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Le Pape Benoît XVI au secours des franquistes
Le Pape Benoît XVI au secours des franquistes |
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| 29-10-2007 | |
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Ce dimanche(28/10/07), Benoît XVI béatifie 498 "martyrs de la guerre civile espagnole". Un geste important aux yeux du Pape, tout à fait dans la lignée de Jean-Paul II. Les catholiques qui avaient opté pour le camp républicain ont été bien moins traités. On va se bousculer dimanche midi à la porte du Paradis qui accueille les nouveaux saints (ou quasi tels comme les bienheureux) et le bon saint Pierre ne saura plus où donner de la tête après la plus importante béatification de masse de l'histoire de l'Eglise catholique.Trêve de plaisanterie : ce ne sont pas moins de 498 martyrs que Benoît XVI aura indirectement élevé à la dignité des autels en donnant sa bénédiction au propre et au figuré à la cérémonie solennelle présidée, ce dimanche 28 octobre au Vatican par le cardinal Saraiva Martins qui dirige la congrégation pour les causes des saints.
Curés républicains "oubliés" Précision : tous les catholiques espagnols ne choisirent pas le camp putschiste mais jusqu'à ce jour, l'Eglise espagnole n'a jamais voulu donner une sépulture chrétienne digne de ce nom à ces derniers. C'est notamment le cas de 18 prêtres basques qui avaient été exécutés par les troupes de Franco parce qu'ils avaient rejoint le camp républicain. La "grande béatification" de ce dimanche a en tout cas de quoi frapper les esprits : elle dépasse le nombre de béatifiés jusqu'ici de cette même guerre civile qui était de 468. A l'évidence, l'Eglise a voulu frapper un grand coup bien plus fort encore que ce qu'avait entrepris donc Jean-Paul II au cours de son pontificat. Pie XII plus que réticent Car il a fallu attendre le Pape polonais pour que l'Eglise catholique mette à l'honneur ceux qui avaient opté pour le camp franquisme. Ni Jean XXIII, ni Paul VI, ni avant eux Pie XII n'avaient voulu précipiter les événements. Selon les historiens, ce dernier Pape n'était pas le moins réticent à l'égard du franquisme... alors que Paul VI avait tout simplement ordonné de suspendre les procès de béatification et de canonisations en cours. Le vent avait tourné sous Jean-Paul II : moins de quatre ans après être monté sur le trône de saint Pierre, il avait annoncé aux évêques espagnols qu'il allait rattraper le retard. Mieux, il allait tout mettre en oeuvre pour canoniser Josemaria Escriva de Balaguer, le fondateur de l'Opus Dei qui avait clairement choisi le camp franquiste même si, il faut aussi le préciser, plus tard certains de ses membres souffrirent à leur tour des excès du nationalisme franquiste. Toujours est-il que pour honorer les martyrs de la guerre civile espagnole, la hiérarchie ecclésiale met les petits plats dans les grands : alors que Benoît XVI avait décidé que les cérémonies de béatification n'auraient plus lieu à Rome mais dans les diocèses, une seconde exception a été décrétée. La première, il est vrai, allait de soi : elle concernait la béatification de Charles de Foucauld que l'on n'imaginait pas se dérouler dans le désert algérien ! Dans le cas présent, Mgr Luis Martinez Sistach, archevêque de Barcelone (qui recevra la barrette de cardinal dans un mois), a précisé que l'on aurait eu quelque peine à choisir un seul diocèse : les martyrs viennent de fait des quatre coins de l'Espagne... (Source : le libre.be) |
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| Dernière mise à jour : ( 03-11-2007 ) |
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Caractéristique commune des futurs "bienheureux" : ce sont tous des martyrs - c'est-à-dire des hommes et des femmes "tués par haine de la foi" ("odium fidei") - de la guerre civile espagnole, entendez : des victimes de la gauche républicaine, persécutés au nom de leur foi mais qui, quoi qu'en dise la Conférence épiscopale espagnole dans un récent document, avaient quand même tous clairement choisi le camp des putschistes nationalistes de Franco qui devait s'allier à Mussolini et à Hitler. Il y avait là deux évêques, 24 prêtres, 462 religieux, et 7 diacres, séminaristes ou laïcs.