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Toutes les affiches et tous les autocollants des fascistes de tout poil doivent être recouverts immédiatement dans notre région.
Cet autocollant est à votre disposition, vous pouvez le commander (au prix de 2 Euros les 50 exemplaires) aux adresses suivantes :
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Le bluff des Identitaires rouennais

02-06-2011
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Les identitaires de notre région plus connus sous le nom de "Vague normande" se sont mobilisés ces dernières semaines et ils doivent être bien fatigués... 

Après avoir collé et tagué la ville de Canteleu au sujet de l' agrandissement de la mosquée (sans grand succès, car recouverts peu de temps après par le collectif Rouen-antifa) tant il est vrai que l'islamophobie (moyen habile de camoufler la xénophobie) est bien l'une des priorités de leurs actions, les voilà revenus aux "fondamentaux" : l'identité normande.

Le 17 mai ils étaient une dizaine à vouloir rendre hommage à Rollon, à l'occasion de la restauration de la statue de celui-ci dans les jardins de l' hôtel de ville de Rouen.

Rappelons, pour les béotiens que nous sommes, que Rollon fut un chef viking
à l'origine de la création du duché de Normandie en 911.

Sans aucun doute nos "identitaires" sont bien en prise avec les problèmes d'aujourd'hui que sont le chômage, la précarité, la misère..

jeanne-h4.pngQuelques jours plus tard ces mêmes personnages, toujours en adéquation avec les péoccupations des français, revendiquent (sur leur site, car personne ne les a vu ailleurs...) une manifestation à une cinquantaine, disent-ils, de participants mais dont nous soupçonnons le renfort de militants bas-normands et picards, afin de rendre hommage à Jeanne la pucelle...

Toujours des problèmes d'actualité !

Suggestions : ils peuvent encore apparaître au château de Robert le Diable à Moulineaux, ou dans les grottes de Caumont ce qui serait sans nulle doute leur place naturelle. 

Pitoyable !

Quand oseront-ils enfin rendre publiques leurs apparitions afin que puissions venir  les encourager ?

Dernière mise à jour : ( 18-06-2011 )
 

Le FN veut faire la police dans les salles de classes et les journaux

01-06-2011

(Marine Turchi de Mediapart)

«Il y a ici ou là des personnes qui, parce qu'ils ont des leviers dans l'éducation nationale, ou autres, en profitent pour faire du bourrage de crâne. Ce professeur est très hostile au Front», comme «beaucoup de profs d'histoire en général. Je l'ai vécu moi-même au lycée!». Voilà comment  Steeve Briois, bras droit de Marine Le Pen et secrétaire général du FN, justifie la mise en cause par son parti d'un enseignant de Narbonne (Aude).

Le 24 mai, le responsable du FNJ, le mouvement des jeunes frontistes, a en effet publié une lettre envoyée au proviseur du lycée Diderot de Narbonne, dans laquelle il s'en prend à un professeur d'histoire membre de la CGT et par ailleurs ancien militant au Parti communiste.

 

La lettre publiée sur Nations Presse
La lettre publiée sur Nations Presse

Ce courrier a été diffusé largement sur les sites du Front national (le FN de l'Aude; Nations Presse, etc.) et assorti d'une Une de la revue Histoire sur les «crimes cachés du communisme». En ligne de mire du FN, un cours d'histoire de terminale dans lequel le professeur évoque la naissance de l'extrême droite française. Dans la lettre, Loïc Bouzat, le responsable local du FNJ, qui n'étudie pas dans ce lycée, explique écrire «suite à la sollicitation de plusieurs élèves de (l')établissement» et affirme avoir été «informé à plusieurs reprises» de propos tenus «diffamants et insultants à l'égard du Front national» tenus «durant ses cours». «Sous prétexte de contextes historiques, d'amalgames et de confusions, il diffuse une propagande politique, certes conforme avec ses engagements politiques, mais pas avec la réalité, ni avec son obligation de neutralité due à son métier», écrit-il, en demandant au proviseur d'«intervenir».

Contacté par Mediapart, Xavier Verdejo, le professeur, raconte: «C'était un cours sur la IVe et la Ve République dans lequel j'évoquais la montée des extrêmes, le poujadisme. J'ai expliqué le parcours de Jean-Marie Le Pen, son action durant la guerre d'Algérie, la création du FN, sa carrière de député. J'ai parlé du “détail de l'histoire” en reprenant sa citation exacte. Des choses classiques, tout à fait conformes au programme! Cela n'a déclenché aucune réaction durant le cours.»

Il en a, en revanche, déclenché dans les médias (l'affaire s'est retrouvée en Une des trois quotidiens locaux ici et ou encore) et surtout sur les sites du Front national et sur les réseaux sociaux du mouvement où «un torrent de haine» a été déversé, selon Xavier Verdejo. Bruno Gollnisch s'est emparé de l'affaire. Sur son blog, dans un billet intitulé «Sois jeune et tais-toi», l'ancien dauphin de Jean-Marie Le Pen dénonce un «lavage de cerveau» et s'en prend aux «professeurs roses-rouges-verts» qui ont mené «l'embrigadement des élèves en 2002, pendant l'entre deux tours de la présidentielle», ainsi qu'aux «petits kapos de la police de la pensée».

«L'école est bien évidemment un lieu de stricte neutralité politique où les “propos dégueulasses” sont bannis», écrit-il, assurant avoir reçu lui-même «de nombreux témoignages de parents d'élèves (...) faisant part des propos haineux véhiculés sur le Mouvement national par de nombreux enseignants», notamment lors des élections cantonales de mars.

Même discours du côté de la présidente du FN. «Les élèves de ce lycée ont été victimes de terrorisme intellectuel, explique son secrétaire général, Steeve Briois. Jusqu'à son dernier souffle on reprochera à Jean-Marie Le Pen cette histoire (Ndlr - le “détail de l'histoire”)! Dans ce cas, faisons le procès des pédophiles, des écrits de Daniel Cohn-Bendit ou de Frédéric Mitterrand, parlons de François Mitterrand et son ami René Bousquet!»

Que «votre scribouillard n'écrive plus sur le Front national»

«Je n'allais pas traverstir l'histoire du FN pour leur faire plaisir!», rétorque Xavier Verdejo qui dénonce une «tentative d'intimidation du FN» et note que c'est «à sa connaissance la première fois qu'un parti politique fait irruption dans une salle de classe.» Le professeur a reçu le soutien de nombreux collègues, ainsi que d'historiens comme Jacques Giraud et Rémy Pech. Dans un email de soutien que s'est procuré Mediapart, celui-ci se dit «prêt à dégainer» «s'il faut prendre des initiatives publiques».

Le 27 mai, tous les élèves de la classe en question ont, à leur propre initiative, rédigé une lettre de soutien à leur professeur (ci-dessous – pour respecter l'anonymat des élèves, leurs signatures ont été retirées):

 

La lettre de soutien des élèves.
La lettre de soutien des élèves.

Le proviseur du lycée a vivement défendu l'enseignant, «un homme apprécié et attentif, profondément humain et toujours présent dans les moments durs», «soutenu par l’ensemble de ses collègues». Il a également rappelé que son établissement «s'inscrit pleinement dans les règles qui régissent le service public d'éducation, principes de neutralité et de laïcité». Xavier Verdejo a consulté son avocat le 26 mai pour entamer une procédure et compte «porter plainte»

 

Côté FN, la consigne est passée localement de ne «pas communiquer là-dessus». «On attend la fin du bac», explique à Mediapart Robert Morio, le secrétaire départemental du FN (et conseiller régional frontiste), affirmant que «des pressions ont été exercées sur les élèves». «Je ne suis pas sûr qu'il fasse l'unanimité», assure-t-il.

 

La lettre envoyée à la Dépêche du Midi.
La lettre envoyée à la Dépêche du Midi.

Ce n'est pas la première fois que le FN local intervient pour s'en prendre à des propos qui ne lui ont pas plu. Le 23 février 2010, lors de la campagne des régionales, Robert Morio avait demandé que Joël Ruiz, journaliste à La Dépêche du Midi, à Carcassonne, «n'écrive plus sur le Front national, ni sur (lui), et n'assiste plus à (ses) conférences de presse», le traitant de «scribouillard».

«Votre journaliste, loin de toute indépendance et du désir d'informer, commente, interprète et réécrit mon communiqué, m'insultant, me dénigrant, exprimant ses fantasmes politiques», écrivait-il dans une lettre adressée au rédacteur en chef du journal, rappelant qu'il était «un élu de la République».

Le journaliste affirme à Mediapart qu'un membre de la garde rapprochée de Robert Morio s'est présenté «à la rédaction» pour l'identifier physiquement. Ce que nie le conseiller régional frontiste, qui reconnaît en revanche avoir écrit à son rédacteur en chef car «ce journaliste fait preuve d'insultes et d'irrespect». «S'il venait à l'une de nos conférences de presse, on lui interdirait l'accès, explique-t-il. Nous publions des communiqués qui sont déformés ou non repris dans la presse. Il m'arrive fréquemment d'écrire aux rédacteurs en chef. En janvier, j'ai écrit à celui du Midi Libre car il avait envoyé un journaliste à notre conférence de presse sur le bilan du congrès de Tours et ils n'ont pas fait d'article!»

Une pratique cautionnée du côté de Marine Le Pen. «Certains comportements de journalistes peuvent déclencher cela, justifie Steeve Briois. Moi, je connais des journalistes, par exemple à Fourmies (Nord-Pas-de-Calais), que je ne ferai pas entrer dans mes conférences de presse parce qu'on a des contentieux avec eux». Même si, reconnaît-il au sujet du cas de l'Aude, «à chaud il arrive que cela dérape».

 

 

Dernière mise à jour : ( 01-06-2011 )
 

1er mai : un militant antifasciste dans le cortège FN raconte

03-05-2011

1ermai.1304269819.jpg(Trouvé dans les Inrocks)

Au défilé du FN, il y a des frontistes, mais pas que. Des militants d'extrême-gauche se glissent dans la manif pour soutirer des infos et à l'occasion nous raconter leur journée. L'un d'entre eux a passé un 1er mai undercover sous le pseudo de Sacha Iskander. 

En laissant traîner mes oreilles, j’ai entendu un tas de choses dithyrambiques sur Marine Le Pen : “elle est belle”, “on est tous amoureux d’elle”. Elle vivait son premier défilé de présidente du Front national et le dernier avant la présidentielle.

Elle avait prévenu qu’elle ne voulait pas voir de skinheads, mais son opération nettoyage, c’est du flan. Pour l’habillage, il faut montrer que le FN est un parti respectable, raisonnable, “un parti comme les autres”, mais Marine Le Pen a besoin de garder des liens avec l’extrême-droite radicale. Elle en est prisonnière et complice. Une élection se gagne aussi avec des gens qui collent des affiches, vont sur le terrain, occupent la rue.

Piocher les infos au plus près

Ma première fois, c’était en novembre 2006, à la fête des Bleu-blanc-rouge. Forcément, on surveille leur presse, leurs sites, mais le but est de piocher des infos au plus près : voir s’il y a du monde, jauger les groupuscules, les familles politiques en présence, qui ils mettent en avant. On y va pour récupérer du matos, faire parler des gens le plus possible. Une fois à l’intérieur, c’est open bar, tu fais partie de la famille.

Je me construis un personnage, jusqu’à présent jamais découvert. Lunettes de soleil, petit sweat, look passe-partout, rien de trop identifiable. Il faut apparaître le plus neutre possible parce qu’il y aura de tout : du MST (mocassin / serre-tête), du T-shirt Stooges et cheveux longs, jusqu’au crâne rasé à blanc. On doit se fondre dans le cortège, d’autant qu’on va en sortir, se mettre sur le côté, retourner avec d’autres groupes : il faut pouvoir se balader partout. Quand on repère un autre militant antifasciste, évidemment, on ne le connaît pas...

J’ai croisé Farid Smahi, exclu de la direction au dernier congrès du FN. D’habitude c’est costard et cortège présidentiel ; là blouson en jean, esseulé et la larme à l’oeil. Même s’il garde sa carte de militant, il a perdu sa place. Marine Le Pen était acclamée : “présidente”. Jean-Marie Le Pen : “président”. Bruno Gollnisch, lui, passait presque inaperçu avec trois mecs du DPS (le service d'ordre du FN). La bataille est finie, on rentre dans le rang.

“Le social, c’est le Front national”

Le 1er mai c’est la fête du militant FN : presque leur seule manif dans l’année. Il devait y avoir 3000 personnes. Un gros cortège présidentiel avec beaucoup plus de journalistes que d’habitude et le service d’ordre en costard, très virulent quand ils devenaient envahissants. Sollicités par le DPS, quelques radicaux sont venus renforcer le carré de tête.

Ensuite le cortège du Front national jeunesse, qui distribuait un T-shirt gratuit avec un flashcode pour iPhone. Tous les moins de trente ans étaient appelés à le rejoindre. Puis venait le Nord-Pas-de-Calais, le plus gros effectif des fédérations régionales. Annie Lemahieu, la virée de FO, trônait en tête avec une pancarte “exclue par mon syndicat”.

A part elle, la fanfaronnade sur les syndicats et les travailleurs tombait un peu à plat. On attendait un cortège spécifiquement syndical : rien qu'une pauvre banderole portée par Fabien Engelmann, (exclu de la CGT) et Thierry Gourlot de la CFTC.

A noter toutefois, la présence de plus de slogans axés sur la question sociale, peu utilisés auparavant : “le social c’est le Front national”, “la France aux travailleurs”, en plus des classiques “Français réveille toi, tu es ici chez toi” ou “Bleu blanc rouge, la France aux Français”.

Je me balade beaucoup, je trouve un moyen d’engager la conversation sur un vêtement, un sigle, un petit événement. Ça me permet de passer le temps en compagnie de quelqu’un, de discuter. Il ne faut pas seulement poser des questions, mais aussi montrer qu’on est curieux et qu’on connaît des trucs. Mais pas trop, sinon ça fait le mec expert qu’on ne connaît de nulle part.

Les skins s’étalaient un peu partout, bien lookés. On reconnaissait les marques habituelles : du Fred Perry, du Lonsdale, du Harrington, jean serré Adidas aux pieds, deux-trois treillis, des tatouages, et quelques boucles de ceinture 88 ou croix celtiques, que le DPS allait demander discrètement de cacher sous les T-shirts. Le FN veut garder ces petits jeunes sous la main, sinon ils pourraient ne pas voter.

On sentait de l’espoir : “ça va venir”, “les gens en ont marre”. Ils ont 2012 en tête. “On sera peut-être pas premiers du second tour, mais on y sera et on gagnera en 2017.” Seul le FN était visible ; les membres d’autres groupes respectent la tête de gondole électorale et se rattraperont au 9 mai.

J’ai aperçu le Mouvement d’action sociale (groupuscule partisan de la mouvance autonome et enracinée), Serge Ayoub, le GUD en blouson de cuir et lunettes noires, des militants du Parti solidaire français. Mais ils ne distribuaient pas de tracts et n’affichaient pas leur appartenance.

J’ai écouté les dix premières minutes du discours, après je devais partir. Il est important de réussir sa sortie, sans se faire repérer ni pister. On me dévisageait un peu plus que les années précédentes. Comme tout le monde est massé et qu’il y a un peu de passage à cause du Louvre, j’en profite pour me barrer en douce. Il y a eu pas mal de violences contre des militants dernièrement : des tabassages, des portes défoncées, un cocktail molotov sur un local...

Espionnage et contre-espionnage

Je vois ce genre d’opérations comme l’espionnage de mes ennemis politiques les plus chers. Je n’ai aucune sympathie pour les cadres, pour les idéologues. Par contre, je me suis déjà senti en empathie avec le public, dans un meeting à Hénin-Beaumont. Une empathie sociale. Marine Le Pen a ému la salle entière sur ces usines fermées et transformées en lofts pour bobos “qui veulent faire peuple”. On sentait une fierté ouvrière incroyable, qui frissonnait de plaisir en écoutant cette fille de milliardaire.

Ces gens-là ont raison d’être en colère et d’en vouloir à plusieurs dizaines d’années de politique antisociale. Sauf qu’ils se trompent de colère, se trompent d’ennemi, et se font berner. Ça me fait mal au coeur de voir ma classe sociale se faire berner. Je ne peux pas dire “les gens qui votent FN sont des cons”, ce serait trop simple. Il ne faudrait pas leur parler ? On fait quoi, on les extermine ? Si j’y vais, c’est aussi pour comprendre pourquoi ça marche.

Cette année, les cortèges régionaux avaient plus de gueule. Pas un défilé de déambulateurs, plus divers en terme d’âges et de catégories sociales. Je ne sais pas dans quelle mesure il s’agit de nouveaux adhérents ou d’anciens remobilisés. J’ai rencontré une petite vieille BCBG qui me disait venir pour la première fois, prendre la température alors qu’elle votait UMP. Si Sarkozy a bien réussi à siphonner le FN en 2007, il rate son coup cette fois-ci.

En dépit du ripolinage, le fond programmatique du Front national reste le même : un parti antisocial, de droite révolutionnaire, qui nécessite une vigilance antifasciste permanente. Depuis 2002, clairement, on assiste à une banalisation du racisme, avec tout un travail de pollution lexicale. Assez peu de forces du mouvement social intègrent la dimension antifasciste dans leur militantisme, malgré un renouveau de la prise de conscience du danger ces derniers temps.

“Le racisme c’est pas bien” à la SOS Racisme a marché pour mobiliser, mais politiquement c’est un échec. S’appuyer sur le droit à la différence a ouvert la voie au différentialisme de la Nouvelle droite. Il faut repolitiser : les réponses doivent être politiques pour battre en brèche la préférence nationale et revendiquer de nouveau l'égalité des droits.

Chaque fois que je me retrouve dans une initiative d’extrême-droite, je me demande dans quelle mesure je m’habitue à ce discours. En fait je ne m’y fais pas, mais je suis blindé. Dans un cortège où tout le monde le fait, je dois crier “Marine présidente”, même si ça m’écorche les lèvres.

A d’autres endroits, tu as envie de vomir. Mais même face à un vrai négationniste, qui t’explique que Auschwitz c’est pas possible, tu dois rester le plus neutre possible. Les fachos viennent aussi aux réunions et manifs antifascistes, on fait de l’espionnage et du contre-espionnage. C’est de bonne guerre.

Sacha Iskander

 

Dernière mise à jour : ( 03-05-2011 )
 
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