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03-06-2008 |
Manifestation d´un groupuscule d´extrême-droite en marge des fêtes Jeanne d'Arc à Rouen
Vendredi 30 mai 2008, vers 20h, ils sont une quarantaine de fachos en bombers et crânes rasés à commémorer Jeanne d'Arc, portant banderoles et flambeaux, devant le supposé bucher de la pucelle, place du vieux marché, à Rouen...
Ils sont encadrés par quelques forces de police car, semble-t-il, la manifestation est déclarée en préfecture. Après le sermon d'un prêtre acquis à la cause, ils réclament "la fin de la séparation de l'église et de l'état", dénoncent "le mondialisme" et disent "défendre l'identité nationale". Merci pour les slogans débiles ! Une fois de plus, c'est une action musclée des fachos qui ont certes réussi à intimider par leur présence quelques passants mais dont l'action restera heureusement sans aucune portée politique.
Déjà, depuis quelques années, apparaissaient dans les rues de Rouen des autocollants au graphisme efficace et au slogans lapidaires "contre le racisme anti-blanc" ou "face à la racaille, tu n'es plus seul", signés "Jeunesses Identitaires". Plus récemment des pochoirs bombés à la-va-vite "Zone identitaire" sont venus fleurir le bas des murs dans les ruelles qui sentent la pisse.
Ces mêmes militants avaient déjà fait une tentative d'apparition le 9 mars dernier, soir des résultats des dernières élections municipales. Une dizaine d'entre eux avaient alors tenté de perturber la proclamation de la victoire du PS aux cris étranges de "Le Kosovo, c'est la Serbie"... Leur action, ridicule, était cette fois aussi passé presque inaperçue (voir notre article Actualités régionales en date du 24/03/08 : "Forts en geule...").
S'ils déploient tant d'effort pour se montrer à Rouen, c'est que cela fait des années qu'ils essayent en vain de s'y implanter. Ils ont créé le site internet d'une section de leur organisation à Rouen mais s'ils ont réussi à être quarante lors de cette dernière démonstration, c'est seulement grâce au renforts de nombreux militants parisiens et lillois, venus nombreux pour soutenir leurs petits camarades rouennais.
Sans parler d'eux plus que nécessaire, montrons leur que les fachos et skins en tout genre ne sont pas bienvenus et ne laissons pas leurs slogans et autocollants pourris sur nos murs !
Dans la presse locale : Paris Normandie, édition de Rouen datée du 3 juin 2008, "rubrique canard à la rouennaise", page 8
Un bref rappel sur les Jeunesses Identitaires : c'est une organisation d'extrême droite, plus à droite que le FN lui même. Constituée juste après la dissolution d'Unité Radicale et avec la plupart de ses militants. (Pour rappel, Unité radicale c'était l'organisation aujourd'hui dissoute à laquelle appartenait le jeune Maxime Brunerie, tireur qui tenta de tuer Chirac lors d'un défilé du 14 juillet). Les effectifs des identitaires sont très réduits ainsi que la portée politique de leurs actions cependant ils sont très actifs sur internet, et dans la rue, ils n'hésitent pas à recourir à la violence en toute occasion contre leurs détracteurs. C'est certainement le seul risque qu'ils représentent aujourd'hui. Ce groupuscule qui se dit nationaliste révolutionnaire survit principalement de ses activités avec quelques groupes de "musique" acquis à la cause et trouve des renforts dans le milieu des supporters de foot "ultra"...
(Article paru chez nos amis de Rouen alternatif.com)
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Dernière mise à jour : ( 25-06-2008 )
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"Résistances au féminin" sous l'occupation en Normandie : un livre à acheter |
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06-02-2008 |
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Dans les années 1930, les femmes ne sont pas encore reconnues par la société commes des citoyennes à part entière. Pourtant, lorsque les nazis occupent la Normandie en 1940, elles sont nombreuses à refuser l'oppression et à s'engager dans la résistance. Le renseignement et la fonction de "boîte aux lettres", l'aide aux pilotes alliés et aux familles juives, le sabotage ou encore la propagande deviennent leur quotidien.
Certaines d'entre elles sont arrêtées, emprisonnées, torturées, déportées : quelques unes ont survécu à ces persécutions. Souvent ignorées dans l'euphorie de la libération, beaucoup ont néanmoins choisi de s'investir dans la société en faisant valoir de nouveaux droits durement acquis. Et pour ne ne pas oublier leurs camarades disparues, ces femmes ont créé des associations de mémoire.
Les élèves du collége d'Evrecy se proposent de reconstituer les itinéraires de nombre d'entre elles, grâce aux dialogues instaurés avec des témoins et en s'appuyant sur des documents précieusement collectés. Ils veulent ainsi rendre hommage à ces normandes qui ont combattu pour notre liberté.
Le livre est en vente depuis le 13 juin au prix de 22 €
Le commander aux Editions Cahiers du Temps BP 25 14390 Cabourg (tél: 02 31 91 83 80) site : www.cahiersdutemps.com
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Dernière mise à jour : ( 21-06-2008 )
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Un groupuscule fasciste appelle à commémorer le 6 février 1934 |
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22-01-2008 |
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Que s'est-il passé le 6 février 34 ?
Alors que les classes moyennnes françaises, soutiens habituels de la République, ont été également touchées par la crise économique et sociale issue de la dépression de 1929, le pouvoir est incapable d'apporter des solutions politiques et est, de surcroît, mêlé à une série de scandales politico-financiers : affaire Hanau, affaire Oustric, affaire Stavisky...
Il n'en fallait pas plus pour que l'extrême droite exploite alors ses thèmes habituels : antiparlementarisme, xénophobie, antisémitisme...
A la suite du limogeage du préfet Chiappe (fort clément à l'égard des milices fascistes...) le 6 février, les ligues d'extrême droite appellent à manifester. Les plus connues sont l'Action française de Pujo et Maurras, Les Camelots du Roi, Les Jeunesses patriotes de Pierre Taittinger, Solidarité française de Francois Coty, le francisme de Marcel Bucard et les Croix de feu du colonel de la Rocque...
De violents affrontements avec la police, place de la Concorde, feront 17 morts et de nombreux blessés.
Pour l'extrême droite le 6 février 34 représentera toujours une occasion manquée de renverser le régime...leur revanche ne viendra que quelques années plus tard avec Pétain.
Pour commémorer cet anniversaire, un groupuscule fasciste qui s'intitule "Renouveau français" appelle à manifester à Paris le 6 février 2008 près de l'Assemblée Nationale
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Dernière mise à jour : ( 24-01-2008 )
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