont été revues à la baisse, car il n&amp;#39;y aurait qu&amp;#39;une liste: en Ile-de-France, et leur seule ambition serait d&amp;#39;obtenir les 3% de voix nécessaires pour être remboursé des frais de campagne 


Cette liste ne sera soutenue que par E R et le Parti anti-sioniste. 


                                   **************** 


Dieudonné rejeté par le mouvement de solidarité avec la Palestine (Nouvelles d&amp;#39;orient du 16/05/09) 


Le mouvement des Indigènes de la République a dénoncé le 12 mai le rapprochement entre Dieudonné et l’extrême droite : 

« Piégé par ses propres délires, par les encouragements de ses “conseillers”, pseudo-antisionistes, et par l’hostilité que lui ont manifesté la plupart des forces politiques en France, Dieudonné a franchi un cap décisif, peut-être irrémédiable, en s’alliant dans le cadre d’une liste dite antisioniste avec des personnalités douteuses dont certaines sont directement issues de l’extrême droite raciste. 

Nous nous en serions probablement moins souciés si Dieudonné ne bénéficiait d’une surexposition médiatique, entretenue à dessein par nos adversaires pour stigmatiser à travers lui l’ensemble des communautés noires, arabes et musulmanes. Mais le plus grave est que le débat nécessaire sur le sionisme et la politique européenne (et française) vis-à-vis de l’Etat d’Israël a été ainsi occulté par une polémique sur la personnalité et le rôle de Dieudonné. (...) 


En s’alliant avec l’extrême droite, quel que soit le visage qu’elle se donne, Dieudonné et ses semblables (“la banlieue s’exprime”, Kemi Seba, Centre Zahra, etc...) effacent sans scrupules plus de quarante ans de lutte de l’immigration contre l’extrême droite ; ils insultent la mémoire de tous ceux qui se sont battus contre le colonialisme. Que Dieudonné en soit conscient ou non, il fait ainsi le jeu du sionisme qu’il prétend combattre. 


Ça, nous ne pouvons le tolérer. C’est ce qu’a exprimé de la manière la plus claire la porte-parole du MIR, Houria Bouteldja, dans le discours qu’elle a prononcé le 8 mai dernier, à l’occasion de la Marche des indigènes : “Nous ne pouvons pas, nous n’avons pas le droit de nous allier à des forces racistes, colonialistes et prétendument antisionistes ! Les ennemis de nos ennemis ne sont pas forcément nos amis ! Le combat antisioniste, le combat de Azzedine Elqassam, de Arafat, de Georges Habbache, de cheikh Yassine (Allah yarhamhom !), le combat anticolonialiste et antiraciste de Mandela, Fanon, Césaire, Malcolm X, Angela Davis, Sankara, Lumumba et bien d’autres est beaucoup trop précieux pour le corrompre aujourd’hui avec une extrême droite française toujours fière d’avoir torturé en Algérie ; une extrême droite qui a organisé des ratonnades contre les Arabes et les Noirs ; une extrême droite qui dénonce l’islamisation de la France, qui exige toujours plus de répression contre l’immigration et dans nos quartiers, qui justifie la chasse aux sans papiers. Une extrême droite qui, au nom du patriotisme, rêve de faire de nous les nouveaux tirailleurs de l’impérialisme bleu/blanc/rouge. Nous n’avons aucun intérêt commun avec ces gens-là !!! Une alliance, même tactique, avec eux, est d’abord une grave erreur politique et un piège que nous tendent nos adversaires : elle nous détourne de nos vrais combats ; elle nous engage dans des polémiques médiatiques qui ne sont pas les nôtres ; elle contribue à semer la confusion, à obscurcir les vrais enjeux de nos luttes, à nous faire dévier de nos véritables objectifs ! Mais une telle alliance, c’est plus qu’une erreur, c’est une faute ! Oui, c’est une faute ! Une faute morale, un non sens historique. Nos seuls guides sont nos martyrs, nos valeurs, notre foi et notre profond anticolonialisme. Nos seuls alliés sont ceux qui les défendent.”  » 



Dans le même sens, le Capjpo-EuroPalestine a adopté le 12 mai la position suivante : « EuroPalestine et les prochaines élections européennes » (après avoir appelé à voter pour le Nouveau parti anticapitaliste, qui est le seul à avoir répondu à leur courrier sur la nécessité d’un boycott d’Israël) : 

« En 2004, Dieudonné faisait partie de la liste EuroPalestine, parce que Dieudonné défendait des principes. Il s’était présenté contre le Front national à Dreux, et il avait eu le courage de monter au créneau contre les colons israéliens. Le lynchage médiatique dont il fut alors victime l’a amené à faire des choix que nous condamnons, et qui n’ont rien à voir avec la cause palestinienne. Nous l’avons dit publiquement dès notre rupture avec Dieudonné en septembre 2004. La Palestine ne saurait être un tremplin pour assouvir ses rancœurs et encore moins un paillasson sur lequel on s’essuie les pieds en compagnie de racistes comme Le Pen. Comment peut-on s’afficher et faire équipe avec un politicien qui se vante d’avoir torturé en Algérie, qui reconnait aux Noirs le seul mérite de “courir plus vite”, qui déteste autant les juifs que les Arabes, et qui préconise l’expulsion de tous les immigrés ? 

Il ne suffit pas de se dire “antisioniste” pour mériter la confiance de ceux qui réclament plus de justice. Les sionistes se frottent au contraire les mains d’avoir un tel “adversaire”, grand ami de racistes et négationnistes. Les ennemis de nos ennemis ne sont pas toujours nos amis. Soyons cohérents : nous combattons le sionisme parce que c’est une forme de racisme, qui consiste à exclure tous ceux qui ne sont pas juifs d’une terre conquise par la violence. Ce n’est pas pour encourager d’autres formes de racisme. » 



Sur le site de l’Association France-Palestine soliarité (AFPS), on trouvera un article — repris du quotidien Libération du 5 janvier 2009 — de Stéphane Hessel, ancien résistant, rescapé des camps d’extermination de Buchenwald et de Dora : « La multiplicité de mes indignations ». 

« On connaît Dieudonné, c’est un hurluberlu que personne ne peut respecter, et cela n’est pas pour moi le plus grave. Le pire, ce sont ses cinq mille ovationneurs. J’ai 92 ans, et il m’est insupportable de voir que l’horreur de l’extermination des juifs par les nazis puisse aujourd’hui fournir un prétexte à faire rire. Les médias ont d’ailleurs considérablement réagi contre ce qui s’est passé au Zénith. Il va maintenant y avoir une poursuite judiciaire, donc on ne peut pas dire que l’affaire ait été passée sous silence. Cela dit, cette poursuite conduira à une nouvelle sanction dont Dieudonné se fiche visiblement. Ce sont les cinq mille spectateurs qui la mériteraient, car ils ont bafoué les droits de l’homme tels que les ont violés les nazis. 

Mettre en parallèle ce qui s’est passé au Zénith et ce qui se passe à Gaza, cette prison à ciel ouvert, est une double indication : celle qui nous oblige à rester vigilants sur ce qui est de l’antisémitisme, mais aussi celle qui nous impose de rester combatifs sur la violence sioniste et israélienne tout à fait inacceptable en terme de droit international. » 


On dit que parmi les cinq mille spectateurs du Zénith, se trouvaient beaucoup de jeunes Français d’origine arabe qui s’identifient aux jeunes de la bande de Gaza. Raison de plus pour ne pas laisser passer une démonstration comme celle-là. Mais ça ne me paraît pas vraisemblable et la présence de Jean-Marie Le Pen dans l’assistance suffit à démontrer que le public était essentiellement constitué de membres de l’extrême droite. » 


</description>
			<pubDate>Sat, 28 Mar 2009 17:20:03 +0100</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>A Berlin les néos-nazis font fortune dans la mode</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-internationales/a-berlin-les-neos-nazis-font-fortune-dans-la.html</link>
			<description>
(par jean-Yves Camus de Rue89) 


Thor Steinar rhabille l&amp;#39;extrême droite avec des vêtements ornés de références nordiques et provoque la colère des antifascistes. 


&amp;#160;

 


  


(De Berlin) Berlin, rue Rosa-Luxemburg. Une artère centrale de l’ancien Berlin-Est, devenue lieu branché de la capitale allemande réunifiée, dans un quartier où la mode et le design occupent une place centrale. 


Au numéro 18 se trouve un magasin d’allure banale, n’était-ce la vitrine étoilée par des jets de pierre et les multiples affiches apposées à côté par les groupes antifascistes, pour appeler à la mobilisation des citoyens contre une  boutique de nazis . 


L’enseigne pourtant n’évoque rien de tel: Tönsberg, qui est le nom de la plus ancienne ville de Norvège. Vu de loin et même d’assez près, les articles vendus sont banals: du sportswear et même du beau, plutôt cher (près de 200 euros le blouson ; 90 euros le pull-over et 50 euros la chemisette). La vendeuse est aimable, pas  aryenne blonde  du tout, l’ambiance sereine. 


Quand on entre pour examiner de près les vêtements et accessoires cependant, le regard change: sur les ceintures et les vêtements figurent des runes ou des drakkars, ou bien la mention  thor steinar  qui est à la fois le nom d’une marque et la traduction allemande de  marteau de Thor . 


Premier logo de Thor Steinar: un motif utilisé par la division SS Das Reich 


Nous sommes donc dans la boutique berlinoise de l’enseigne de vêtements la plus controversée d’Allemagne, contre laquelle se mobilisent depuis des mois les antifascistes des villes où elle est implantée: Berlin, Leipzig, Hambourg, Magdebourg et Dresde. 


A l’origine de la marque en 2002, il y a deux hommes: Axel Kopelke et Uwe Meusel. Le premier est décrit par les milieux antifascistes comme proche du parti néo-nazi NPD. Mais il est avant tout un homme d’affaire avisé, qui enregistre quelque deux millions d’euros de chiffre d’affaire annuels et a bien compris l’évolution des milieux d’extrême droite. Ces derniers ont délaissé le look skinhead traditionnel pour un mode d’habillement en apparence banalisé. 


Au début, Thor Steinar a flirté avec la légalité: le premier logo de la marque, d’inspiration runique, avait été utilisé par la division SS Das Reich et les groupes Werwolf, qui luttèrent clandestinement, après la défaite nazie de 1945, contre les Alliés. 


Depuis, par prudence, les patrons ont changé d’insignes: ils utilisaient abondamment le drapeau norvégien (jusqu’à ce que le gouvernement norvégien, début 2008, leur ordonne de cesser de le faire) et donnent à leurs boutiques comme à leurs modèles, des noms inspirés par la mythologie ou la géographie nordique, comme Narvik, Telemark, Asgard ou Heimdal. 


C’est évidemment moins voyant que le  Ski Heil  qui ornait précédemment certains T-shirts, et cela permet de vendre aussi à des jeunes absolument pas politisés. 


Thor Steinar est vite devenue la marque fétiche de l’extrême droite allemande et géographiquement, au-delà. Elle s’est exportée en Scandinavie, et, pour ceux qui ne vivent pas à proximité d’une boutique, ou qui craignent d’y rentrer, exploite un service de vente sur Internet qui propose même des soldes  online . 


Cette dernière manière d’opérer risque de devenir sa principale activité, car la pression des associations antifascistes et de certains riverains pour faire fermer les boutiques est très forte, notamment à Berlin et Dresde. 


Les patrons sont avant tout des hommes d&amp;#39;affaires 


La méthode toutefois ne fait pas l’unanimité parmi les commerçants: rue Rosa-Luxemburg, certains d’entre eux, bien que politiquement à gauche, se sont émus des retombées négatives des manifestations sur leur clientèle. 


En plus, Thor Steinar a des ressources pour contourner le boycott: la marque vend désormais ses articles dans un magasin totalement indépendant,  Doorbreaker , dans le grand centre commercial de Ring Center, à Lichtenberg. En effet, l’avis d’expulsion de la boutique de la rue Rosa Luxemburg vient de tomber. 


Reste une question: finance-t-on vraiment le mouvement néo-nazi en achetant Thor Steinar? Les jeunes militants veulent le croire, mais rien n’est moins certain: les patrons sont avant tout des hommes d’affaires, et il n’est même pas évident qu’ils reversent quoi que ce soit à  la cause . 


Quoi qu’il en soit, la saga de la marque Thor Steinar démontre que l’extrême droite allemande a les moyens intellectuels de faire sortir ses idées du ghetto politique. 


Pour ma part, ayant évidemment dû acheter une bricole pour rendre ma visite crédible, je suis désormais l’improbable propriétaire d’un porte-monnaie à logo runique: à moins de 10 euros, c’était l’article le moins cher du magasin… 


Photo : Boutique Tönsberg à Berlin (Fabrizio Bensch/Reuters) 

</description>
			<pubDate>Wed, 19 Nov 2008 11:55:28 +0100</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Marine Le Pen contre Marina Petrella</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-internationales/marine-le-pen-contre-marina-petrella.html</link>
			<description>
Marine Le Pen, vice-présidente du très démocratique parti plus connu sous le nom de Front national, a qualifié  d&amp;#39;injuste, d&amp;#39;immonde et de politiquement scandaleux  la décision de Sarkozy d&amp;#39;autoriser l&amp;#39;ex-membre des brigades rouges italiennes Marina Petrella à rester en France, pour des raisons de santé. 


Elle a même parlé d&amp;#39;une  spectaculalre démonstration de laxisme gauchisant  (sic). 


Il est vrai que le FN a fait preuve de beaucoup plus de mansuétude à l&amp;#39;égard de Maurice Papon, des vieilles crevures antisémites de Vichy, et des assassins de l&amp;#39;OAS...  


&amp;#160;

</description>
			<pubDate>Wed, 15 Oct 2008 23:05:43 +0100</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Bruit de bottes en Autriche</title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-internationales/bruit-de-bottes-en-autriche.html</link>
			<description>
A l&amp;#39;occasion des élections législatives du 28 septembre les sociaux-démocrates  (SPÖ) arrivent certes en tête avec 29,7% mais pour la première fois de leur histoire sous la barre des 30%. 


Les conservateurs (ÖVP) enregistrent leur plus mauvais score historique  avec 25,6%. 


Cela évidemment fait le lit de l&amp;#39;extrême droite : le FPÖ passe de 11 à 18%, et le BZÖ de Jörd Haider de 4,11 à 11%. 


Totalisant 29%, ces 2 partis qui ont su reléguer au second plan leur rhétorique xénophobe habituelle pour privilégier les thèmes sociaux, auraient fait un carton chez les jeunes électeurs et dans les milieux populaires. 


Plus qu&amp;#39;inquiétant.... 


Bon débarras : 


Nous venons d&amp;#39;apprendre que Jörd Haider, chef historique de l&amp;#39;extrême droite autrichienne et gouverneur de Carinthie, vient de mourir dans un accident de voiture. 


Le compteur de sa Volkswagen Phantom V6 est resté bloqué à 142 km/h, soit 2 fois la vitesse autorisée dans cette zone semi-urbanisée de la banlieue sud de Klagenfurt (Carinthie). 


Haider  si prompt à dénoncer les  turpitudes  de ses adversaires était donc, en plus,  un délinquant routier. 


Bien que son parti le FPÖ ait servi après-guerre à recycler politiquement d&amp;#39;anciens combattants nazis, en dépit de ses campagnes violemment xénophobes lors des législatives de 1999 et 2006, à ses funérailles le 18 octobre assistaient le président de la République Heinz Fischer, le chancelier et le vice-chanceliers sortants, et les présidents des partis social-démocrate et conservateur !!! 

</description>
			<pubDate>Thu, 02 Oct 2008 18:17:31 +0100</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Le caricaturiste douteux de P. Val </title>
			<link>http://www.raslfrontrouen.com/actualites-internationales/le-caricaturiste-douteux-de-p.-val.html</link>
			<description>
Kurt Westergaard est le caricaturiste danois auteur du dessin de Mohamet portant un turban en forme de bombe. 


 En 2006 Charlie hebdo le présentait comme un dessinateur d&amp;#39;un journal qui  n&amp;#39;était absolument pas l&amp;#39;équivalent de Minute, mais plutôt du Figaro . 


Charlie le considérait  plutôt anarchiste, tout en ayant voté social-démocrate....un démocrate amoureux des libertés et donc un peu enragé à l&amp;#39;égard des religions . 


Samedi 20 septembre ce dessinateur était l&amp;#39;invité vedette du congrès du Parti du peuple danois (Dansk Folkeparti DF), organisation d&amp;#39;extrême droite. 


Le rédacteur en chef du journal Jyllands-Posten qui avait publié les caricatures, a condamné cette participation. 

</description>
			<pubDate>Tue, 23 Sep 2008 23:09:36 +0100</pubDate>
		</item>
	</channel>
</rss>
