Villiers recycle un ancien dirigeant du GUD |
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28-08-2009 |
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Selon Libé.fr, Benoît Fleury, professeur de droit dont la nomination à l'université de Poitiers avait fait grand bruit en 2008, va devenir le directeur des affaires juridiques du conseil général de Vendée.
Des membres de l'opposition dénoncent la mise en place d'un "laboratoire extrêmiste" dans le département.
Aujourd'hui âgé de 33 ans, Fleury sort l'an passé major de l'agrégation en histoire de droit. Sa nomination à l'université de Poitiers, classée à gauche, suscite une intense mobilisation. Une pétition contre sa venue circule, fustigeant notamment "une droite extrême et nauséabonde".
Fleury a en effet été le patron du GUD (un groupuscule violent d'extrême droite) à Assas, entre 1995 et 2000.
De cet engagement au sein d'un mouvement ouvertement raciste et connu pour ses actions violentes, dissous au début des années 2000, Fleury estime dans un droit de réponse publié par Libération qu'il relève "définitivement du passé". Il ne nie pas toutefois ses activités de "militant nationaliste".
Après plus d'un an passé à l'université de Poitiers, Fleury obtient donc son détachement auprès du conseil général de Vendée, présidé par le président du Mouvement pour la France (MPF) Philippe de Villiers...Tout celà dérange plusieurs responsables politiques locaux dont le socialiste Mathieu Durquety qui déclare: "Cette nomination nous fait froid dans le dos. Ce monsieur a beau avoir pris des distances avec son passé, il a navigué dans des eaux troubles", confie-t-il.
Durquety va même plus loin, évoquant "la mise en place d'un laboratoire extrémiste, autours de Philippe de Villiers".
En effet, Benoît Fleury n'est pas le premier à rejoindre la garde rapprochée du vicomte. Guillaume Peltier (voir notre article "Transfuge" Actus nationales du 07/07/09) ancien membre des jeunesses frontistes, était devenu porte-parole du MPF avant de rejoindre l'UMP, alors que Jacques Bompard, maire d'Orange, ex-FN, ex-MNR, est lui aussi passé du côté de Villiers."Le MPF sert de sas à des personnes qui veulent se redonner une virginité aux affaires en ne restant pas groupusculaires" explique Mathieu Durquety.
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Dernière mise à jour : ( 28-08-2009 )
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Les skins profitent de renseignements généreux |
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13-08-2009 |
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(Article d' Emmanuelle Veil paru Siné Hebdo n°49 du 12 août 2009).
Nouvelle affaire entre l'Etat et la mouvance anarcho-autonome. Des antifascistes de Lille, agressés à la sortie de leur domicile par des crânes rasés, s'interrogent sur d'éventuelles complicités entre les forces de l'ordre et des skinheads. Ils ont déposé cet été une plainte collective contre X "pour avoir divulgué ou s'être procuré illégalement des informations personnelles" censées n'être connues que de la police. L'enquête a été confiée à la police judiciaire et le procureur de Lille, Eric Bedos, avoue n'exclure "aucune hypothèse" (Nord éclair du 25/7/9). Récit de ces faits étranges.
L'histoire débute le 23 mai, quelques semaines après les violences policières envers le cortège d'opposants au sommet de l'Otan à Strasbourg. Des antifascistes organisent à Lille, sans autorisation, une manifestation contre "la répression d'Etat". La marche s'achève devant la Vlaams Huis (maison du peuple flamand), un cercle paramilitaire de rasés "100% identitaires". Les jeunes anars vêtus de noir secouent le portail blanc des militants d'extrême droite. La police arrive et place 26 manifestants en garde à vue. Jusque-là, rien d'anormal. Sauf que, le 9 juin, la Maison du peuple flamand poste sur le site Youtube une vidéo stupéfiante: qualifiés de "Bisounours" les 26 interpellés voient leurs noms et lieux de résidence défiler en gros caractères à l'écran, sur la musique du générique de ce dessin animé canadien des années 1980. Comment ces "identitaires" ont-ils pu se procurer les coordonnées personnelles relevées par la police ?
Par miracle : "elles proviennent d'une liste qui a été mise dans la boîte aux lettres de l'association", bafouille l'avocat de la Vlaams Huis (site internet Libé Lille du 28/7/9). Mal à l'aise, les identitaires retirent la vidéo étalant au grand jour les infos de leur corbeau. L'affaire aurait pu en rester là. Mais début juillet, deux étudiants dont l'identité avait été relevée par la police le 23 mai se font agresser à la sortie de leur domicile par un duo d'hommes blancs aux crânes rasés. Ces derniers coursent un garçon aux cris de "black bloc !" et, quelques heures plus tard, , les mêmes (ou leurs sosies) lacèrent le visage et le cou d'une fille avec un opinel, en lui faisant la leçon : "C'est de la prévention. La prochaine fois, j'appuie plus fort. Tu diras à tes petits copains de se calmer et d'arrêter leurs conneries".
Les anarcho-autonomes portent aussitôt plainte et communiquent à la presse leurs soupçons de fuite. Ce n'est pas notre genre, faire appel aux autorités pour se défendre. Mais au moins si on peut faire tomber un flic! Les fascistes dans la police c'et un sujet tabou", expliquent les animateurs du comité de soutien aux victimes de violence d'Etat créé le 1er août. En attendant les résultats de l'enquête, le secrétaire zonal du syndicat de police Alliance (proche de l'UMP) reconnaissait qu' "un membre de la Maison flamande a pas mal de relations, dont certaines seraient "bien placées"(La Voix du Nord du 17//9)".
Le propriétaire de la main ayant glissé dans ladite boîte aux lettres n'est peut-être donc pas un farceur ou un pigeon voyageur.
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Dernière mise à jour : ( 13-08-2009 )
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Un antifasciste, un ami, nous a quitté... |
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23-07-2009 |
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Pierre Fugain n'est pas de ces grands hommes a qui l'on pensera encore dans quelques années simplement parce que l'on croisera une statue ou une plaque de rue à son nom.
Pierre Fugain, Pierrot pour certains d'entre nous, restera ce militant, ce grand frère, ce père ou ce grand-père avec qui nous aimions échanger et militer, sans barrière d'âge. Non pas un ancien résistant mais bien UN résistant comme il aimait à dire, parce que résister ça ne s'arrête jamais même après les périodes les plus sombres de notre histoire ( la Résistance, la lutte contre le fascisme ou le colonialisme).
Pour Ras l'front, dès le début des années 1990, Pierre a été aux côtés de nombre de jeunes et moins jeunes pour combattre le retour de la bête immonde avec des scores plus qu'inquiétants du FN ou de l 'élection d'un président de Région Rhöne-Alpes avec les voix de l'extrême droite.
Et ensemble, fort de nos histoires multiples mais toujours empreintes d'humanité, nous avons sillonné les routes de l'Isère notamment pour faire barrage aux idées noires. Ensemble, nous avons partagé et appris à déjouer les ambitions discriminatoires et destructrices de cette droite extrême qui continue de gangréner notre société.
Pierre nous manquera, il nous manque déjà car le combat n'est malheureusement pas terminé. Mais nous continuerons quoi qu'il en soit et avec lui parce qu'il n'aimerait pas que nous baissions la garde comme il le disait si souvent.
Nous sommes quelques uns à Ras l'front à l'avoir cotoyé de très près, et à regretter sa disparition aujourd'hui, tout comme ces très nombreux jeunes, à l'avoir croisé dans nos diverses initiatives qu'il soutenait et auxquelles il aimait participer.
Aujourd'hui, à ses enfants et petits-enfants, à ses proches, à ses amis et à tous ceux qui combattent la bêtise humaine, nous voulons témoigner notre attachement à Pierre et aux valeurs qu'il portait et que nous défendions ensemble.
RLF.
"Quiconque oublie son passé est condamné à le revivre". Primo Levi
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Dernière mise à jour : ( 24-07-2009 )
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