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François Duprat une histoire de l'extrême droite

14-04-2011

Propos de Joseph Beauregard et Nicolas Lebourg recueillis par Abel Mestre et Caroline Monnot

duprat.jpgVendredi 8 avril à 18 heures, est mis en ligne sur le site du Monde.fr, un webdocumentaire “François Duprat, une histoire de l’extrême droite”.

Produit par Le Monde.fr, l’INA et 1+1 Production, ce documentaire écrit par Joseph Beauregard et Nicolas Lebourg s’attache à expliquer le parcours politique de François Duprat et le rôle essentiel qu’il a joué au sein de l’extrême droite française. C’est surtout le portrait d’une époque.

Comment présenteriez vous François Duprat ?

Nicolas Lebourg : Né en 1940, assassiné par un attentat à la voiture piégée en 1978, c’est un personnage central de la reconstruction des extrêmes droites européennes après la débâcle des fascismes. Il se reconnaît lui-même comme néo-fasciste. C’est à la fois un réactionnaire obsédé par l’anticommunisme, et un révolutionnaire qui veut changer le monde. Il réinvente l’extrême droite à qui il impose des thèmes novateurs alors, comme l’antisionisme, le négationnisme, le rejet de l’immigration sur une base sociale. Cadre fondateur et dirigeant d’Occident, d’Ordre Nouveau, du Front National, entre autres, il a pourtant été exclu de chacun de ces mouvements à un moment de sa trajectoire. Son trajet personnel ne manque pourtant ni de logique ni de sens quant à ses contemporains, car la duplicité et la dualité que certains pointent chez lui sont aussi les nôtres. En effet, ces allers-retours entre subversion et contre-subversion, sa volonté de balayer l’Etat tout en travaillant volontiers avec l’essentiel de ses secteurs répressifs sont très révélateurs des rapports de la société française à sa démocratie et des jeux de la Guerre froide.

Joseph Beauregard : Cet homme est un jeu de poupées gigognes. C’est un intellectuel néofasciste et un enseignant plutôt de la pédagogie fustigée aujourd’hui comme soixante-huitarde, un commis voyageur des circuits internationaux de l’anticommunisme qui danse bien le rock’n'roll, un numéro deux du Front National qui offre un disque de Maxime Leforestier à sa nièce. Au travers de ses méandres, Duprat raconte quelque chose de vertigineux sur son époque. Il cherche à capitaliser sur toutes les formes de transgression. Nous avons interrogé plus de 130 témoins : les termes les plus récurrents chez eux, quelle que soit leur empathie pour lui, sont la « fascination » qu’il exerce, et la « perversité » qu’ils ressentent. Ils ne font pourtant pas montre d’un jugement moraliste, car l’homme échappe aux schémas ordinaires.

Qu’est-ce que le parcours de François Duprat révèle de son époque ?

Joseph Beauregard : Avec François Duprat on comprend la résurrection idéologique et organisationnelle des extrêmes droites. Comment durant les Trente glorieuses, de l’Épuration à l’élection de François Mitterrand, a couvé la résurrection d’une tendance politique qui paraissait avoir été balayée par l’Histoire. Et on voit bien que c’est une coproduction nationale. Duprat se faufile partout. Il prône la révolution et est accueilli discrètement à l’Hôtel Matignon. Il dit pis que pendre de la gauche, mais a un pied dans les milieux du financement occulte de la gauche non communiste.

Nicolas Lebourg : Il est quelqu’un de très adapté aux jeux à triple tiroirs avec double fond très typiques de la Guerre froide, mais en même temps c’est un homme qui rêve d’un héroïsme fantasmé à partir de la Seconde guerre mondiale au milieu de cette société des années 1960-1970 toujours plus matérialiste. Il se revendique d’une idéologie, le fascisme, qui correspond à « l’âge des masses », à l’ère industrielle et de l’Etat-Nation, alors que lui-même est dans « l’âge des marges », l’internationalisation du politique, les hybridations idéologiques. Il s’engage pour l’Algérie française mais devient très vite un admirateur du régime ba’thiste syrien et de l’essentiel des nationalismes arabes. Il montre bien à quel point le réel est structuré par ses contradictions internes. C’est d’ailleurs peut-être l’une des raisons pour lesquelles il agaçait tant de monde : avec lui il ne reste rien d’une catégorisation simpliste, malgré son discours ultra-radical, totalement clivant, le monde qui se dessine quand on le regarde apparaît en zones de gris.


En quoi ce personnage est-il actuel ?

duprat2.jpgNicolas Lebourg : Duprat a été à l’avant-garde de propositions politiques d’une importance cruciale aujourd’hui. La fusion de l’antisémitisme, de l’antisionisme, du négationnisme et du conspirationnisme est une offre idéologique à l’échelle mondiale désormais. Sa stratégie consistant à faire exploser les droites après leur avoir fait avaliser des thèmes de discrimination nationale, et ainsi relégitimer l’extrême droite, est-celle qui a permis le 21 avril 2002 et explique une bonne part de notre actualité politique.

Joseph Beauregard : C’est d’ailleurs lui l’inventeur de cette formule si souvent reprise par Jean-Marie Le Pen « l’électeur préfère toujours l’original à la copie ». Moins que théoricien, comme on le présente toujours, il est avant tout un tacticien très conscient que sa première force c’est la faiblesse morale de ses adversaires, leur enfermement dans un temps électoral court alors que les révolutionnaires tablent sur un temps long.

Il s’est passé trente-trois ans depuis l’attentat à la voiture piégé qui le visait. Les conditions de cette mort n’ont pas été éclaircies. Que faut-il en penser ?

Joseph Beauregard : D’emblée, évacuons une rumeur coriace : en aucun cas, comme il a souvent été dit, il n’y a pas eu d’enquête. La police, le juge d’instruction, ont fait leur devoir. Ils l’ont fait, c’est vrai, sans le soutien des services de renseignement qui auraient pu leur être utiles. Aujourd’hui, je regrette humblement que madame Alliot-Marie, lorsqu’elle était ministre de l’Intérieur, ait apposé son veto à la dérogation que nous avions obtenu d’accès aux archives sur l’assassinat. C’est conforme avec son refus en tant que ministre de la Justice de donner suite à la demande de la fille de Robert Boulin, ministre assassiné à la même période, de faire rouvrir cette autre enquête. Mais je crois que c’est regrettable pour notre démocratie. Pour notre part, nous avons repris toutes les hypothèses qui avaient été soulevées, publiquement ou non, et les avons étudiées sereinement. L’essentiel d’entre elles sont balayées par la démonstration logique et des aspects factuels.

Nicolas Lebourg : D’abord, malgré tous les fantasmes liés à cet assassinat, totalement hors norme par son mode opératoire dans la vie politique française, nous nous sommes refusés à tout sensationnalisme autour de cela. Pour une raison très simple : l’éthique. La veuve de François Duprat était une militante engagée, sur des idées qui ne sont pas les nôtres, mais elle mérite le respect. Nous ne nous imaginions pas faire montre de légèreté là-dessus, n’en déplaise au voyeurisme de notre époque. Ensuite, nous ne sommes pas investis d’une charge de police ou de justice, or pour qu’une démocratie fonctionne il faut qu’elle soit structurée… Néanmoins, pour que cette démocratie existe, qu’elle ne soit pas dans une dérive bureaucratique ou qu’elle ne devienne pas le théâtre d’ombres de dominants, il faut exercer une pression sur elle, il faut qu’il y ait une tension permanente. C’est pourquoi nous poursuivons toujours cette décision du ministre de l’Intérieur devant le Tribunal Administratif. C’est ce qui explique l’importance de travailler sur la vie et la mort de Duprat. Sans toutefois donc confondre les fonctions d’histoire du temps présent et d’enquête judiciaire. N’ayant ni les moyens ni la légitimité à refaire cette enquête, il était plus pertinent d’essayer de comprendre ce que cette mort occultée pouvait dire sur notre société et nos institutions. Notre pays était alors très tolérant avec les manques de tempérance et de transparence. Le manque d’émoi face à l’assassinat de Duprat et à l’échec de l’enquête sur son assassinat témoignent que le goût pour l’arbitraire et l’autoritaire dépasse amplement la zone de l’extrême droite radicale.

Votre webdocumentaire va être diffusé à parti du 8 avril, en même temps que devait sortir en librairie votre biographie de François Duprat

Joseph Beauregard : Ce « webdoc » n’est pas une adaptation du livre mais plus une histoire de l’extrême droite dont la figure de François Duprat est le fil rouge. Les deux objets sont complémentaires, l’un situant l’homme dans sa profondeur, l’autre correspondant à une critique politique de son action menée. Chaque élément correspond ainsi à sa propre logique et cela évite les « parasitages » entre ces deux démarches. Nous étions particulièrement soucieux de proposer un élément analysant un homme en mouvements dans son temps, sans jugement, et, d’une autre manière, d’assumer notre libre choix de la critique de son action et ses pensées.

Nicolas Lebourg : Au bout de cette longue enquête, le manuscrit et le webdocumentaire ont été validés à la réception par l’éditeur et les producteurs. Cependant le premier mars 2011, l’éditeur nous a fait savoir qu’il réorganisait son planning de parution. L’ouvrage serait renvoyé à janvier 2012. Lemonde.fr n’a pas souhaité surseoir à la diffusion du webdoc et l’a programmé à compter du 8 avril 18 heures.

Première parution : « François Duprat, une histoire d’allers-retours entre subversion et contre-subversion« , Droite(s) extrême(s) lemonde.fr, 7 avril 2011.

Dernière mise à jour : ( 14-04-2011 )
 

Les curieux candidats du FN aux cantonales

05-04-2011

Lorsque l'on examine attentivement les candidatures du F. Haine aux dernières cantonales nous nous posons quelques questions.

Leurs électeurs les connaissent-ils vraiment, ou le logo du FN à côté de la photo de Mlle Le Pen suffisent-elle hélàs à réaliser un score ?

En Haute-Normandie nous remarquons que c'est vraiment une affaire de famille : Clovis Gaillard (Valmont) et Jacques Gaillard  (*) (St Etienne du Rouvray), il y a même un Jean-Claude Gaillard (Mont Saint-Aignan) dont on ignore s'il y a un lien de parenté ou simplement de l'homonymie avec les deux précédents.

Nous trouvons aussi Anita Le Lièvre (Valmont) et Alain Le Lièvre (Londinières).

 Nous ne pouvons oublier Elisabeth Lalanne de Haut (Darnétal) et Jean-Claude Lalanne de Haut (Fécamp).

D'autres candidats ont aussi  des professions étonnantes dans leur canton: ainsi Patrick Lemaçon (Rouen 4) est agriculteur ce qui est assez surprenant lorsqu'on est candidat dans Rouen intra-muros bien urbanisé, quartier du Clos St Marc et de la Croix de Pierre. On sent bien qu'il connait les problèmes de la ville...

Thierry Légier ( St Valéry en Caux) est présenté comme chargé de mission ! En effet la mission dont il a la charge est "particulière" puisqu'il est le garde du corps (ou le porte-flingue, comme on veut) de JM Le Pen, alors pourquoi ne pas le dire aux électeurs ?

Et puis il y a d'autres candidats, dans d'autres départements que la Seine-maritime, où l'un âgé de 93 ans annonce clairement que s'il était élu il ne siègerait pas, une autre qui ne veut pas avoir sa photo sur l'affiche de crainte d' être reconnue, une autre aussi dont la profession est "escort-girl"... No comment...

gabriac.jpgLe plus intéressant est incontestablement Alexandre Gabriac, candidat FN en Isère, dont le site internet du Nouvel observateur publie une photo du jeune homme posant devant un drapeau à croix gammée de la Kriegsmarine, une main effectuant le salut nazi (à droite sur la photo). 

Le FN l'a suspendu en attendant sa comparution devant la "commission des conflits" du parti.

Précisons toutefois que ce charmant garçon, ancien partisan de Gollnish, ancien du groupuscule L'Oeuvre française, fut condamné en 2009 pour "apologie de crime contre l'humanité, injures à caractère raciste et violences volontaires" (le Canard Enchaîné du 30/03), et était membre du comité central du Front et conseiller régional FN en Rhône-Alpes.

On sent bien que ça dédiabolise avec Mlle Le Pen.

(*) Jacques Gaillard doit bien connaître la Seine-Maritime car il semblerait qu'il soit domicilié dans le département 33.

Dernière mise à jour : ( 05-04-2011 )
 

Quelques infos en direction des électeurs potentiels du FN

17-03-2011

le_rachinel2.jpg* Le FN privé de sa dotation annuelle.

On se souvient des démêlés tumultueux qui opposent l'ex-député européen Fernand Le Rachinel (qui a maintenant rejoint le Parti de la France de Carl Lang), ancien imprimeur du FN, et son ancien parti.

Il vient d'empocher pour la seconde année consécutive, une somme d'1,8 millions d'euros, en remboursement d'un prêt consenti au FN pour la présidentielle de 2007. Cette somme  correspond à la dotation annuelle versée par l' Etat au FN.

" Fin 2009 nous avions obtenu la saisie de cette subvention publique, pour les années 2010, 2011 et2012" rappelle Me Robert Apéry, avocat de Le Rachinel. " Le compte n'y est pas encore, puisque le Front me doit encore plus de 4 millions, mais je suis confiant, d'autant que le paquebot (siège parisien du parti) finira bien par être vendu" explique l' ancien compagnon de route de Le Pen.

* Candidat condamné.

Rififi en Eure-et-Loir, où l'UMP a révélé qu'un candidat du FN sur le canton de Thiron-Gardais, Yannick Lecointre, avait été mêlé à un trafic de cannabis en 2006 qui lui a valu d'être condamné, le 15 juillet 2010, pour transport, détention, acquisition, cession et emploi non autorisés de stupéfiants, à une peine d'emprisonnement de 15 mois dont 5 mois fermes.

Le candidat FN s'insurge contre le rappel de ce passé alors qu'il a purgé sa peine. Il n'a pas tort. On n'ose imaginer ce qu'il dirait si le FN était en mesure d'appliquer un programme qui promet aux trafiquants de drogue la peine...de mort.

* Marine Le Pen en bonne compagnie.

marine.jpgLa présidente du FN, Marine Le Pen, s'est rendue lundi dernier à Lampedusa, petite île à mi-chemin entre la Sicile et les côtes tunisiennes, et principal point d'arrivée des embarcations de migrants, de plus en plus nombreux depuis la chute de Ben Ali. Acceuillie par une manifestation antiraciste, et suivie par des dizaines de journalistes, elle a évidemment déclaré que l'Europe na pouvait pas accueillir ces migrants qui "demain pourraient se compter en centaines de milliers".

Mais, détail peu remarqué, elle était accompagnée du député européen de la Ligue du Nord, Mauro Borghezio, bien connu des italiens pour ses déclarations xénophobes outrancières et ses participations à des meetings néonazis en Allemagne...

Dernière mise à jour : ( 17-03-2011 )
 
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