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Clément Meric : ni oubli ni pardon

mericMercredi 5 juin 2013, rue Caumartin dans le 9ème arrondissement de Paris, Clément Méric étudiant à Sciences-po, militant antifasciste et syndicaliste à SUD étudiant, s’ écroule sous les coups de poing qui lui sont portés au visage par un skinhead d’ extrême droite Esteban Morillo.

Celui-ci était accompagné de Samuel Dufour, d’ Alexandre Eyraud et de Stéphane Calzaghe.

Le médecin du Smur arrivé sur place expliquera que Clément présentait un très important trauma facial avec le nez explosé.

Clément meurt le 6 juin, l’ agresseur et son comparses seront mis en examen ( Calzaghe bénéficiera d’ un non-lieu).

Mardi 5 décembre 2017, la cour d’ appel de Paris a confirmé le renvoi de Morillo devant une cour d’ assises pour : «  violences ayant entrainé, sans intention de la donner, la mort de Clément Méric, avec les circonstances que les faits ont été commis en réunion et avec usage ou menace d’ arme(s) ».

Morillo a toujours soutenu s’ être battu mains nues, tel n ‘est pas l’ avis d’ un expert médical qui estime que «  le caractère régulier et arciforme de l’ ecchymose est évocateur de l’ usage d’ instrument métallique de type poing américain ».

Or le poing américain fait bien partie de l’ « uniforme » des nervis fascistes, au même titre que le crâne rasé, les tatouages néo-nazis, les chaussures coquées…

Il semblerait qu’ un employé de la vente privée Fred Perry, rue Caumartin, où se sont croisés Clément et son meurtrier présumé, ait confirmé l’ utilisation par Morillo d’ un poing américain.

Il semblerait également, selon des expertises téléphoniques, que quelques minutes après l’ agression la première personne que Morillo ait appelé fut Serge Ayoub militant de l’ extrême droite violente et radicale surnommé « Batskin » dans les années 80.

C ‘est d’ ailleurs dans le bar d’ Ayoub «  Le Local » situé   dans le Xve arrondissement, que tous les protagonistes de cette mortelle agression, se retrouveront le soir même.

Ayoub fut le leader du goupe d’ extrême droite Troisième voie et de son service d’ ordre Les JNR ( Jeunesses nationalistes révolutionnaires).
Les deux mouvements furent dissous après la mort de Clément Méric.

Morillo et Dufour, qui ont fait plusieurs mois de détention provisoire, sont dorénavant soumis à un strict contrôle judiciaire, ils sont dans l’ attente de l’ audience dont la date n ‘est pas encore fixée.

Justice pour Clément !